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Par
rapport au 1er volume de "Use your illusion", le volume
2 est nettement plus aventureux, mais aussi moins foncièrement
hard. Il lorgne parfois du côté des sphères
progressives("Coma", sur le volume 1, avait préparé
le terrain), avec 4 titres(sur 14) dépassant la barre des
6 minutes. D'ailleurs, il devient plus aisé de comprendre
pourquoi "UYI2" est l'album de Guns N'Roses préféré
de certains fans de Pink Floyd ou Dream Theater.
Ceci dit, le titre-phare de cet opus est "You could be mine",
qui figurait sur la B.O de "Terminator 2". Ce morceau
qui flirte avec le heavy-metal est devenu un hymne en puissance
pour bon nombre de headbangers."Knockin' on heaven's door",
un tube de Bob Dylan, a été revisité à
la sauce électrique par les Gunners et, parmi les titres
de premier choix, on mentionnera "Civil war", qui alterne
passages calmes à la guitare acoustique et moments plus
rock et dont les textes sont très engagés; la ballade
bluesy "Yesterdays"; des compos typiquement Hard US
comme "Pretty tied up" et "14 years"(chanté
par Izzy); des titres rebelles et pêchus tels "Get
in the ring", "Shotgun blues sur lesquels le groupe
laisse s'exprimer son penchant pour les réglements de compte.
"Estranged" est une composition que ne renierait pas
Dream Theater pour ses côtés épiques, progressifs
et son ambiance mélancolique. Quand à "Breakdown",
il débute calmement avec du banjo countrysant avant de
basculer dans un déluge de riffs rock n'roll pour s'achever
en arc-en-ciel avec ses notes finales de piano.En revanche, la
version alternative de "Don't cry" n'a rien de transcendant;
tandis que l'immonde "My world" et ses sonorités
electro-indus cloture "UYI2" en laissant un goût
d'inachevé.
Comme le précédent volume, le n°2 contient des
titres de quanlité et nul doute que si GN'R avait sélectionné
les tout meilleurs titres sur un seul CD, on aurait pu avoir un
album presque aussi géant que "Appetite..." Trendkill
- 30/01/2003 |