Trouver l'angle d'attaque pour démarrer une chronique,
voilà une question récurrente
Pour HANDLE
CARE, j'ai beau retourner ça dans tous les sens, c'est
le mot " Guitare " qui s'impose à moi comme un
néon rouge dans mon esprit. Sans minimiser les autres instruments
ou le chant, sans passer à côté d'autres éléments
positifs comme le sens de la compo qui fait mouche, c'est vraiment
la six-cordes en-veux-tu-en-voilà qui a été
la clé d'entrée pour cet E.P. de six titres. Du
riff en pagaille et ciselé, des soli généreux,
les amoureux de l'instrument-roi du Hard Rock devraient y trouver
leur compte.
Les
premiers pas de ce groupe, qui se réduit sur ce premier
essai à seulement deux musiciens ; Mike tenant cette
fameuse guitare et Snake derrière le micro et assurant
les autres instruments, jouent la carte d'un Hard Rock N' Roll
puisant ses racines et influences dans un passé glorieux
où les riffs n'étaient pas encore synonymes de
simples power-chords survitaminés et boostés uniquement
pas un " gros son ". Non, des riffs old-school, construits,
évoluant, mémorisables et qui constituent l'épine
dorsale des compositions. Quant aux soli, leur son, le phrasé
évoquent des légendes faisant rimer Rock et Jack
Daniels comme Angus, Joe PERRY
Difficile
de ne pas effectuer un track-by-track avec un disque contenant
6 titres. J'avoue une nette préférence pour la
première moitié avec un Rockstar qui remplit
à merveille la fonction de tube. Rien que le titre donne
envie et son refrain particulièrement efficace vous l'imprimera
définitivement après une seule écoute.
Mais c'est Closer qui est selon moi le meilleur atout
de ce disque (et les lampées généreuses
d'harmonica tenu par Roland PIERREHUMBERT de SIDEBURN y contribuent).
Très bien pensé et construit, ce titre lorgne
vers le classique que le groupe conservera dans sa set-list
peu importe les années de service au compteur. Les deux
morceaux cités ont également en commun un solo
foutrement efficace et lançant à merveille le
retour du refrain.
Pour
Borderline et The Book Of My life (appuyé
par un riff un peu Funkysant du plus bel effet), je regrette
une absence de ligne directrice, de fil rouge bref l'ingrédient
pas toujours facile à cuisiner permettant à une
chanson d'avoir une certaine homogénéité.
J'ai plus l'impression d'être en face d'un patchwork de
différentes parties, certes intéressantes et maîtrisées
mais qui assemblées, ne permettent pas cette appropriation
menant à l'addiction. Il faut noter que pour ces morceaux,
et n'y voyez aucune causalité avec mes légères
critiques précédentes, le parolier est bien connu
dans nos contrées et n'est autre qu'un certain JoeHell.
Enfin,
placé habilement et judicieusement en fin de disque,
Everlasting Friendship introduit une couleur plus mélancolique
et calme en traitant, sous la forme d'une longue mais jamais
ennuyeuse ballade, une thématique assez triste, la volatilité
des relations humaines et notamment amicales. La mélodie
est particulièrement accrocheuse et justifie une durée
qui n'a rien de radiophonique.
Avis
général très prometteur donc pour une première
sortie avec, si les principaux intéressés me le
permettent, des axes d'amélioration possibles. Tenter
de reproduire sur les futurs titres, ce potentiel " catchy
" qui figure indéniablement sur les 3 premières
chansons, profiter au mieux de l'arrivée des musiciens
supplémentaires pour enrichir encore leur musique de
points de vue différents et bien sûr, essayer de
bénéficier d'une production plus aboutie même
si pour ce premier essai, elle s'avère tout à
fait suffisante.
Mon
tout agrémenté de nombreux concerts pour reproduire
live un style de zique qui ne demande que ça ; être
jouée et écoutée par un public, si possible
nombreux, forcément conquis par un Hard Rock N' Roll
particulièrement communicatif.
Pour
conclure cette chronique, je vous incite et invite à
visiter leur MySpace proposant le clip de Closer ainsi
que les paroles des chansons (mention spéciale à
celles de Rockstar et surtout de Closer).
Frank
- 27.10.2011