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Après
avoir debuté dans le monde du heavy-rock avec l'album "Breaking
the chains", Dokken passe la vitesse supérieure en
cette année 1984 avec l'album "Tooth and nail"
qui lui ouvre les portes de la consecration.
L'album demarre avec l'instrument "Without warning",
plutôt paisible, et l'auditeur ne se doute pas de ce qui
l'attend. Ce qui l'attend ? "Tooth and nail", un titre
speed et rentre-dedans qui vous explose dans la figure sans crier
gare. La section rythmique matraque sur un tempo infernal, les
riffs répondent aux vocaux de Don Dokken en se succédant
à une vitesse folle et le solo de guitare: mortel !!!!
En 1 minutes 05 secondes(j'ai chronometré), George Lynch
nous a tout fait: vélocité, dextérité,
fluidité; impossible d'echapper aux attaques de ce guitar-hero
ultra-talentueux.
L'album ne se résume pas à ce titre, loin de là.
Dokken sait se faire plus subtil comme le prouvent "Just
got lucky", "Heartless heart", "Into the fire"(et
ses passages de guitare acoustique); des mid-tempos hard mélodique
aux envolées mélodiques époustouflantes.
"Don't close your eyes", très rythmé,
révèle quand à lui un certain sentiment d'urgence;
tandis que "When heaven comes down" flirte avec le heavy-metal
avec son refrain à donner le frisson. Quand à "Turn
on the action", c'est un rock qui secoue méchamment
et donne la patate.
Ce disque laisse un espace à l'émotion, voire la
tristesse; et c'est la très belle ballade "Alone again"
qui occupe ce rôle.
Outre la qualité indéniable des compositions, on
notera le très bon niveau des musiciens. Le guitariste
George Lynch aligne des solos et des riffs ahurissants et s'affirme
comme l'un des meilleurs six-cordistes de sa génération;
tandis que la section rythmique Jeff Pilson/Mick Brown, en plus
d'être étincelante, se signale par ses choeurs tout
au long de l'album.
Avec "Tooth and nail", Dokken a ecrasé la concurrence
qui sévissait alors dans le monde du heavy mélodique
et touche enfin les dividendes du succès. Cet album est
également le premier volet d'une trilogie d'albums majestueux
("Under lock and key" en 1985 et "Back for the
attack" en 1987) qui installeront Dokken au firmamant dans
les 80's.
Trendkill - 25/09/2003
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