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Pan
dans la gueule ! DANKO JONES est de retour et il n'est
pas content. Les poètes peuvent quitter cette chronique
illico. Ici, on cause rock couillu et uppercut dans les gencives.
Certes B-SIDES n'est pas un album de nouvelles chansons,
mais plutôt un inventaire du matériel jamais exploité.
Et cet opus va donner des regrets aux fans de la première
heure. Notamment à tous ceux qui ont été
légèrement déçus par le dernier opus
de DJ, le calme NEVER LOO LOUD (tout est relatif
).
En effet, le propos de B-SIDES reprend là où
SLEEP IS THE ENEMY avait laissé l'auditeur. "
C'est du brutal, et pis c'est tout ", comme dirait le musculeux
Philippe LUCAS. Rafale de riffs heavy rock, rythmiques
épileptiques, chant assuré
Les 27 titres réunis sur cet album retracent les 12 dernières
années de ce diable de Canadien : chutes de studio, de
participation à des tributes ou simplement de vieilles
chansons, finalisées après une longue période
de gestation et laissées sur le bord de la route.
Pas de titre par titre, ce serait trop long. Par contre, je vous
conseille une écoute attentive de S.E.X.
(thème récurrent chez DJ), de Sold My Soul,
du speed Take Me Out On A Stretcher qui déchirent
tout sur leur passage.
Que dire de My Problems (Are Your Problems Now)
? C'est un pur régal. Riff tranchant, batterie au taquet
et churs taillés pour la scène
Yeah
Yeah ! Génial ! C'est l'un de mes titres favoris toutes
périodes confondues. Je le place carrément aux côtés
de First Date, Forget My Name, Baby Hates Me, Code Of The
Road et surtout When Will I See You, qui
reste mon titre fétiche.
DANJO JONES qui assure aussi une émission au Canada,
décline ses Spoken Words en musique, comme sur l'excellent
The Rules, par exemple. A noter pour les amateurs
de covers, qu'on retrouve également deux reprises sur l'album
: The Return of Jackie and Judy des RAMONES
et le Pump It Up, d' Elvis COSTELLO. Tout
au long de cette galette (un peu difficile à digérer
d'une traite), le rock'n'roll high energy de DANKO JONES
envoie sévèrement du bois dans nos cages à
miel délicates.
Voilà, tout est dit sur cet album avec lequel DANKO
JONES tire un trait sur la première partie de sa carrière.
A propos de nostalgie DANKO JONES a une langue plus longue
que celle de Gene SIMMONS. Tout se perd ma pauvre dame
!
Jibé
- 03.10.2009
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