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On
peut dire que Glenn Hughes change de style à chaque album
et avec Addiction, il prend le contre-pied total de Feel, un album
très orienté soul-funk mais trop FM ce qui en a
fait de la soupe. Contrairement à From now on... et Feel,
il n'y a pas la moindre trace de tentative commerciale sur Addiction
et c'est pas moi qui m'en plaindrait. Addiction dévoile
Glenn Hughes sous un visage qui nous était inconnu, à
travers une musique très sombre, presque dépressive
par moments. Le chant de Glenn Hughes n'a jamais été
aussi agressif ou triste en fonction de l'ambiance qui n'est pas
vraiment à la fête.
Même les titres les plus groovy comme Madelaine et I'm not
your slave ne sont pas joyeux pour autant.
Les
claviers sont également en retrait et confirment l'orientation
très hard prise avec des riffs parfois très heavy
et contemporain (enfin ce n'est pas du Ozzy non plus heureusement)
qui se marient à merveille avec les mélodies omniprésentes
de Glenn Hughes (Death of me, Addiction).
Les chansons les plus calmes sont également dignes d'intérêt
comme la (trop) longue ballade I don't want to live that way again
d'une noirceur éprouvante, on n'en ressort pas indemne,
le superbe Blue Jade au tempo bluesy et posé ou l'atmosphérique
Talk about it d'une beauté à toute épreuve.
C'est bien connu, chaque artiste écrit ses meilleures oeuvres
lorsqu'il se trouve dans une situation personnelle difficile et
cette "théorie" se confirme encore une fois avec
Addiction qui est un de mes Glenn Hughes favoris.
David - 07/05/2003
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