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Avec
« Purpendicular », Deep Purple avait tout à
prouver après plus de 10 ans de tergiversations diverses
liées à la dégradation croissante et irréversible
des relations entre le chanteur Ian Gillan et le guitariste mythique
du groupe, Ritchie Blackmore. Au final, depuis 1984, seul l'album
de la reformation, « Perfect Stranger » était
digne de la légende du groupe. Bref, « Purpendicular
» est arrivé comme une bouffée d'espoir chez
tous les fans du groupe ouverts à un « après-Blackmore
» tant il est vrai que le groupe désormais épaulé
par le guitariste Steve Morse a su présenter un album varié
et moderne, porté par des compositions de très bonne
qualité.
Ce « live at the Olympia'96 » est donc le premier
témoignage sur album de cette nouvelle mouture du Pourpre
Profond.
Pour toucher d'emblée quelques mots de la prestation de
Steve Morse, autant dire directement les choses : il est très
convaincant, et cela d'autant plus qu'il ne cherche nullement
à imiter son illustre prédécesseur mais assume
complètement sa personnalité musicale. Son interprétation
des titres est donc bien personnelle, avec des sons souvent aïgus,
beaucoup d'harmoniques, mais surtout une approche très
dynamique, vivante, de la musique. Et l'entrain du petit nouveau
est largement communiqué aux autres membres du groupe que
l'on redécouvre heureux de faire la musique ensemble.
La setlist est quasi parfaite dans le sens où elle constitue
à la fois un best of convaincant de ce qu'a pu réaliser
le Mk2 et une belle promo pour le nouvel opus dont pas moins de
6 titres sont interprêtés. A noter cependant que
le légendaire « Child in time » n'est pas joué
(et à ma connaissance ne l'a plus été depuis)
tout simplement en raison de la voix de Gillan qui n'atteint plus
les notes ultra aïgues (eh oui, l'âge commence à
rattrapper nos héros !). Mais attention, dire que Gillan
ne peut plus chanter certaines notes ne signifie nullement qu'il
chante moins bien ni qu'il a arrêté de pousser ses
cris si caractéristiques, loin s'en faut ! Donc exit «
Child in time » de la setlist mais du coup c'est la superbe
ballade « When a blind man cries » qui retrouve une
seconde jeunesse. J'adore. J'apporterai également une mention
spéciale à l'interprétation de « Pictures
of home » et surtout « No one came » (réhaussé
d'un orchestre de cuivres), absoluments
géniales, gorgées de ce swing lourd typique du groupe.
Enfin, histoire de dire quelques mots du son, autant faire simple
: il est parfait !
Si je devais apporter quelques reproches à l'album, je
n'aurais rien d'autre à dire que je regrette que le groupe
n'ait toujours pas envie de piocher dans les titres du MkIII,
ou que j'aurais aimé entendre live un petit « Soon
Forgotten » de l'album « Purpendicular »...
mais ce serait vraiment pour jouer le râleur de première,
car vous l'avez compris, ce disque est géant ! Tercio
- 27.01.2006
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