A
l'origine de ce groupe au nom un peu obscur, il y a un musicien
amoureux fou de son instrument. Titulaire de la chaire de basse
chez HELLOWEEN, le toujours souriant Markus GROSSKOPF
a eu l'idée de réunir quelques félés
de son acabit pour faire un album basé sur un concept
assez novateur: faire un album de hard rock/ metal sans une
pointe de guitare. Le pari est de taille car s'il est bien un
instrument estampillé hard ou heavy, c'est bien la six
cordes!
Très franchement, et celà fait un peu mal au (modeste
!) guitariste que je suis, sur certains morceaux, la guitare
ne manque pas! On explore avec régal les sonorités
tantôt métalliques tantôt si rondes de la
basse.
Il faut dire que Markus a su s'entourer ! Il a demandé,
pour l'accompagner dans cette aventure, à une solide
équipe de le rejoindre : celui que l'on ne présente
plus, Peavy (RAGE), Tom ANGELRIPPER (SODOM) et le hurleur de DESTRUCTION. La batterie
est tenue par André HILGERS (RAGE, AXXIS, ...)
et Stephan ARNOLD (GRAVE DIGGER). Au chant, en
plus des trois compères cités plus haut, il a
invité Appolo PAPATHANASIO (EVIL MASQUERADE,
MAJESTIC, FIREWIND, ...) et le légendaire Jesper
BINZER (D.A.D.)
Pour rendre cela encore plus crédible (si besoin était
!!!) il a demandé aux grandes pointures de la 4, 5 ou
6 cordes, de venir faire un solo sur les morceaux. Ont répondu
présent Billy SHEEHAN (est-il besoin de décliner
son pédigree ???), Rudy SARZO (DIO, Ozzy, WHITESNAKE,
...) Marco MENDOZA (THIN LIZZY, ...) et une
foule d'autres venant de D.A.D., GAMMA RAY, STRAY
CATS, OVERKILL, EDGUY, ACCEPT, PINCK
CREAM 69, ARMORED SAINT, MASTERPLAN ou encore
JADED HEART...
Le résultat est plus qu'honorable ! Rien de par la qualité
des musiciens, cet album est une pièce d'anthologie!
En particulier, la reprise de Eagle Fly Free de
HELLOWEEN.
Pour tempérer mon propos, je dirais que parfois la guitare
manque. Non pas en tant que telle, car les jeux des maîtres
présents font oublier que les cordes sont plus grosses
et le maniement plus délicat. Mais je crois qu'il manque
en fait certaines fréquences pour accompagner cet autre
instrument que sont les voix. Si par exemple, la voix reconnaissable
de Peavy se marie parfaitement avec ces sons (sur Romance
In Black, fabuleuse !), d'autres morceaux sont nettement
en deçà. C'est, en quelque sorte, le prix à
payer pour ce choix hardi.
Cependant, je maintiens que cet album est à mettre entre
toutes les oreilles. Les curieuses, les avides. Et surtout,
en top priorité, cet album s'adresse à tous les
fans de la basse, instrument trop souvent discret et pourtant,
si riche et complet.
A ceux-ci, les HellBassBeaters devraient réaliser
un vieux rêve : que la basse soit au premier plan.
Metalefice - 26.01.2008