DISCOGRAPHIE

Def leppard (Ep) -1978

On through the night - 1980

High and dry - 1981

Pyromania - 1983

Hysteria - 1987

Adrenalize - 1992

Retroactive - 1993

Vault - 1995

Slang - 1996

Euphoria - 1999

X - 2002

Best Of - 2004

Rock of Ages The definitive collection - 2005


Yeah! - 2006

Songs From The Sparkle Lounge - 2008



DEF LEPPARD

Style - Hard Rock, Rock, Hard Fm
Connexion - Cybernauts
Formé en 1977
Origine - Angleterre

On through the night - 1980 - Album
1. Rock Brigade
2. Hello America
3. Sorrow Is a Woman
4. It Could Be You
5. Satellite
6. When the Walls Come Tumbling Down
7. Wasted
8. Rocks Off
9. It Don't Matter
10. Answer to the Master

11. Overture
Les quelques exemplaires de l'EP se seront écoulés comme des petits pains. Le groupe semble être, même s'il n'est pas encore reconnu, une force émergente du courant Heavy Metal. La petite influence Punk que l'on trouve dans la musique de Def Leppard semble plaire, et Mötley Crüe a tiré parti de ce renouveau en sortant, un an et demi plus tard, leur premier album, le très Punk "Too Fast For Love". Def Leppard, que l'on situait alors comme un nouveau groupe situé dans le sillage de Priest ou de Maiden, se voit aussi influent dans la naissance d'un autre groupe majeur des eighties.
Les membres du groupe sont donc confiants quand à l'avenir de leur formation, à l'exception de Frank Noon, le batteur, qui ne semble pas être pleinement investi dans le projet. Il est renvoyé du groupe et suppléé par Rick Allen, un jeune batteur talentueux de quinze ans (!!!) qui tient ses baguettes à la manière "shuffle-jazz". Son style rapide et ses bons roulement de toms lui assurent une place clé dans le groupe. Le quintet s'enhardit alors dans l'élaboration complexe de leur premier
véritable album, "On Through The Night", dont la couverture, inspirée du titre "Ride Into The Sun" (premier morceau de l'EP), conserve également le célèbre triangle indisociable du logo du groupe. Ils choisissent comme producteur "Colonel" Tom Allom, le producteur de Judas Priest (tiens tiens...) Ils espèrent ainsi parvenir à une production de qualité, ce qui fut le cas (n'oublions pas que Tom Allom produira un an et demi plus tard le redoutable et célèbre "Screaming For Vengeance" qu'il
n'est nul besoin de présenter...)
L'album commence sur les lignes martelantes de la Gibson de Steven Clark, qui comme à son habitude bourrine les six cordes de ses coups de médiators rapides et dévastateurs. On a alors un coup de caisse claire de le son est purement 70, puis un roulement continu de toms qui renforce cette tendance. On se retrouve alors en plein dans un retour dans les
années Metal 70 avec "Rock Brigade". Le morceau, malgré le son qui maintenant semble très vieillot, donne envie de sortir son blouson en cuir, ses lunettes rondes et sa casquette de colonel ! L'influence purement Judas Priest est nette et forte, mais on sent que le groupe a une personnalité qui lui est propre. Tout en imitant les grands du genre, Def Leppard parvient à imposer son image. On quitte le morceau sur une bonne impression, et on s'attend à quelque chose de bon.
La suite est plus interressante: le deuxième morceau, "Hello America",est le premier single de l'album. Il parvint à la position 49 au top 50, et un clip dont le réalisateur est inconnu fut tourné au cas où le titre monterait dans les charts. Ce ne fut malheureusement pas le cas, et jamais le clip ne fut diffusé (mais il se trouve sur la vidéo "Historia", qui vient d'être rééditée en DVD). Le morceau en lui-même est bon, rapide, avec des breaks de batterie époustouflants. Malgré la technologie de l'époque qui ne rend pas toute la fougue dégagée par le groupe, on sent que le coeur y est, et que dans l'album on peut parfaitement ressentir l'intensité de ces cinq musiciens talentueux. Ils sont bien là. On entend un peu de synthé pendant le refrain, il reste discret et présent à la fois. La production est donc bonne. Le fait qu'il y ait du synthé non pas à la Deep Purple mais plutôt dans un son plus frais, plus futuristique, montre aussi que le groupe a un pied dans le Metal / Punk des 70 et le Hard Rock 80 qui s'annonce. Def Leppard fera partie des rares groupes qui ont connu le tournant avant de s'engager pleinement dans un autre courant.
