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Enregistré
au Mexique pendant la tournée de Last Temptation, A Fistful
of Alice fait office de best of live, faisant parfaitement la
jonction entre passé et présent. Mr Vincent Furnier
a encore la pêche pour un homme qui approche les 60 ans.
L'hymne de Waynes World, Feed my Frankenstein, le très
FM Poison au refrain succulent, ou le plus récent Lost
in America, aux forts relents Gun's 'n' Roses (normal, Slash est
invité sur ce titre), tous ces titres sont parfaits pour
une mégateuf réussie.
L'unique
inédit de l'album, Is anyone home ?, mi-acoustique, mi-électrique,
sonne très pop, et est en tout point remarquable. Je préfère
largement ce style à celui qu'Alice empruntera plus tard
sur Brutal Planet.
Pour
les vieux classiques de l'âge d'or des années 70,
Alice Cooper ne les chante plus avec la même verve qu'autrefois.
Mais ses musiciens derrière les ont modernisé et
redynamisé. Le choix de jouer des classiques comme I'm
eighteen ou Teenage lament '74 est tout de même contestable,
ces titres sont d'une banalité à faire palir le
dernier des beaufs ricain accoudé au bar du coin. Jouer
2 ballades (I never cry et Only woman bleed) est un peu excessif
aussi, il y en a une de trop.
Tout
ça ne fait pas le poids face aux superbes moments de rock
'n' roll que représentent School's out, Under my wheels,
No more Mr Nice Guy et surtout LE classique d'Alice Cooper : Elected
! Il ne faut pas non plus occulter les morceaux théâtrales
et épiques de son répertoire, avec Desperado et
le presque prog Welcome to my nightmare. A fistful of Alice reste
le best of live parfait, indispensable aussi bien pour les fans
que pour ceux qui souhaitent se lancer dans l'aventure. Et après
ça, une seule chose à faire : se procurer en vitesse
les albums des années 70.
David
- 22/08/2003
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