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Mine
de rien, c'est déjà la troisième album que
DROP-O-RAMA nous propose après un 1er effort paru
en 2002, "Nothing Changes" et un magnifique deuxième
album, le dénommé "Superlove" paru
lui deux ans plus tard. Voici donc venir la nouvelle offrande
de ce groupe français qui uvre dans un Rock dont
il est difficile de définir les contours car DROP-O-RAMA
est à la fois un groupe de Rock, un groupe de Hard, un
groupe de Pop et un groupe situé quelque part à
la croisée des chemins de ces différents styles.
Sauf qu'avec ce nouvel album, "Three at Last",
le groupe semble avoir pris un virage un poil plus " énergique
" et qu'il nous dévoile par la même occasion
une facette plus foncièrement Rock voir Hard.
Mais attention, l'une des grandes forces de DROP-O-RAMA
est de savoir nous concocter des compos aux petits oignons avec
des refrains ultra efficaces et de ce coté là, le
groupe a encore mis les petits plats dans les grands. Un titre
tel que Hero est un vrai Hit en puissance et peut
plaire à la fois ans fans de Rock moderne et aux fans de
Rock plus Pop. Le refrain de ce titre est imparable et à
de quoi convertir 1.000 fans à la minute.
Même constat avec le plus Heavy Bewildered
et ses guitares façon MARILYN MANSON. Là
encore, nous avons à faire à du haut niveau sur
un album qui est véritablement illuminé par la voix
magnifique de Olivier CAMPANA. Ce dernier est au top sur
cet album et confirme tout le bien que l'on pensait de lui sur
les deux albums précédents. Nous avons ici un super
chanteur français avec une voix superbe et dénuée
de tout accent français.
On pense parfois à FIFTY ONE'S à l'écoute
de cet album car on retrouve sur ce " Three at Last
" cette façon moderne de proposer du Rock en 2007
et cette capacité à nous offrir une ballade touchante
et superbement " habillée " comme Electric
Light puis de nous balancer dans la tronche l'instant
d'après un titre rentre dedans qui fait du bien par où
il passe, Don't Kill Your Idols.
S'il est facile de mettre un coup de projecteur sur le chanteur
du groupe, il ne fait pas oublier pour autant le jeu de guitare
certes sobre mais d'une efficacité redoutable de Raphaël
HAUTEFORT. Ce mec n'en fait pas des tonnes et sait exactement
ce que jouer au millimètre veut dire. Un guitariste qui
met son jeu au service des compos et qui du coup sublime celle
ci. Même constat pour la rythmique basse/batterie assurée
par Rodolphe LE DORNER et Antoine DE MONTREMY (PLEASURE
ADDICTION). Ces mecs savent rester à leur place et
assurent tous parfaitement dans leurs rôles respectifs.
Bien joué les gars !!
Au chapitre des compos qui sortent du lot, citons encore Visions
in Black and White et son refrain lui aussi imparable
et la jolie ballade Porcelain Girl qui fera craquer
les plus sensibles d'entre vous.
Mission accomplie donc de la part de DROP-O-RAMA qui vient
de faire ce que l'on espérait de lui : nous offrir un album
encore meilleur que le déjà très bon SuperLove.
Si vous aimez le Rock et l'approche moderne que peut en faire
certains groupes, je vous invite à investir d'urgence dans
l'album d'un groupe qui lui aussi le vaut bien.
Jean Philippe - 13.12.2007
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