Le troisième titre, "Sorrow Woman", est plus classique et assez mou, mais le groupe reste présent, et le morceau se tient malgré sa légereté. Vers la fin, il devient un peu plus ambitieux. Il faut attendre un peu avant le solo de guitare de Pete Willis pour que ça devienne plus "plein".
Viennent ensuite "It Could Be You" et "Satellite". "Satellite" ressemble à "Sorrow Woman" dans la dynamique, intulie donc d'en parler. "It Could Be You" apporte une touche d'originalité puisqu'il ne ressemble pas aux précédents: il ne s'agit ni de rapidité ni d'entrain ni de molesse, mais plus de "lourdeur". C'est dans ce morceau que l'aspect Heavy de la musique de Def Leppard se fait un peu plus ressentir. Le morceau perd en rapidité, mais il en gagne en agressivité, et on a alors des riffs de
guitare un peu plus caustiques, plus poignants, plus mordants.
Le sixième titre de l'album, "When The Walls Came Tumbling Down", parle de la guerre nucléaire. Peu-être cela est-il une allusion à la guerre froide qui n'était pas encore achevée à l'époque ("Gods Of War", une chanson épique sur le même thème, titre magnifique d'ailleurs, sera joué sur Hysteria sept ans plus tard). Le morceau manque cependant de rapidité, son rythme le rend trop lourd par rapport au thème qu'elle représente, et le tout perd en qualité de manière générale. C'est dommage, mais le morceau reste agréable à écouter.
"Wasted", deuxième single de l'album, est tout simplement génial: la partie instrumentale a été entièrement écrite par le guitariste Steven Clark. Son génie sera confirmé dans ce morceau, et encore plus dans les albums suivants. Le début est accrocheur, la partie de guitare est Heavy à souhaits, on plonge tout de suite dedans ! Le côté haché rendu par les coups puissants de grosse caisse appuient la dynamique du morceau, et une fois le tout démarré, on se laisse emporter jusqu'à ce qu'on regrette que la chanson soit déjà terminée.Mais non ! On n'a pas le temps de regretter quoi que ce soit car le bon
vieux "Rocks Off", qui est une version rafraîchie, améliorée, enregistrée en live, du "Getcha Rocks Off" de l'EP, nous rentre dans les oreilles et nous réduit le cerveau en compote ! On a tout de suite envie de mettre à fond ! Il y a tout: les décibels, le public, les riffs rapides, le rythme super entraînant. Toute la hargne du groupe est là, ce n'est pas Heavy, ce n'est que du "déchaînement organisé", et on s'aperçoit à la fin qu'on s'est autant éclaté à écouter le morceau que le groupe lorsqu'il l'a enregistré.
"It Don't Matter" fait redescendre un peu l'ambiance, mais il reste un bon titre et ne rabaisse nullement le niveau de l'album.
"Answer To The Master" est un bon titre, qui ressemble étrangement à "Great White Line" de Point Blank (pour les metalleux avertis qui connaissent ce groupe...) Le morceau est bon, fait remonter l'engoûment d'un cran, et on prend plaisir à l'écouter. Cela reste cependant un morceau à la dynamique banale.
Enfin, "The Overture", le troisième titre de l'EP, vois son premier mot amputé. "Overture" n'a pas beaucoup changé, il reste dans le fond un titre essez mou, mais le passage Heavy dans le milieu du morceau est purement jouissif. Le morceau est bon, et on quitte l'album sur une très bonne impression.
En final, Def Leppard a prouvé sa valeur. Même si le groupe n'est pas encore très célèbre (ce qui a fait de cet album un autre chef d'oeuvre méconnu), de nombreux fans sont au rendez-vous à chacun de leurs live et aussi nombreux sont ceux qui attendent de voir comment le groupe va réagir au tournant musical de 1980. Car rappelons-nous que musicalement, les années 80 n'ont réellement explosé qu'en 1981...ThunderStick le 09/04/2003
Musiciens: Joe Elliott (Chant)/ Rick Savage (Basse)/ Rick Allen (Batterie)/ Steve Clark (Guitare)/ Pete Willis (Guitare)
Label: Bludgeon Riffola / Universal

Acheter cet album