|
Il
fait bien froid dans le grand nord, cest de notoriété.
Les filles sont triées à la frontière dans
le grand nord, cest de notoriété
quand
on secoue un réverbère dans le grand nord dix groupes
de hard rock en tombent, va falloir sy habituer ! A
limage du réveil matin tintinnabulant et ouvrant
lalbum, amis rockers les BANGKOK BABES vont vous réveiller ! En
fait, nous exagérons à peine et ce nest en
tout cas pas le dernier opus de BANGKOK BABES qui démentira
nos propos. Près de 10 ans après la sortie de leur
précédent opus, on était en droit de sinquiéter
sur le contenu de cette nouvelle production « made
in Norway ». Et bien rassurez-vous amis du sleaze et
du heavy-rock made in Los Angeles tout va bien de ce côté-ci
de lAtlantique. Point dinspiration « tendance »,
point de jeunisme mercantile, les 5 desperados de BANGKOK BABES
résolument fidèles à ce bon vieux rock nroll
nous proposent un album qui naurait pas dépareillé
entre un disque des FASTER PUSSYCAT, de CINDERELLA ou de tout
autre émule de notre si chère scène heavy-glam
de la fin des 80s. Pour la petite histoire retenons que
le groupe a été formé en 1994 par le guitariste
Lars FORSETH et le bassiste Sonny CROW et quil a largement
écumé le circuit des clubs norvégiens avec
succès. Là où aujourdhui, des groupes
comme les BACKYARD BABIES ou les HARDCORE SUPERSTAR nous propose
finalement un rock bien à eux mêlant punk-rock primaire
et euphorie Glam-métal, les membres de BANGKOK BABES puisent
dans le même vivier de références que leurs
homologues américains. Pas étonnant alors de sentir
poindre ici et là des éléments évoquant
tantôt GUNS NROSES (CHRONICAL TRAGEDY et le refrain
du titre 4), POISON (lintro du titre 3 nest pas sans
évoquer lintroduction dUNSKINNY BOP mais la
suite est résolument plus rock nroll)
Quant
à AEROSMITH, si ces vieux briscards cherchent une énième
ballade sirupeuse afin de se remplir le portefeuille quils
sadressent aux BANGKOK BABES. Avec le titre 8, il y a de
quoi faire. Dailleurs si MOTLEY CRUE souhaite également
en profiter, la bande de Nikky SIXX ferait bien de sintéresser
au titre 2. Oubliez par contre IS THAT YOU, je vous invite plutôt
à vous jeter sur WINE où, linspiration dAEROSMITH
est une fois de plus indéniable mais bien plus séduisante.
Gageons que ce titre vous réchauffera le cur à
grand coup de riff dansant et de cuivres enthousiasmants (La guitare
rythmique lorgne carrément du côté de celle
de GET A GRIP). Puis avec la mélancolie caractéristique
de ces excellents groupes du « Grand Nord »,
le titre intitulé LOCKET NCHAIN, nous propose un
sorte de rock nroll cabaret sur fond de slide mélancolique.
Un bon petit coup de bootleneck, à la CINDERELLA, des doigts
qui claquent, une voix vaporeuse et une ambiance « on
est au fond du bar à siroter des sky en jouant au
billard pendant que la radio diffuse des vieilles rengaines immortelles
de blues-rock », nous ne sommes pas très
loin de lesprit des fameux AMERICAN INDIAN DOLL de FASTER
PUSSYCAT ou SIXTEEN TONS de TUFF. Toute cette panoplie, si maîtrisée
quelle soit ne fait-elle pas de BANGKOK BABES, une sorte
de clone des groupes précédemment cités ?
Voilà bien ce que pourrait penser lhomme (
et
la femme dailleurs) qui naurait pas jeter une oreille
sur le hit incontestable de cette année 2003. Le genre
de composition qui vous hérisse le poil, pénètre
au sein de votre colonne vertébrale et vous jette sur la
piste pour remuer du bassin avec la première panthère
venue. Oui ONCE SMITTEN est grandiose, ça doit être
sur ça quon vérifie si les filles savent danser
là-bas ! Petit bémol toutefois, trois ballades
pour un album ne contenant que dix titres, nous aurions quand
même préféré une petite bombe sleaze
rock de plus en guise de cerise sur la gâteau. Alors BANGKOK
BABES ? Un groupe scandinave de plus ? Non, BANGKOK
BABES, une groupe scandinave de plus
à suivre !
Jean-Philippe, mOX, Sylvain - 01/03/2004
|