DISCOGRAPHIE

Don't stop - 1981

Billy Idol - 1982

Rebel Yell - 1984

Whiplash smile - 1986

Charmed life - 1990

Cyberpunk - 1993

VH1 Storytellers live - 2002

Devil's playground - 2005
Billy IDOL

Style - Punk/Hard rock
Connection -
Origine - Angleterre

Rebel Yell - 1984 - Album
1. Rebel Yell
2. Daytime Drama
3. Eyes Without A Face
4. Blue Highway
5. Flesh For Fantasy
6. Catch My Fall
7. Crank Call
8. (Do Not) Stand In The Shadow
9. The Dead Next Door
Les connaisseurs savent que le Rebel Yell est le whisky préféré de Keith Richards. Lors de l’enregistrement de son album de 83, Billy Idol traînait beaucoup avec les Stones...
Curieux parcours que celui de William Broad, le futur Billy Idol, qui prit ce pseudo par dérision, son professeur de physique ayant porté l’infâmante appréciation « William is idle » (c’est-à-dire paresseux) sur son bulletin trimestriel. Après avoir traîné avec les Sex Pistols, il devint le chanteur de GENERATION X, combo prometteur mais qui ne parvint pas à s’imposer. Après la séparation du groupe, Billy s’exila aux Etats-Unis, plus précisément à New York. Là, il décida de repartir de zéro. La partie était loin d’être gagnée d’avance mais une série de rencontres déterminantes lui permirent de rebondir. Primo, celle de l’ancien manager de Kiss, Bill Aucoin (en fait, il s’était occupé de Generation X vers la fin et c’est lui qui aurait conseillé à Billy l’exil américain). Secundo, celle du fantastique guitariste Steve Stevens. Tertio, le producteur Keith Forsey. Pour ceux qui l’ignoreraient, Forsey est l’ancien batteur de Giorgio Moroder, l’homme qui découvrit Donna Summer et lança le disco. C’est aussi un proche de Pete Bellote, surnommé le « pape de la disco allemande ». Forsey a aussi travaillé pour le cinéma, il a notamment participé à la B.O. de Flashdance et co-écrit l’immense tube d’Irene Cara Flashdance (What A Feelin’). C’est aussi à lui que l’on doit le célèbre Don’t You (Forget About Me) de Simple Minds (d’ailleurs repris par Billy sur son Greatest Hits.
Rebel Yell est le deuxième album de Billy Idol. Sa 1ère tentative éponyme lui avait permis de percer timidement. La pochette nous montre le péroxydé Billy (et sa célèbre moue), torse nu, nimbé de rouge. Au verso, une photo de Steve Stevens tout de noir vêtu, aux côtés d’un Billy plongé dans l’ombre. En fait, tous deux formaient alors une sorte de yin et de yang de la créativité, le chanteur (faux) blond et le guitariste brun ayant co-écrit tous les titres à l’exception de Catch My Fall du seul Idol. L’alliance du punk et du hard en quelque sorte. Car l’immense succès de l’album tient indéniablement au cocktail détonant constitué par les racines punk de Billy, la virtuosité « hard » de Steve et les éléments dance et New Wave apportés par Forsey.
L’album démarre au quart de tour, boosté par la véritable bombe qu’est l’hymne Rebel Yell, très hard (malgré les synthés). Le solo mortel, les gueulantes de Billy achèvent de faire du morceau-titre un classique des années 80 (ce single se classera N°46 AUX Etats-Unis). L’autre grand moment de la 1ère face est le gigantesque tube Eyes Without A Face (N°18 en Grande Bretagne et N°4 en Amérique), ballade inquiétante avec ses chœurs féminins envoûtants. C’est d’ailleurs Perri Lister (ex Kid Creole And The Coconuts), la girlfriend de Billy que l’on entend. Peu de gens savent que les fameux « Les yeux sans visage » du refrain sont un hommage au génial film d’horreur Les Yeux Sans Visage de Georges Franju… Culte !
Cette 1ère face contient deux autres titres non dépourvus d’intérêt : le synthétique Daytime Drama et Blue Highway qui témoigne du goût du chanteur pour la vitesse (qui manquera lui coûter la vie plus tard).
La deuxième face abrite deux autres tubes mémorables : le morceau d’ouverture Flesh For Fantasy (N°29 U.S.) avec sa basse dansante, ses synthés froids, la voix grave aux intonations sinistres de Billy et le sympathique et chantant Catch My Fall (N°50), embelli par le saxophone de Mars Williams.
Il y a aussi deux morceaux plus hard, Crank Call et surtout le fantastique (Do Not) Stand In The Shadows, remarquable d’efficacité. Steve Stevens est décidément un grand guitariste débordant de hargne et d’énergie.
La ballade synthétique glauque The Dead Next Door conclut sur une note maladive ce petit bijou.
Voilà donc un album représentatif du meilleur des années 80. Il fit de Billy Idol une véritable star. Des clips astucieux enfoncèrent le clou et Billy devint l’un des artistes les plus diffusés sur MTV. Pour vous donner une idée du « phénomène », il faut rappeler que nombre de coiffeurs américains avaient créé une coupe Billy Idol.
On ne peut que regretter que la suite de la carrière de Billy ne fut pas toujours à la hauteur de ce coup de maître. Philippe C - 24.04.2005
Musiciens: Billy Idol-chant/Steve Stevens-guitare

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