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Bang
Tango fait à nouveau parler de lui en cette année
2006 avec la sortie d'un nouvel opus: "From the hip".
Le come-back opéré en 2004 avec l'album suivant
"Ready to go" n'était donc pas occasionnel. On
remarque surtout que le chanteur Joe Leste ne chôme pas
puisque, depuis 2004, il aura sorti 3 albums(2 avec Bang Tango,
1 avec Beautiful Creatures).
Il ne faut pas s'attendre à retrouver le Bang Tango d'antan,
celui qui s'était fait remarquer avec son hard/sleaze funky
teinté de mélancolisme à la fin des 80's.
Surtout que du Bang Tango de l'époque, seul Joe Leste est
resté. Le line-up présent sur "From the hip"
est d'ailleurs lui-même radicalement différent de
celui qui avait officié sur "Ready to go". Cette
fois-çi, Bang Tango opère en tant que quartette.
Que peut-on dire de ce nouvel album de Bang Tango ? Tout d'abord,
on constate que la pochette est on ne peut plus aguicheuse(dans
le sens americain du terme). Avec une pochette comme celle-là,
on se dit que Bang Tango aurait explosé les charts si on
était en 1989. Mais parlons du contenu. Comme il était
plus ou moins suggéré un peu plus haut, il ne faut
pas s'attendre à ce que Bang Tango nous gratifie d'un album
dans la lignée de ses 2 premiers opus. Non, "From
the hip" se situerait plutôt à la croisée
des chemins entre Faster Pussycat, le Bang Tango de 1994(l'album
"Love after death") et Beautiful Creatures.
L'album démarre d'ailleurs sur les boulets de canon avec
"It's all Ok", un titre heavy-rock/sleaze qui dépote,
qui fait headbanguer avec une rythmique incisive, agressive et
une voix par moments déjantée de Joe Leste, "Ain't
nothin' better", une compo heavy-rock en béton armé
ravageuse, tranchante, explosive qu'on peut situer dans la lignée
de Beautiful Creatures, voire Motorhead, puis "Go, go, go",
un mid-tempo Hard US roots et très cru avec un refrain
entêtant, catchy. Avec de telles salves, on est littéralement
abasourdis, laminés. La suite de l'album, si elle est de
bonne facture, n'atteint quand même pas l'excellence du
début. On appreciera quand même "Carry me up",
un mid-tempo mélancolique mi-rock, mi-ballade de bon ton,
même si la fin est pénible avec la voix de Joe Leste
qui devient plaintive, "Mother Mary", un mid-tempo de
haute intensité, à cheval entre les 70's et les
80's, avec des riffs acérés pour soutenir le tout,
le viril "Get use to it" et ses relents "acédèciens".
C'est avec une bonne surprise qu'on retrouve le Bang Tango funkysant
sur le groovy "I'm the one" qui swingue de façon
infernale et rappelle forcément la période 1989-91.
Par contre, la fin de l'album est franchement bâclée
et gâche un ensemble qui était costaud jusque-là.
"Simple" est un mid-tempo sans envergure, peu inspiré
et téléphoné, "One more spin" est
une compo sleaze qui laisse vraiment à désirer car
elle est inachevée et pourrait aisément être
comparée à une face B, tandis que la ballade acoustique
"Angel devil" est mièvre, dépourvue de
la moindre parcelle d'intêret.
Au final, cet album reste quand même globalement bon: les
chansons sont assez directes, brutes de décoffrage, sans
chichi et Joe Leste ne fait pas semblant (sa voix risque cependant
d'en rebuter quelques-uns). L'album dure 31'22 et s'avère
assez facile à digerer. Il est juste dommage que la fin
de "From the hip" soit franchement naze. Quoi qu'il
en soit, même si certains objecteront que cet album aurait
très bien pu être estampillé Beautiful Creatures,
Joe Leste continue de servir la cause du rock n'roll avec conviction
et force (que ce soit avec Bang Tango ou Beautiful Creatures)
et a encore de l'énergie à revendre. C'est en premier
lieu ce que je retiendrai à l'écoute de cet album.
Trendkill - 17.11.2006
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