Les
donjons se dessinent à l'horizon, les forêts semblent
regorger d'animaux fabuleux et pourtant peu inquiétants...
La magie est sensible dans l'air.
L'album de FREEDOM CALL pose un décor
qui est désormais familier aux fans. Mélange de
mélodies somptueuses, de choeurs, de chevauchées
échevelées à la double pédale et
de guitares afutées...
Pour Dimensions, les Allemands ne dérogent
pas à leur règle. 12 titres qui s'enchaînent,
impeccables. Ils nous offrent un superbe voyage dans leur monde
où semble régner l'harmonie. D'ailleurs,
le sentiment qui domine à l'écoute de l'album
est un entrain irrésistible, très joyeux.
Je dis bien que l'harmonie semble régner, car en écoutant
les paroles, on s'aperçoit que leurs préoccupations
sont bel et bien terrestres, solidement ancrées dans
l'actualité du XXI° siècle... Les relations
humaines, la sauvegarde du patrimoine naturel, l'attachement
obsessionnel aux choses matérielles...
Tout cela est parfaitement orchestré. Il faut dire que
nous avons affaire à de très bons pros qui maîtrisent
parfaitement leur sujet. Des instrumentistes de haut vol, menés
par un Chris BAY particulièrement en forme.
OK, me direz vous, rien de révolutionnaire dans cet album,
c'est du FREEDOM CALL. Certes, mais qu'attendiez
vous ??? Comme me l'a confié le chanteur blond,
FREEDOM CALL fait ce qu'il aime faire et ce
qu'il pense savoir bien faire : du heavy metal mélodieux,
puisant ses sources dans une foultitude d'influences, et des
mélanges assez osés que seul le groupe sait marier.
Une batterie hyper active et de choeurs d'opéra donnent
un mélange assez détonnant. Il en résulte
cependant un album fort homogène, travaillé, fouillé...
On a parfois l'impression de se retrouver face à une
scène avec tous leurs personnages se donnant la réplique
sous des jeux de lumières à couper le souffle.
Ces gars là n'ont pas leur pareil pour créer des
ambiances tout à fait particulières et variées...
Un peu pop pour les chorus de « Mr Evil »,
Donjons et Dragons sur « Demon's Dance »
ou « United Alliance »,
un feeling orientalisant sur « Queen
Of My World », un truc folk, très
'Olde England', sur «Far Away»
et ce que je m'obstine à trouver sixties dans les choeurs
(sans vraiment réussir à analyser pourquoi...)
dans « Magic Moments ».
Comme sur tous les albums de FREEDOM CALL,
il y a un morceau qui me scotche plus que les autres, cette
fois ci, c'est « Blackened Sun »,
méga hit en puissance...
Pour conclure voilà un album excellent, qui ravira les
fans de FREEDOM CALL, montrant un travail acharné
des gars, à tous les niveaux, que ce soient les choeurs,
la voix, les arrangements... Mais c'est aussi un album à
conseiller à tous les amateurs de belles mélodies,
de fulgurances d'opéra sur une rythmique sans faille.
De la belle ouvrage... Metalefice
- 15.05.07