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Et
bien, et bien !! Après des mois d'attente insoutenable,
et malgré un 1er maxi qui nous avait mis l'eau à
la bouche, le 1er volume d'Avantasia sortait enfin. Ce groupe-projet
de Tobias Sammet, petit génie d'Edguy, annoncé comme
un opera-métal et regroupant la crème du Metal,
avec ni plus ni moins que le retour tant attendu de Michael Kiske.
Alors, alors ??? Musicalement, que dire ? C'est du bon, voire
du très bon !! Après l'intro symphonique de rigueur,
on a droit à un défilé de top-métal.
A noter "Malleus Maleficarum" qui nous plonge bien dans
l'histoire; la ballade "Farewell", un poil en dessous
du reste malgré la présence de Sharon den Adel et
de Kiske, ce titre se rapproche trop de "Land of the
Miracles" (Edguy) notamment sur la fin avec les différentes
voix; "A New Dimension", qui me fait penser à
une musique de Final Fantasy 8 ou 9; et le dernier morceau, "The
Tower" excellent durantprès de 10mn. Côté
prestation des chanteurs, Oliver Hartmann fait des prouesses,
Kai Hansen, David DeFeis et Andre Matos se distinguent par leur
voix si singulière, Rob Rock est un peu trop en retrait,
Sharon den Adel ne chante que sur une chanson. C'est évidemment
Michael Kiske qui retient toute l'attention, quelle joie de l'entendre
"à nouveau" ! Malheureusement, Timo Tolkki ne
joue qu'un rôle minime, dommage,ça aurait été
marrant de le ré-entendre chanter (depuis, c'est possible
avec son album solo).
Conceptuellement, c'est aussi une réussite, et c'est ce
qui m'a le plus bluffé dans cet album. Le livret est très
bien fait, on nous y raconte une histoire passionnante à
la fin de laquelle on n'attend qu'une seule chose : la suite !!!!!!!!
Alors bien sûr, Tobi n'a rien inventé : Arjen Lucassen
avant lui rassemblait des chanteurs et racontait des histoires.
Mais c'est la 1ère fois que des chanteurs se mélangent
et se croisent autant dans les titres.
On peut cependant reprocher à notre petit prodige de s'être
trop accaparé les lignes de chant (son vibrato incorporé
en irritera plus d'un). D'autant plus que la prépondérance
de sa voix sur de tels morceaux fait inmanquablement penser à
du Edguy, mais bon, Tobias or not Tobias... Dans un autre style,
Nikolo Kotzev a mieux réussi cette épreuve en répartissant
plus équitablement les vocalistes tout au long de son rock-opera.
Verdict final pour cette 1ère partie : bien, mais peut
encore mieux faire ! Allez, un 8.5/10 pour la musique et un 9.5/10
pour le concept, ça donne un 9/10 de moyenne !
Olivier - 09.09.2003
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