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Après
une reformation pas franchement réussie avec l'album "Dysfunctional"
en 1995, et un album suivant("Shadowlife") catastrophique
tant sur le plan artistique que commercial, beaucoup ont perdu
espoir en Dokken, d'autant que George Lynch a de nouveau quitté
le groupe en 1998.
George Lynch parti reformer Lynch Mob et s'essayer au hip-hop,
Dokken a décidé de poursuivre sa route en compagnie
de Reb Beach(ex-Alice Cooper, ex et futur Winger). Et a retrouvé
des couleurs avec "Erase the slate", de loin le meilleur
album depuis "Back for the attack" (1987). Finies les
grungeries du précédent album, Dokken redevient
Dokken. L'album débute de façon magistrale avec
3 fantastiques perles d'affilée, qui ont largement leur
place aux côtés des classiques du groupe: tout d'abord,
le title-track: un up-tempo explosif, survitaminé sur lequel
la section basse/batterie arrache tout sur son passage(écoutez
un peu le boulot qu'abat Jeff Pilson: quel bassiste fantastique
!!). Ensuite, "Change the world" avec son refrain imparable
et "Maddest hatter", avec ses choeurs sur le refrain
qui font penser à Queen au meilleur de lui-même et
ses guitares survoltées,accélérées
à la fin.
D'autres titres intéressants sur l'album valent également
le détour: "Drown", "Voice of the soul",
"One"(une reprise de Three Dog Night, un célèbre
groupe pop US des années 60/70), ainsi que "Crzay
Mary go round", une chanson très rock interprétée(avec
brio) par le batteur Mick Brown. En cerise sur le gateau, Dokken
nous gratifie de 2 ballades splendides: "Whio believe",
une power-ballade bluesy et "In your honor", un titre
acoustique plein d'émotion et de sensibilité. Seuls
"Shattered" et "Haunted Lullabye" me semblent
un ton en dessous de l'ensemble, mais le groupe joue remarquablement
bien. Quand à Reb Beach, à défaut d'avoir
totalement fait oublier George Lynch, il est à créditer
d'un excellent travail(ses soli sont vraiment superbes) et s'est
remarquablement fondu dans le groupe.
Et même si "Erase the slate" ne s'est pas énormèment
vendu, ça fait quand même rudement plaisir de retrouver
un Dokken à la fois inspiré et fringant.
Trendkill - 01/02/2003
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