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Pourquoi
11 ? Onzième album du Canadien. Question suivante
Ah, vous ne vous la posiez même pas cette question tellement
sa réponse était évidente ? Désolé
Mais vous savez ce que c'est ; faut bien commencer une chronique.
Surtout que la suite risque de ne pas être surprenante.
Vous avez sans doute eu l'occasion de jeter une oreille via une
borne d'écoute, via une radio moins ringarde que d'autres,
soit parce que vous l'avez déjà acheté, soit
parce que vous l'avez déjà sans l'avoir acheté
(pas bien
). Ou plus simplement car vous savez déjà
que l'évolution amorcée par Bryan ADAMS depuis
l'album On A Day Like Today n'a pas dévié
de sa trajectoire ou été inversée.
Ce constat fait, l'objectif premier d'une chronique sera vite
atteint. Si vous aimez l'avant-dernier en date, Room Service,
vous ne serez pas déçus par cette onzième
livraison, dans le cas contraire, passez votre chemin.
Il est " ailleurs " (dans le passé manifestement)
le Mister Bryan Rock US tendance " je te les secoue sévère
même sous un enrobage commercial ", il est d'actualité
le Docteur Adams, plus propre, plus posé, plus Pop non
pas dans le style proposé mais dans son côté
" encore plus grand public ". Point de brûlots
(non, non, même pas un petit parmi les onze (eh oui, le
concept du titre se décline aussi dans le nombre de morceaux)
chansons), que des compos extrêmement bien ficelées,
débordantes de savoir-faire à défaut de dégouliner
de décibels.
De bien belles mélodies posées sur un habillage
de grands professionnels
Et là, je me rends compte,
assez cruellement, que je ne vous ai pas encore annoncé
ce qui revêtait l'allure de présages positifs doublés
d'espoirs un peu fous ; le retour à la maison de Mutt
LANGE et surtout Jim VALLANCE (pas pour l'ensemble
de la production ni sur l'ensemble du songwriting mais quand même
).
Si j'ai oublié ce qui est maintenant un détail,
c'est que ce retour est tellement discret qu'il en est indétectable.
Vous me sentez déçu ? Même pas, je n'y croyais
pas vraiment
Et il me reste un album particulièrement
bien foutu et efficace, ce n'est pas si mal. Avec des mélodies
qui certes n'explosent pas tout après un demi couplet mais
qui s'installent durablement et paisiblement par la suite. Il
nous reste une voix toujours aussi taillée pour un registre
qu'elle n'emprunte malheureusement plus sur disques. Il nous donne
une occasion supplémentaire de voir cette machine à
remonter le temps du Rock US sur scène, un peu comme une
De Lorean dont le compteur serait resté bloqué dans
les 80's. Et ça, c'est déjà énorme.
Allez, je dois avouer que le refrain de Tonight We Have
The Stars squatte ma petite caboche depuis la deuxième
écoute et que cette mélodie tutoie cette magie que
j'avais mis du temps à percevoir sur On A Day Like Today.
Je dois reconnaître aussi que les paroles sont, comme d'habitude,
positives même si je les trouve moins travaillées
qu'auparavant (certains thèmes récurrents conduisent
fatalement à une redite
). Les relations amoureuses
restent l'inspiration principale et même unique de Bryan
mais la gaudriole des 80's s'est effacée au profit d'une
approche plus " sentimentale ". Seules les paroles de
Flower Grown Wild se démarquent du lot, non pas par le
sujet abordé mais par le point de vue adopté ; celui
des jeunes femmes qui, même si elles possèdent "
tout ce qu'il faut où il faut ", restent également
et toujours une enfant fragile pour leurs parents
Au rayon des coïncidences, il faut noter que le couplet de
Mysterious Ways utilise la même ligne harmonique
que le fameux Rocket Man d'Elton JOHN.
11, je vous ai écrit que c'était le onzième
album mais je me demande si ce n'est pas la note de cet album
Pas mal et passable pour un élève studieux mais
laborieux, décevant pour un chanteur si talentueux. Ou
11/20 pour un excellent hors-sujet ; copie inspirée mais
ne répondant pas à un énoncé se voulant
Rock N' Roll
Mais il ne s'agit pas d'un élève dilettante ou pire,
fumiste, il s'agit d'un choix délibéré d'orientation
musicale
Aussi, je respecterai son choix et lui devra respecter
mon choix de le regretter.
Bryan, tu n'as plus vraiment 18 ans et tu t'approches vraiment
de tes 55 bougies mais beaucoup seront contents de participer
à tes fêtes gigantesques au détour d'une salle
de concert, d'un festival
Frank - 30.03.2008
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