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Un second cd bien intéressant que voilà ! BENEDICTUM
a marqué les esprits lors de la sortie de son premier album
Uncreation en 2006. D'une part par ses qualités
intrinsèques, d'autre part par la présence d'une
chanteuse volcanique. Certes, cela est de plus en plus courant,
sauf qu'ici point de chanteuse lyrique à la mode. Veronica
FREEMAN possède une voix somme toute assez rare dans
le heavy metal.
Souvent taxée de Ronnie James DIO féminin,
je la comparerai plus volontiers à Skin, l'ancienne
chanteuse énervée de feu SKUNK ANANSIE, parfois
à Lita FORD notamment sur la fin de Seasons Of
Tragedy ainsi que parfois un peu à Tina TURNER
sur des morceaux plus cool tel Steel Rain.
Par contre au niveau strictement musical on joue dans la même
cour que le père DIO, JUDAS PRIEST et autres
BLACK SABBATH, c'est à dire du bon heavy metal aux
refrains immédiats. Originaire des Etas-Unis, BENEDICTUM
pratique plus un metal à l'européenne, voir même
à l'allemande de par ses riffs immédiats et ses
refrains scandés aisément mémorisables. Shell
Shock , Bare Bones et Within The Solace
en sont les parfaits exemples. Mais, fort heureusement,
le quintet ne se cantonne pas juste à ça et varie
fort bien ses propos. Après une intro instrumentale réussie
(mélange de guitare acoustique, violons, instruments orientaux),
se succèdent morceaux percutants (l'excellent Shell
Shock), heavy bien lourd limite doom (Bare Bones
à la rythmique bulldozer), power metal (Legacy,
Nobodies Victim), quasi speed (Beast In The
Field) et même ballade (Steel Rain).
Le groupe s'essaie aussi à la reprise, en l'occurrence
le Balls To The Walls d'ACCEPT, avec talent
(pour le coup on croirait avoir à faire à un Udo
féminin), ainsi qu'au metal progressif sur le dernier titre
éponyme, Seasons Of Tragedy. Exercice casse-gueule
que ces longs morceaux épiques de plus de 10 minutes, mais
les américains s'en tirent plutôt bien en proposant
des ambiances bien distinctes et moult instruments (notamment
un très beau passage au piano). De surcroît, l'ex-DOKKEN
Jeff PILSON, à la production, a eu la bonne idée
d'inviter George LYNCH sur un titre. Bonne surprise !
En résumé, BENEDICTUM nous offre un excellent
second opus, dont les compos solides et variés sont servies
par une interprétation sans faille à tous les niveaux.
L'essai du premier album est parfaitement transformé, un
futur grand nom du heavy metal s'affirme.
Syl - 07.03.2008
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