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J'ai déjà
croisé le chemin de GOTTHARD à plusieurs
reprises sans réellement l'explorer ; à travers
différents albums studios mais du matériel live
également. Et à chaque fois, ce groupe ne m'inspira
qu'un respect poli. Aucune critique véritable si ce n'est
une facette Hard Mélodique légèrement trop
prononcée pour coller parfaitement à mes goûts.
Très proche de mes domaines de prédilection, GOTTHARD
est pourtant juste à la marge de mes styles fétiches.
Ce nouvel album , Need To Believe, m'apporte sur un plateau
l'occasion de remédier à ces rendez-vous ratés
de peu en me forçant à des écoutes attentives.
Et puis, le titre de l'album m'a semblé être un bon
présage pour cette nouvelle rencontre
L'avantage de ce manque de connaissances " Gotthardiennes
" sera de proposer des oreilles assez neuves à leur
musique et ainsi les ballades de cet album se seront pas pour
moi les 43 et 44èmes de leur répertoire. En revanche,
ne comptez pas sur moi pour une mise en perspective de ce Need
To Believe par rapport à une discographie déjà
conséquente.
Eliminons d'entrée les considérations les plus objectives
d'une chronique en précisant sans surprise que la qualité
et la solidité des zicos sont évidentes. Du chanteur
Steve LEE aux guitares tenues par Leo LEONI, les
figures de proue habituelles d'un groupe de Hard, les moindres
tentatives de reproche sont tuées dans l'uf par une
maîtrise indéniable. La section rythmique ne constituant
pas un bémol dans ce constat élogieux, je serai
bien en peine d'émettre la moindre critique quant aux qualités
intrinsèques de Need To Believe.
Qu'en est-il de la saveur même d'un disque, l'élément
fondamental reposant sur la qualité des compos ? Entre
un opening-track convaincant (Shangri-La) même
si peinant à démarrer avec son intro longuette et
d'autres titres retenant à la première écoute
mon attention (I Know You Know, Rebel Soul, I Don't Mind
),
je trouve dans cet album une homogénéité
intéressante. Surtout, la réputation qui accompagne
GOTTHARD (parfois un peu mou du genou avec une tendance
marquée à la ballade) ne me saute pas aux oreilles.
Need To Believe délivre un niveau d'énergie
que je considère largement acceptable. En parlant de ballades,
Don't Let Me Know est certes convenue mais pas
désagréable pour qui ne connaissant pas l'historique
du groupe dans ce domaine.
En espionnant les vrais fans de GOTTHARD sur le net, j'ai
pu lire des avis très divers allant de la simple répétition
moins inspirée des précédents disques à
une très bonne moisson, des analogies avec certains autres
groupes (notamment AC/DC avec I Don't Mind
et Speed Of Light)
Pour ce premier titre,
si le riff plus gras, immédiat et Rock N' Roll que les
autres titres rappellent évidemment la bande d'Angus ou
GREAT WHITE, nous ne sommes pas dans le plagiat et j'avoue
que d'autres titres épurés comme celui-là
m'auraient plu. En revanche, une facette inattendue du groupe
retiendra mon attention, ce côté Classic Rock et
plus précisément DEEP PURPLE qui plane ça
et là. Pas au niveau des mélodies mais des arrangements,
breaks qui rappellent le Pourpre Profond. Shangri-La,
entre autres, aurait pu figurer sur le Battle Rages On.
Malheureusement pour moi, sauf en de rares exceptions, je ne peux
pas adhérer totalement à cet album. Il manque un
grain d'originalité et de folie indispensable pour moi
quand il s'agit d'un style qui n'est pas totalement dans mes registres
habituels. Toujours cette facette Hard Mélo qui, sans me
gêner vraiment, me rend assez hermétique sur la durée.
Pour la note, passage obligé et imposé par les labels,
je vais me réfugier derrière cette pratique astucieuse
qu'est la moyenne ; entre un 90 bien mérité pour
l'exécution et un 70 bien assumé pour mon ressenti,
je vous laisse poser l'addition et diviser par deux
Frank - 23.09.2009
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