"Obstinato" sort en
1989, tout juste un an après l'excellent "No va
mas" au titre prémonitoire. C'est sur ce nouvel
album que rien de va plus, "Obstinato" est accouché
dans la douleur, il sonnera la fin du grand Baron des 80s, la
fin d'un mythe, d'un groupe qui a tout représenté
pour les jeunes espagnols depuis 1981, le hard et le heavy,
la révolte, la joie de vivre, la liberté de pouvoir
s'exprimer librement. N'oubliez pas que Franco est mort seulement,
tout au plus quinze ans plus tôt. Bien sur il n'y eu pas
que le Baron, mais aussi Obus qui splitera en 1990 après
le superbe mais peut-être trop mélodique "Otra
vez en la ruta", Angeles Del Infierno avec cinq albums
sortira lui aussi du circuit. Il y en aura bien d'autres tel
Leno, Evo, Panzer, les progressifs de Medina Azahara.
L'album, et bien pas terrible,
malgrès une superbe pochette, le contenu le fera pas
date, ni référence dans l'histoire. Quelques titres
tout de même correct, le rigolo "Vampiros y banqueros",
les speed "Tren fantasma" et "Paraíso
terrenal", ainsi que "Herencia letal" issu du
45T promo de 1983, ré-orchestré pour l'occasion
en beaucoup plus mélodique et plus du tout speed.
Voilà, un album sans grande existence, ni relief, quand
la passion n'est plus là et l'entente non plus, voici
ce qu'il en résulte.
A l'issu de la sortie du
disque Sherpa claque la porte suivi de son copain de toujours
le batteur Hermès Calabria, laissant seul les frères
Castro pour maintenir le biplan en vol. Leur tâche sera
difficile, mais de toute façon le Baron ne sera plus
jamais le même, ne retrouvera jamais sa gloire passée.
Avec le départ de Sherpa l'âme du Baron s'est envolée.
Sherpa, celui qui a écrit les plus beau titres du groupe,
celui qui a en a proposé le nom étant un passionné
d'aviation, quoi de mieux que BARON ROJO.
Volumenbrutal
- 21.11.2006