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Dream Theater, Symphony
X, Metallica, Iron Maiden : voici les influences qu'affiche les
français de DREAMLOST sur leur site Internet pour définir
leur musique. Et globalement tout est dit avec ces quelques noms
! Vous prenez l'esprit progressif des premiers, le rapport puissance
/ mélodie / technique instrumentale des seconds (les inspirations
néo-classiques en moins) et vous avez sans doute déjà
une idée assez juste de la musique proposée sur
ce premier album... ah oui, les deux autres noms, ces incontournables...
disons qu'ils ont sans doute du beaucoup les écouter mais
ce ne sont pas les premières références qui
me viennent à l'esprit.
Mais entre avoir un style
« comparable à » et en atteindre le niveau
il peut y avoir un monde, d'autant que la barre est placée
très haute. Pourtant, je suis plutôt agréablement
surpris. Déjà, avec « Come and take me »,
on sent que le groupe a soigné son entrée en matière
et ce titre s'avère indéniablement un des plus réussis
de l'album. Le danger à si bien entamer les affaires, c'est
que l'auditeur espère que le niveau va être maintenu.
Or, j'avoue que si « The way things are » s'avère
plutôt bon, j'ai beaucoup plus de mal avec « Myself
» que je trouve vraiment poussif . Heureusement l'oreille
est à nouveau attirée par le piano et le chant mélancolique
de « Styx ». Déboule alors le puissant riff
d'intro de « Borderline » avant de laisser la place
à un développement mélodique réussi.
« White domain », confirme ce regain de qualité.
La fin de l'album est quant à elle marquée par la
réussite de l'instrumental « Beauty never dies »
et ses 10 minutes de metal progressif inspiré.
Mais le metal progressif
est un style exigeant. Si le groupe maitrise sans conteste le
volet technique, possède une puissance indéniable,
et propose des compositions qui laissent augurer du meilleur,
il est un point sur lequel ce premier album de DREAMLOST pêche
: la production. Si le son est réellement puissant, le
tout manque cruellement de nuance. La guitare est à mon
avis trop en avant au détriment du clavier qui, mieux traité,
aurait sans doute contribué à davantage aérer
la musique du groupe. De même, le chant, qui est juste est
chanté avec un timbre plutôt agréable, n'est
pas vraiment mis en valeur.
Mais trêve de critiques,
avec un tel premier album DREAMLOST possède de sérieux
atouts. Je leur souhaite sincèrement de rencontrer la reconnaissance
qui leur permettra de bénéficier des moyens des
plus grands car, oui, le potentiel est réellement là
!
Tercio - 16.10.2006
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