Trois ans que Sherpa et Hermès
Calabria ont claqué la porte du Baron. Et le moins que
l'on puisse dire c'est que les frères Castro n'ont pas
dû être à la noce pour maintenir le groupe
en vol, Sherpa avait une place et une implication dans le groupe
qui fûrent de premier plan. Pourtant ils vont continuer,
recruter deux nouveaux musiciens, Jose Antonio Del Nogal à
la batterie et Niko Del Hierro à la basse.
Transition difficile, entrée dans les 90s, maintenir
l'héritage passé, le défit est lourd à
relever. A la première écoute, c'est un peu le
choc, ce qui frappe d'entrée c'est le style et le son
de cet album, qui est...le plus heavy que le groupe ait enregistrer.
L'album débute avec
un "Te espero en el infierno", qui est simplement
calquer sur le "Painkiller" de Judas Priest. Surprenant,
voilà qui en dit long sur le desarroi dans lequel se
trouve les Castro. Ceci dit le morceau est très bon,
le reste du disque aussi, mais enfin pourquoi changer aussi
radicalement de style, peut-être essayer d'oublier le
passé, volonté des deux frères de créer
un nouveau genre à eux. Ceci dit ce disque est très
homogène, tous les titres se tiennent, et il y a même
un hit en puissance, ce "Hijos del blues" absolument
superbe, très mélodique, surélevé
par un solo d'Armando magnifique". Mais justement le titre
le meilleur, mais aussi celui qui vous rappelle les 80s.
Malgrès la surprise
lorsque j'ai écouté cet album la première
fois, je dirai qu'il est très bon, mais je le déconseillerai
vivement à celui qui voudrait découvrir ce groupe,
sous peine de ne pas avoir envie d'aller plus loin. Pour les
autres sachez qu'on est loin du style classique du groupe. D'ailleurs,
cinq ans plus tard le Baron fera marche arrière avec
"Arma secreta", très 80s et excellentissime.
A noter qu'il a été éditée une version
remasterisée sous le nom de "Noche de rock'n'roll".
Volumenbrutal
- 21.11.2006