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Fraîchement
signé chez Frontiers, Aldo Giuntini nous propose cette
année le troisième volet de son Giuntini Project.
Déjà ? Oui et non, puisque depuis la sortie du premier
opus, quatorze années se sont déjà écoulées.
L'homme a toujours pris le temps de soigner ses albums, et c'est
encore une fois le cas ici.
Giuntini n'est pas vraiment un débutant. Excellent guitariste
italien, il se fait un nom au début des années en
80 au sein d'un groupe de rock progressif, Cryin' Earth, avant
de créer ensuite Sky Drivers. Mais rien à faire,
afin de développer au mieux ses idées, il se rend
vite compte que la solution idéale est de créer
son propore projet solo. Son association avec Dario Mollo, excellent
producteur et guitariste, donnera finalement naissance au premier
album solo de Giuntini, "Giuntini Project I". Afin de
rendre le tout plus international, un chanteur anglais est engagé
en la personne de Charles Bowyer, et l'album voit le jour en 92.
Le deuxième opus verra lui le jour en 95. Musicalement,
la recette est sensiblement la même. Par contre, au niveau
du line-up, ce "Giuntini Project II" nous propose un
changement de taille, puisque Tony Martin, impressionné
par les démos de Giuntini, décide de se joindre
au projet. Martin n'est pas à proprement parler un inconnu,
puisqu'il officia au sein de Black Sabbath, rien que ca. L'album
est salué par la critique, et reconnu sur la scène
internationale.
On ne change pas une équipe qui gagne, c'est bien connu,
et plus de onze années plus tard, on retrouve la paire
Giuntini / Martin sur ce troisième volet. Et une fois encore,
le résultat est à la hauteur de l'attente.
L'album s'ouvre sur les speedés "Gold Digger"
et "Not Connected", qui débutent les hostilités
de bien belle manière. A peine le temps de souffler que
déboule l'excellent "Que Es La Vida", sans doute
un des meilleurs morceaux de Giuntini. L'influence de Black Sabbath
est assez présente, on pense aussi à Dio. Ce qui
sera également le cas sur des morceaux comme "Mourning
Star" ou "The Closet Thing To Heaven", le tout
alternant entre heavy plombé et speed metal. Le jeu de
guitare de Giuntini est reconnaisable, et le bougre sait y faire,
pas de doutes. Pas étonnant quand on sait ques ses influences
vont de Vivian Campbell à Yngwie Malmsteen, en passant
par Edward Van Halen ou John Norum. Ecoutez simplement l'instrumental
"Memories In The Sand", et vous m'en direz des nouvelles.
Tony Martin, lui, assure toujours autant derrière le micro,
superbe voix, vraiment.
En fin de compte, et malgré une attente longue de onze
ans, ce troisième volet du Giuntini Project n'apporte rien
de spécialement neuf, mais ne pourra pas decevoir non plus
les amateurs des deux précédents albums. Un bon
album de heavy donc, soigné et varié, qui ne fait
que renforcer tout le bien que l'on pensait déjà
de cet excellent guitariste. Dreamhunter4
- 05.04.2006
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