DISCOGRAPHIE

Crazy world - 2005


CRAZY WORLD

Style - 70'
Connection -
Origine - Finlande
Site web

Crazy world - 2005 - Album
1. No White Marble
2. Welcome to Crazy World
3. Long Hair Wildman Rides Again
4. Poor Alice
5. Out of Me
6. Sweet Little Ugly Duckling

7. Old Tambourine
8. Welcome to Crazy World (Slight Return)
9. Sölvesborg Afternoon
10. Good Times, Bad Times
11. Misery Loves Company
Amis des 70’s, cet album est pour vous !
Je sais, ça fait un peu « accroche » de VRP de bas étage mais quand le produit est bon, il faut le dire !
Projet constitué de musiciens issus de groupes de notoriétés différentes, le style proposé est relativement surprenant voire atypique au vu des pedigrees de chacun. Les membres de Crazy World ont traîné leurs guêtres du côté de Stratovarius, Kotipelto, WigWam, Five fifteen, Havana Black…
Au jeu toujours réducteur des influences mais assez parlant quand il s’agit de cerner musicalement un groupe, on peut citer pléthore de combos des 70’s voire 60’s…
En vrac, Pink Floyd sous l’hégémonie de Waters, Led Zeppelin, Deep Purple, Bowie époque Ziggy… En creusant encore plus profondément, on peut même évoquer Supertramp (lors de certaines ambiances acoustiques), The Kinks voire The Yardbirds.
La section rythmique et plus précisément la basse a ce son « rond » si caractéristique de cette époque, « à la » John Paul Jones si vous préférez…
En fait, on peut retrouver ces influences diverses et d’autres que l’on reconnaîtra en fonction de nos influences ou affinités.
Le morceau d’ouverture est aussi déroutant qu’envoûtant ; surprenant car laissant la part belle à leur facette acoustique, efficace car la compo est d’une excellente facture. Sur les titres à dominante acoustique, c’est le Pink Floyd de Waters qui constitue l’influence majeure.
Passons un intermède instrumental limite Psyché avec la traditionnelle et typique cavalcade entre la section rythmique et la guitare.
L’énergie arrive avec « Long hair wildman rides again » qui lorgne franchement vers un Deep Purple Mark II, les parties de claviers prenant évidemment un rôle important et un triple solo (clavier+guitare+basse) finit de nous renseigner quant à l’époque qui a marqué les musiciens.
« Poor Alice » est un superbe morceau au refrain entêtant ; un bijou de composition sur fond acoustique. Le solo de guitare est un modèle dans le registre progressif avec un développement des plus maîtrisés. Frissons garantis.
Le rythme s’emballe à nouveau avec « Out of me » dont le couplet ne dépareillerait pas sur le Fireball de Deep Purple. En revanche, le refrain et bridge sont plus « poppys » dans leur approche, typiquement British.
Selon le même principe des montagnes russes, l’ambiance mélancolique de « Sweet little ugly ducking » n’a rien à envier aux grands compositeurs des groupes cités précedemment avec une mention spéciale pour le long solo de guitare, magnifique de feeling.
Beaucoup plus festif, limite Surf-Rock, « Old tambourine » se rappelle au bon souvenir des meilleurs brûlots Anglais de la fin des 60’s. Le choix des sons, la production et le jeu de batterie accentuent cette impression.
Un nouvel interlude Psyché nous fait ensuite patienter mais n’apporte pas grand-chose à moins d’aimer l’expérimental…
Une autre facette convaincra sans doute plus avec « Sölvesborg afternoon » qui alterne couplets typiquement Hard-Rock avec des refrains beaucoup plus groovy. Mélangez ça dans un shaker en y ajoutant une mélodie inspirée et le cocktail devient explosif.
Peut-être pour légitimer une influence évidente, Crazy World reprend un standard de Led Zeppelin (Good times, Bad times) de façon fidèle. Très bien exécuté, « logique » presque, on peut peut-être leur reprocher une certaine frilosité quant au choix de la cover. Mais c’est un peu bouder notre plaisir ; le morceau d’origine est bon, la reprise bien faite, c’est le principal. A noter que pour compléter leur set-list en concerts Crazy World effectue un grand nombre de reprises du dirigeable.
Les avantages évidents de Crazy World sont à chercher du côté de la longévité de leur musique ; la production, les compos s’inscrivant dans un glorieux héritage, cet album ne souffrira pas des affres du temps. De même, le groupe a toujours su éviter l’écueil du plagiat, influences évidentes certes mais tellement diverses et bien assimilées que tout « coule » naturellement.
Enfin, la qualité seule des compos suffirait à la crédibilité de l’album. Vraiment des titres de haut niveau.
En revanche, l’alternance quasi-systématique de morceaux acoustiques et de morceaux plus Hard, risque de gêner certains.
Je le répète, Amis des 70’s, cet album est VRAIMENT pour vous ! Frank B - 14.01.2006
Musiciens: Mika Järvinen-chant/Timo Kämäräinen-chant, guitare/Lauri Porra-basse/Anssi Nykänen-batterie
Producteur:
Label: Spinefarm

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