Après
un bon 1er album ("Last of a dying breed") en guise de
carte de visite, suivi d'un EP ("Six Pack: songs about drinkin'
and fuckin' ") destiné à faire patienter les
fans, American Dog revient à la charge en ce début
d'année 2003 avec "Red white black and blue".
Pour ceux qui ne connaissent pas, ce groupe americain opère
en tant que trio et joue un hard-rock percutant, influencé
par AC/DC et Mötorhead. Comme groupe plus récent, American
Dog se rapprocherait musicalement de Nashville Pussy.
Pour ce nouvel opus, le Chien Americain affirme sa volonté
d'évoluer et met les bouchées doubles en variant davantage
sa musique, sans pour autant se compromettre. Ainsi, on trouve sur
cette galette des titres speed et très rentre-dedans comme
"Dog will hunt", "Swallow my pride", "Hear
me howlin' "; des mid-tempos heavy et énergiques tels
que "Shitkicker", "Blame it on the booze", "I
keep drinkin' (you're still ugly"), ainsi qu'un titre hard-boogie
("Can't throw stones") dont le refrain ressemble à
celui de "TNT" d'AC/DC.
Ceci dit, la principale nouveauté du côté de
American Dog, c'est la présence de 2 ballades ( qui durent
plus de 6 minutes): "Glad it's over" possède un
feeling incroyable (écoutez un peu les solos du guitariste
Steve Theado sur ce titre pour vous en persuader !) et "Can't
stop the rain", très orienté rock sudiste et
blues, qui s'achève sous la pluie et l'orage. Sur ce plan-là,
belle réussite en tout cas...
Autres titres particuliers: "Bullshit ! (Goddammit)",
une chanson courte à la guitare acoustique qui est en fait
une plaisanterie aux consonances country/blues sur laquelle on entend
des rots, des fous rires et quelques aboiements de chiens. A prendre
au second degré, ce titre prouve que ce trio a le sens de
l'humour. "A new evil", un mid-tempo heavy-rock de 7 minutes
qui figure en bonus sur le pressage français, parachève
cette galette en donnant le frisson.
American Dog a réussi son pari artistique en délivrant
là un album solide et plus abouti que son predecesseur. Le
chanteur/bassiste Michael Hannon module davantage sa voix et ses
progrès y sont évidents (notamment sur les 2 ballades),
tandis que le guitariste Steve Theado fait montre d'un jeu solide
et sans faille.
Bref, un pallier supplémentaire a été franchi.
Trendkill - 20/05/2003 |