Après un "Tierra
de nadie" excellent mais inégal, le Baron nous sort
en 1988 ce "No va mas", tout simplement excellent.
Avec des titres tous assez courts contrairement au précédent
album, mais foncièrement heavy et mélodique. Rien
à jeter sur ce missile du Baron, un disque parfaitement
équilibré, homogène, incluant même
un peu de nouveauté dans leur musique, une balade et
un titre avec mandoline.
De "Travesía urbana"
à "Carga y descarga", que du tout bon, je me
repête, mais tout sur ce disque est grand, des refrains
accrocheurs et mélodiques à souhait, les frères
Castro particulièrement inspirés sur leurs parties
de guitares, un Sherpa toujours aussi bon chanteur et un Hermès
Calabria qui martèle ses fûts comme jamais. A noter
comme sur l'album "Volumen brutal", l'instrumental
"Los Domingos son muy aburridos".
Les nouveautés arrivent à la fin, avec premièrement
le titre "Celtas cortos", chanté par carlos,
au rythme assez lent et heavy, et qui après une intro
assez longue s'enflamme avec le superbe solo de mandoline de
Sherpa, qui illumine littéralement ce morceau!
L'album se termine avec la seule et unique balade jamais écrite
par le Baron, "Mil años luz (Agujeros negros)",
est en réalité une balade très triste.
En traduction littérale elle veut dire "Mille années
lumière". Très mélodique, mais de
rythmique assez lourde, elle vous transporte littéralement.
Encore une fois, très triste, si vous parlez l'espagnol,
vous ou votre entourage, des larmes pourraient vous monter aux
yeux.
Je termine cette chronique,
mais je me dois de dire que cet album est le dernier grand disque
de Baron Rojo des années 80s, le suivant "Obstinato"
sera très moyen et provoquera l'explosion du groupe un
an plus tard.
Volumenbrutal
- 08.11.2006