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The
metal opera part 1 - 2001
The metal
opera part 2 - 2002
Lost
in space Pt. 1 & 2 - 2007
The Scarecrow - 2008
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AVANTASIA
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Style
- Heavy
Metal
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Connexion
- Edguy
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Origine
- Divers
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75/100
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The
Scarecrow - 25.01.2008 - Album
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1.Twisted
Mind
2.The Scarecrow
3.Shelter From The Rain
4.Carry Me Over
5.What Kind Of Love
6.Another Angel Down
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7.The
Toy Master
8.Devil In The Belfry
9.Cry Just A Little
10.I Don't Believe In Your Love
11.Lost In Space |
'Crotte
de crotte, c'est banal'. Telles avaient été mes
premières pensées à l'écoute des deux
EP sortis en Novembre et censés donner un avant-goût
de ce nouvel AVANTASIA, troisième méfait
de notre petit teuton préféré, Tobias
'Tobiiiiiii' SAMMET (cf ma chro des E.P ICI).
C'est donc avec un a priori un poil négatif que j'ai mis
nouvel album d'AVANTASIA dans mon lecteur, éteint
la lumière, fermé les yeux et
me suis laissé
totalement emporter par les onze morceaux qui composent l'album
! Tous les points négatifs présentés dans
la chro des EP (perte de la spécificité musicale
qui faisait d'AVANTASIA un projet unique, morceaux sans
âme, disparition quasi-totale des éléments
symphoniques, nouvelle coupe de cheveux de Tobias
)
n'ont plus aucune valeur ici, car le sieur SAMMET réussit
à nous prendre par la main et nous emmener avec lui dans
son univers. Après tout, Tobi a mûri, sa musique
s'en ressent.
Point de speed symphonique donc ici, mais plutôt un heavy
(très) mélodique, parfois speed, parfois hard rock.
Au niveau musical, The Scarecrow serait à rapprocher
du dernier EDGUY, Rocket Ride, mais ce dernier paraît
réellement médiocre à-côté,
la comparaison s'arrêtera donc là. Twisted
Mind, mid-tempo de plus de 6mn qui débute l'album,
nous emmène dans un univers troublé, sombre, lourd,
et nous force à appréhender AVANTASIA comme
un projet neuf, à faire totale abstraction des Metal
Opera Pt.1&2. Un univers sombre et torturé car
Tobias a décidé de nous narrer une histoire
moins 'clichesque' (selon ses dires) que la précédente.
The Scarecrow raconte, de façon plus ou moins philosophico-psychologique
(et également un poil autobiographique) la vie d'un homme
qui n'éprouve aucun sentiment, si ce n'est ceux procurés
par la musique. Devenant musicien, gloire et reconnaissance seront
mêlés de désillusion et de schizophrénie,
Tobias prenant le soin de laisser l'auditeur dans un suspens
total à la fin de l'album, le deuxième volet de
The Scarecrow ('L'épouvantail') étant prévu
pour 2010.
La pièce maîtresse de cet album est bien entendu
le morceau-titre. Une magnifique intro celtisante, qui annonce
un morceau de heavy mélodique épique (11mn au garrot
tout de même) comme seul Tobias sait les faire. Breaks,
montée en puissance, mister SAMMET nous livre là
un des meilleurs morceaux de sa féconde discographie, bien
aidé il faut le dire par un Jorn LANDE impérial
(dont la voix procure de réels frissons, notamment à
partir de la 9e minute.)
La suite est néanmoins un poil moins convaincante, avec
tout d'abord Shelter From The Rain, morceau speed totalement
inutile avec un Michael KISKE s'auto-parodiant, Carry
me over, ballade modern-rock, que l'on pourrait qualifier
'd'acceptable', et What Kind Of Love', nouvelle
ballade hyper mielleuse dénuée d'émotion,
avec une Sharon DEN ADEL (WITHIN TEMPTATION) assurant
le minimum syndical.
La seconde baffe de l'album arrive finalement avec Another
Angel Down, morceau sur lequel Tobias renoue avec un heavy
speed certes traditionnel mais également des plus convaincants,
et une ligne mélodique très proche d'EDGUY,
période Hellfire Club.
S'ensuit The Toy Master, au riff un poil arabisant,
très obscur, heavy, industriel, qui annonce un morceau
magistral, magnifiquement porté par un Alice COOPER
qui s'en donne ici cur joie dans un univers qui lui est
familier. L'alternance riff très sombre/refrain hyper mélodique
nous donne ici un des meilleurs morceaux jamais composés
par Tobias SAMMET.
Le troisième réel morceau speed de l'album, Devil
In The Belfrey est également très convaincant,
et offre une agréable pause 'pas prise de tête' après
The Toy Master.
Tobias a voulu faire un effort avec la troisième ballade
de l'album, Cry Just A Little, en composant un morceau
à la MAGNUM pour son ami Bob CATLEY, venu
pousser la chansonnette. Une petite naiserie sympathique mais
assez peu marquante.
I Don't Believe In Your Love, avec un Rudolf
SCHENKER aux guitares et Oliver HARTMANN au chant,
est un morceau typiquement hard mélodique, au riff et couplets
sympathiques, mais qui souffre d'un refrain un peu faiblard.
L'album se conclue avec un morceau qui a beaucoup fait parler
de lui, Lost In Space. Pop metal ? Hard pop ? L'étiquette
importe peu, car ce morceau tubesque, le plus court de l'album,
offre à The Scarecrow la meilleure des conclusions
possibles. Riff plombé, intermède planant, refrain
immédiatement mémorisable, ce morceau ne donne qu'une
envie : découvrir The Scarecrow Pt.2.
Musicalement, il y a donc à boire et à manger dans
ce nouvel album d'AVANTASIA. Les puristes du Metal Opera
Pt.1 & 2 condamneront Mr SAMMET pour hérésie,
les autres reconnaîtront que The Scarecrow est l'uvre
d'un homme qui a réussi à se transcender pour livrer
un album novateur, personnel et digne de son talent. C'est en
tous cas un album unique et original. En deux mots : rare et précieux.
Gegers
- 26.01.2008
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Musiciens:
Tobias Sammet (Voix, Basse)/ Sascha Paeth (guitares)/ Eric Singer
(batterie)/ Michael Rodenberg (claviers)/ Henjo Richter (Lead
guitare)/ Amanda Somerville (voix)/ Jorn Lande (voix)/ Michael
Kiske (voix)/ Alice COOPER (voix)/
Rudolf SHENKER (guitare) /
Producteur:
Sascha
Paeth
Label: Nuclear Blast
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