Après
un précédent album tout à fait remarquable,
il paraissait difficile et périlleux pour les Canadiens de
donner une suite digne du niveau de "Alice in hell".
On remarque que l'instabilité chronique du personnel chez
Annihilator a conduit à un complet renouvellement du line-up
: seul demeure Jeff Waters, principal compositeur et tête
pensante du groupe, qui n'a pas renoncé aux structures alambiquées
et aux riffs très recherchés qui sont sa marque de
fabrique. Ce qui l'amène inévitablement à s'entourer
de musiciens dont le niveau technique est élevé.
Toujours fidèle à ses aspirations initiales, Annihilator
nous régale un fois encore de son techno-thrash généreux.
L'effet de surprise ne joue bien évidemment plus dans une
mesure aussi grande que sur leur premier album qui fut un véritable
électrochoc, toutefois "Never neverland" n'en demeure
pas moins un excellent album qui contient nombre de morceaux de
bravoure : "Imperiled eyes", "Phantasmagoria"
(titre sorti initialement sur leur première démo et
ré-enregistré pour l'occasion), "Reduced to ash"
ou encore "The fun palace. La musique impressionne toujours
autant par sa parfaite cohésion et sa rigueur d'exécution.
On ne peut donc relever aucun morceau "faible". De plus,
le chant est nettement meilleur que sur l'opus précédent
: Coburn Pharr (ex Omen), plus expérimenté que son
prédécesseur, a pris les commandes du micro avec son
timbre puissant et chaleureux.
Une performance à saluer. Steph |