DISCOGRAPHIE

Aerosmith - 1973

Get Your Wings - 1974

Toys in the Attic - 1975

Rock - 1976

Draw the Line - 1977

Live Bootleg - 1978

Night in the Ruts - 1979

Rock in a Hard Place - 1982

Done with Mirrors - 1985

Classics Live! - 1986

Permanent Vacation - 1987

Pump - 1989

Get a Grip - 1993

Nine Lives - 1997

A Little South of Sanity - 1998

Just Push Play - 2001

Pandora's Box - 2002

Honkin' On Bobo - 2004


Rockin' the joint - 2005
AEROSMITH

Style - Hard rock/Rock
Connection -
Formé en 1970
Origine - Etats-unis

Just Push Play - 2001 - Album
1. Beyond Beautiful
2. Just Push Play
3. Jaded
4. Fly Away From Here
5. Trip Hoppin'
6. Sunshine
7. Under My Skin
8. Luv Lies
9. Outta Your Head
10. Drop Dead Georgeous

11. Light Inside
12. Avant Garden
Après Let the music do the talking, Just Push Play…Encore une invitation difficile à refuser, n’est ce pas ? Comme bon nombre de fans d’Aerosmith, j’ai guetté l’arrivée de leur nouvel album, allant jusqu'à harceler quotidiennement mon disquaire favori. Le moins que l’on puisse dire c’est que la publicité accompagnant l’événement a été réduite à son plus strict minimum. Peu, pour ne pas dire pas, de passage télé (cela dit qui est aujourd’hui en mesure d’accueillir convenablement le groupe depuis la disparition de NPA ?) et quelques rares annonces – presse. Peu de choses à se mettre sous la langue finalement ! Sans doute une conséquence de la signature du groupe sur le label Sony music. Après moult inquisitions me voici donc en possession du précieux disque. Rose ?! Cela devient une vraie manie ! Curieuse pochette quand même ! Il y a un je ne sais quoi de rétro dans l’emballage. Quelque chose de très 80’s revu à la sauce d’aujourd’hui. Nous avons tous déjà vu cette « Marilyne électronique », au moins une fois. Très sexy tout de même, suffit sans doute de dégoter son petit bouton « play »1 quant au reste il est réservé aux plus de dix-huit ans !!! Bref, et pour plagier notre bon vieil adage : le plumage se rapporte t-il au ramage ?
Il suffit de placer la galette dans son manège à bruit favori… on vous l’a déjà dit : Just Push Play ! Cela dit avant d’entreprendre l’écoute de l’album je jette un œil distrait sur le nombre de titres qu’il comprend. Treize, oui je sais c’est sympathique et très « mystique des chiffres ». Mais treize c’est trop ! C’est très personnel et j’ai sans doute été marqué par l’incommensurable quantité d’albums 70’s dont je me suis délecté au cours de mon adolescence mais je suis convaincu qu’un album de plus de neuf titres est indigeste. C’est la porte ouverte à un amoncellement inutile de ballades sirupeuses que je ne peux me résoudre à apprécier… (cinq en l’occurrence sur cet album) que voulez-vous on ne se refait pas : Once a rocker always a rocker ! Nous reviendrons sur la question des ballades ultérieurement car mon premier réflexe est toujours le même lorsque j’acquiers un album de rock et plus particulièrement lorsque je viens de me procurer une galette d’Aerosmith. Je ne peux m’empêcher de confronter mon appareil auditif aux riffs les plus acérés et aux rythmiques les plus chaloupées. Et bien cela commence plutôt bien avec Beyond Beautiful et son introduction exotique (gageons qu’elle sera plus longue et plus mystérieuse en concert !) qui n’est pas sans rappeler Sweet taste of India et les expérimentations les plus « zeppelliniennes » du groupe. (Bien sûr un album d’Aerosmith n’est pas tout à fait la même chose qu’un enregistrement de Ravi Schankar, mais ces arpèges de Cithare parsemées ici et là donnent une note rafraîchissante aux derniers albums du groupe de boston). Vient ensuite le morceau qui donne son titre à l’album. Une espèce de duo entre Steven Tyler et… Steven Tyler teinté « rétro-futuriste ». Et oui Aerosmith ne vit pas dans un cocon. Tant pis pour les puristes et tant mieux pour nous. La musique du groupe n’a jamais été aussi « électronique ». Entre deux riffs plombés, science parfaitement maîtrisée, le groupe défie les formations les plus en vues en parsemant ici et là quelques samples et quelques scratches. Ecoutez la formidable intro de Outta your head où Tyler rappe tandis que Joe joue les fans de Black Sabbath (très tendance ça Black Sabbath !!!). On sent que le groupe s’est vraiment amusé en studio et ce n’est pas pour rien qu’il a très largement participé à la production. Ce morceau est carrément incroyable. La créativité du groupe s’y exprime sans limite. En effet, véritable invitation au voyage, le morceau oscille constamment entre violence urbaine et mélodie orientale. Drop dead Gorgeous confirme cette envie de jouer les sorciers de studios. Bien sur ceci n’est pas tout à fait nouveau dans la carrière du groupe. En effet, depuis que ce dernier dispose des faveurs des labels autrement dit depuis 1975 et l’enregistrement de Toys in the Attic, le groupe n’a eu cesse d’explorer les possibilités offertes par les studios mis à leur disposition sans pour autant tomber dans l’indigeste débauche électronique des groupes progressifs. Il suffit de se replonger dans la discographie du groupe et de réécouter par exemple Rats in the cellar, prelude to joannie, the movie etc. pour s’en convaincre. Joe interprète également quelques couplets… preuve que l’ambiance était plutôt bonne. Tom fait gronder sa basse comme jamais quand débute Ligth Inside. A la manière de Crash et de Nine Lives ce titre interprété avec urgence est l’expression la plus rock n’roll de ce qu’Aerosmith est encore capable d’écrire. Cette une version punk de ce que jouaient les yardbirds dans les 60’s… so exciting ! Et oui, comme l’explique très bien Lemmy « c’est pas parce qu’on écoute les trucs à la mode que l’on doit avoir la mémoire courte ». Just push play est l’exemple même de l’album construisant un pont entre hier et aujourd’hui. C’est un peu Limp Bizkit qui rencontre John Lennon. D’ailleurs, le fantôme de ce dernier est de plus en plus présent sur les derniers albums des cinq de Boston. Le magnifique thème musical qui illustre les morceaux Sunshine et Face emprunte irrémédiablement à l’héritage orchestral laissé vacant par les quatre de Liverpool Ecoutez bien les cordes, so british isn’t it ? Elles racontent à elles seules l’histoire de cinq petits gars devenus des stars incontournables du rock n’roll et qui malgré quelques écueils sont encore capables de sortir, 28 ans après le début de leur carrière un album susceptible de botter le cul de plus d’une formation actuelle. Le tout emballé dans un beau paquet rose bourré d’énergie.
Mox - 19/04/2003
Steven Tyler-Chant/Joe Perry-Guitare/Brad Whitford-Guitare/Tom Hamilton-Basse/Joey Kramer-Batterie

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