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Aller,
on va commencer très fort la chronique en disant que Predator
n'est pas le pire album de la reformation d'Accept. Il y a même
des chansons très intéressantes au début
du disque. Accept semble retrouver le goût pour un heavy
metal plus mélodique, avec des harmonies à la guitare
(sur Making me scream) qui manquaient cruellement sur Death Row.
Hard Attack est très efficace, elle sonne comme du Ac/dc
et fait déjà figure de classique, même Udo
la reprendra plus tard avec son groupe en solo. Crossroads est
également magnifique, c'est le meilleur titre de l'album
et le seul vraiment novateur (il y a au moins un morceau novateur,
c'est déjà pas mal vu que c'était pas gagné
d'avance). Ce morceau possède un refrain de toute beauté,
refrain qui est ensuite repris en guitare sèche façon
flamenco à la fin, ça vaut la peine de s'y attarder.
Pour
le reste, Accept semble revenir légèrement en arrière
dans les années 80, sur quelques titres très entraînants
(Don't give a damn et le speed Crucified) et c'est plutôt
une bonne chose. Chose curieuse aussi, Wolf Hoffmann partage le
chant avec Udo sur la plupart des titres. Les deux s'alternent
les couplets et les refrains, et ça rend assez bien. Mais
j'aurais préféré voir Udo chanté (enfin
braillé plutôt) sur tout l'album.
Mais
sur l'autre moitié de l'album, Accept reste ancré
dans le trip moderne de Death Row, en alternant l'anecdotique
et le médiocre. C'est dommage car certains titres de Predator
tiennent la route et laissaient penser qu'Accept était
revenu vers du bon son. Predator est à ce jour le dernier
album d'Accept, le groupe décidera de se séparer
après la tournée qui suivra, symbolisant la fin
d'un pionnier du heavy metal allemand.
David F - 22/08/200
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