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Longtemps
le seul témoignage live du line-up du Pourpre Profond avec
Tommy Bolin à la guitare a été « Last
concert in Japan », trop quelconque pour faire revenir
des fans décontenancés par le controversé
« Come taste the band ». Pourtant des enregistrements
pirates de cette tournée circulaient en nombre sous le
manteau et avaient acquis une réelle réputation.
« On the wings of a russian foxbot » faisaient
partie de ceux-ci. Puis vint le jour où une bonne âme
(ne me demandez pas qui !) eut envie de rendre justice à
cette période du groupe injustement sous-estimée,
et « On the wings of a Russian foxbot »
fut officialisé.
Au-delà
de la belle histoire de cet enregistrement, ce qui nous intéresse
avant tout c’est bel et bien la musique, alors qu'en dire ?
Tout simplement que fan ou non de « Come taste the
band » on ne peut que reconnaître que les nouveaux
titres passent à merveille l'épreuve de la scène
(« Lady Luck », « Love Child »),
avec une mention toute particulière pour « Gettin’Tighter »
qui bénéficie ici d'une interprétation à
rallonge qui est ni plus ni moins que grandiose. Je regrette simplement
que l'excellent « You keep on movin’ »
n'est pas été jouée.
Côté
classiques, le groupe balance notamment « Highway Star »
et « Smoke on the water » (chacun de ces
titres étant proposés en 2 versions) agrémentés
de dérives vers des standards de la soul, dans la lignée
de ce que proposait déjà le groupe sur la tournée
« Stormbringer ». Et en parlant de « Stormbringer »,
on peut dire que la version balancée ici est plus que convaincante !
Tout
n'est cependant pas parfait, et les intonations soul et autres
cris suraigus de Glenn Hugues tendent sur la durée à
devenir vraiment stressants. Heureusement, son interprétation
de « This time around » est en revanche
captivante. Mais la principale déception ce live vient
plutôt de David Coverdale qui apparaît dans un jour
sans, avec une justesse parfois aléatoire.
Enfin,
côté son, bien que cet enregistrement soit à
l'origine un bootleg, il est bon et restitue bien la sauvagerie
de la prestation du groupe. La guitare de Bolin apparaît
extrêmement incisive, tranchante, très éloignée
du son de Blackmore, mais finalement bien en phase avec la musique
du groupe.
Bref,
vous l'aurez compris, sans être parfait, ce live est indispensable
pour toute personne qui voudrait découvrir ce qu' était
Deep Purple en 76 ! Tercio -
22.02.2006
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