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A
l'écoute, on serait tenté de croire que l'origine
du groupe se situe en territoire scandinave ou allemand.
Or, il n'en est rien. ANTHROPIA est bel et bien de chez
nous. La deuxième surprise provient de la qualité
de l'album, tant au niveau de la production que des compositions.
Et enfin, dernière originalité, le concept de l'album,
qui invite l'auditeur à un voyage dans l'espace. Car il
s'agit bien d'un concept album, fondé sur la réincarnation.
Dès
l'intro, Incarnation nous plonge dans l'histoire de l'âme
#COTDM-52899, envoyée sur Terre pour atteindre le Paradis,
et de sa séparation douloureuse d'avec son âme-sur
#N?X-7237. Les chants, masculin et féminin, se succèdent,
narrant l'histoire, faisant évoluer le conte vers l'inévitable
dénouement.
Comme dans tout concept album, il est impossible de dissocier
les morceaux, tant ils sont imbriqués les uns dans les
autres, fils conducteurs de la narration fabuleuse. Toutefois,
Take Me Home semble sortir un peu du lot, en donnant
au voyage un rythme légèrement teinté de
Pop. Question
compos, il n'y a rien à redire : l'ensemble est posé,
sans lourdeurs, qu'il s'agisse des touches ponctuelles de clavier,
ou du chant féminin, bien éloigné des chants
lyriques qui finissent souvent par lasser. L'épilogue
Breeze In The Leaves nous rappelle que le groupe
est français, avec le texte parlé de Hugues.
Les paroles sont poétiques, mais
si les Anglo-saxons
adoreront cette partie " so frenchy ", la Française
que je suis est déçue. Je trouve la voix de Hugues
LEFEBVRE plus agréable en langue anglaise, probablement
du fait que, proche de celle de Kai HANSEN, elle manque
de profondeur dans les graves.
Si ce n'est ce minuscule détail, je recommande l'album
à toutes celles et tous ceux qui ont envie de s'évader,
en découvrant un Métal progressif accessible et
néanmoins sacrément créatif, doublé
d'une fable originale.
Jackie - 10.04.2009
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