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Amis
des 70s, cet album est pour vous !
Je sais, ça fait un peu « accroche »
de VRP de bas étage mais quand le produit est bon, il faut
le dire !
Projet constitué de musiciens issus de groupes de notoriétés
différentes, le style proposé est relativement surprenant
voire atypique au vu des pedigrees de chacun. Les membres de Crazy
World ont traîné leurs guêtres du côté
de Stratovarius, Kotipelto, WigWam, Five fifteen, Havana Black
Au jeu toujours réducteur des influences mais assez parlant
quand il sagit de cerner musicalement un groupe, on peut
citer pléthore de combos des 70s voire 60s
En vrac, Pink Floyd sous lhégémonie de Waters,
Led Zeppelin, Deep Purple, Bowie époque Ziggy
En
creusant encore plus profondément, on peut même évoquer
Supertramp (lors de certaines ambiances acoustiques), The Kinks
voire The Yardbirds.
La section rythmique et plus précisément la basse
a ce son « rond » si caractéristique
de cette époque, « à la »
John Paul Jones si vous préférez
En fait, on peut retrouver ces influences diverses et dautres
que lon reconnaîtra en fonction de nos influences
ou affinités.
Le morceau douverture est aussi déroutant quenvoûtant ;
surprenant car laissant la part belle à leur facette acoustique,
efficace car la compo est dune excellente facture. Sur les
titres à dominante acoustique, cest le Pink Floyd
de Waters qui constitue linfluence majeure.
Passons un intermède instrumental limite Psyché
avec la traditionnelle et typique cavalcade entre la section rythmique
et la guitare.
Lénergie arrive avec « Long hair wildman
rides again » qui lorgne franchement vers un Deep Purple
Mark II, les parties de claviers prenant évidemment un
rôle important et un triple solo (clavier+guitare+basse)
finit de nous renseigner quant à lépoque qui
a marqué les musiciens.
« Poor Alice » est un superbe morceau au
refrain entêtant ; un bijou de composition sur fond
acoustique. Le solo de guitare est un modèle dans le registre
progressif avec un développement des plus maîtrisés.
Frissons garantis.
Le rythme semballe à nouveau avec « Out
of me » dont le couplet ne dépareillerait pas
sur le Fireball de Deep Purple. En revanche, le refrain et bridge
sont plus « poppys » dans leur approche,
typiquement British.
Selon le même principe des montagnes russes, lambiance
mélancolique de « Sweet little ugly ducking »
na rien à envier aux grands compositeurs des groupes
cités précedemment avec une mention spéciale
pour le long solo de guitare, magnifique de feeling.
Beaucoup plus festif, limite Surf-Rock, « Old tambourine »
se rappelle au bon souvenir des meilleurs brûlots Anglais
de la fin des 60s. Le choix des sons, la production et le
jeu de batterie accentuent cette impression.
Un nouvel interlude Psyché nous fait ensuite patienter
mais napporte pas grand-chose à moins daimer
lexpérimental
Une autre facette convaincra sans doute plus avec « Sölvesborg
afternoon » qui alterne couplets typiquement Hard-Rock
avec des refrains beaucoup plus groovy. Mélangez ça
dans un shaker en y ajoutant une mélodie inspirée
et le cocktail devient explosif.
Peut-être pour légitimer une influence évidente,
Crazy World reprend un standard de Led Zeppelin (Good times, Bad
times) de façon fidèle. Très bien exécuté,
« logique » presque, on peut peut-être
leur reprocher une certaine frilosité quant au choix de
la cover. Mais cest un peu bouder notre plaisir ; le
morceau dorigine est bon, la reprise bien faite, cest
le principal. A noter que pour compléter leur set-list
en concerts Crazy World effectue un grand nombre de reprises du
dirigeable.
Les avantages évidents de Crazy World sont à chercher
du côté de la longévité de leur musique ;
la production, les compos sinscrivant dans un glorieux héritage,
cet album ne souffrira pas des affres du temps. De même,
le groupe a toujours su éviter lécueil du
plagiat, influences évidentes certes mais tellement diverses
et bien assimilées que tout « coule »
naturellement.
Enfin, la qualité seule des compos suffirait à la
crédibilité de lalbum. Vraiment des titres
de haut niveau.
En revanche, lalternance quasi-systématique de morceaux
acoustiques et de morceaux plus Hard, risque de gêner certains.
Je le répète, Amis des 70s, cet album est
VRAIMENT pour vous ! Frank B -
14.01.2006
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