·
Alors ça y est, 5 années après le S/T,
Angel In Disguise est dans les bacs
.
C'est long 5 ans non ?
Olivier:
C'est vrai, ça peut paraître long 5 ans, mais
si on y regarde de plus près, en 5 ans pas mal de
choses se sont passées. Pour commencer et ce n'a
pas été le plus simple, nous avons dû
intégrer une vraie section rythmique car lors de
l'enregistrement du premier album, nous n'avions ni batteur,
ni bassiste. Et la recherche n'a pas été simple
avant de trouver les musiciens qui nous conviennent tant
d'un point de vue musical que d'un point de vue humain.
Avant d'intégrer Nico (basse) et Benji (batterie),
nous avons travaillé avec plusieurs personnes avec
plus ou moins de succès. Nico et Benji ont dû
apprendre le répertoire, tout en travaillant les
morceaux qui allaient figurer sur " AID ". En
fait nous avons mené de front, l'intégration
de la section rythmique, la composition puis l'enregistrement
d' "AID " et enfin nous avons aussi tourné
pour la promo du premier album et monté un nouveau
set pour être prêts à la sortie d ' "
AID ".
·
Entre temps vous avez choisi un nouveau manager, comment
cette idée s'est elle imposée ?
Olivier:
Pour bien comprendre la démarche du groupe, il faut
remonter à la sortie de notre premier album. A cette
époque, nous n'avions pas de réel manager.
C'était notre label qui s'occupait de nous trouver
les dates. Le label manager était donc aussi le "
pseudo manager " du groupe, ce qui avec le recul n'est
vraiment pas une bonne chose. Il est incompatible de concilier
les intérêts de son label et celui d'un des
groupes faisant partie de son catalogue. Le but d'un label
étant, quoi qu'on en dise, de faire de l'argent et
cet argent qu'on le veuille ou non se fait quand même
au travers des groupes. Quand on est à la fois impliqué
dans le groupe et dans le label, des dérives peuvent
vite voir le jour. Nous avons donc souhaité trouver
un nouveau label pour sortir notre second album. Changer
de label, c'était aussi pour nous couper tous les
ponts avec le passé et repartir sur des bases plus
saines.
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Pour
cela, il nous fallait quelqu'un qui croit vraiment dans
ce que fait le groupe, qui ai des compétences relationnelles
et des connaissances dans le milieu du hard rock. En même
temps, nous ne voulions pas travailler avec des personnes
faisant déjà partie du circuit. En fait nous
voulions travailler avec une personne qui nous ressemble.
Une personne qui soit professionnelle dans sa démarche,
même si elle ne vit pas de la musique et surtout passionnée.
Notre manager actuel (ndlr : JoeHell) rempli toutes
ces conditions et fait vraiment du très bon boulot.
Nous espérons vraiment que cette collaboration pourra
durer dans le temps.
·
Son travail a porté ses fruits car vous avez signé
un deal avec Artist Service/ Music Buy Mail, Contents de
ce deal après quelques mois ? Olivier:
Comme je te l'ai dit, Il a fait un très bon boulot
car trouver un deal comme celui-ci n'est vraiment pas simple
compte tenu de la situation actuelle dans l'industrie du
disque. Et puis ça n'est pas tous les jours qu'un
groupe a l'opportunité de signer avec ce genre de
label. Quelques mois sont passés depuis la sortie
d' " AID " et pour l'instant nous n'avons pas
à nous plaindre du travail effectué par le
label. La promo a été faite sérieusement
et nous sommes relativement bien distribué. L'ensemble
du travail fourni de la part du label pour la sortie de
cet album a été sérieux et professionnel.
·
Quelles sont les implications ou obligations d'un deal de
ce type ? Olivier:
En fait le type de deal que l'on a signé avec Artist
service / Music Buy Mail (ndlr: ancienne équipe
de l'ancien Label allemand MTM) est assez peu contraignant
pour nous car il ne porte que sur de la distribution. Le
label ne s'occupe que de la promo et de la mise en bacs.
Ce type de contrat nous convient tout à fait car
la production, l'enregistrement et la fabrication des CD
étant faits par nos soins, le groupe reste intégralement
propriétaire de sa musique.
·
Parlez nous d'A.I.D.. Quel en a été le mécanisme
de création ? Qui écrit et dans quel ordre
s'il y en a un ?
Olivier: Chez ShannoN, le mécanisme de composition
est le suivant. Le plus souvent, Patrice arrive avec un
riff ou un morceau un peu plus structuré. Il l'enregistre
avec une basse et une batterie témoin, ce qui donne
déjà une petite idée de comment pourrait
sonner le morceau. Ensuite nous travaillons à trois
avec Thierry et Patrice. Nous retravaillons la structure
du morceau, nous composons les lignes de chant, nous travaillons
les arrangements et enfin Patrice compose le solo. Puis
vient le tour des textes. Nous présentons le travail
à Nico et Benji qui, en partant de cette base composent
leurs parties respectives. C'est aussi le moment ou chacun
peut donner ses idées sur le morceau. Même
si les morceaux se composent essentiellement à trois,
tout le monde peut à tout moment intervenir. Nous
avons cette façon de fonctionner depuis le début
et ça fonctionne bien comme ça alors on garde
cette formule. Maintenant ça n'empêche pas
que quelqu'un puisse apporter un morceau si, il le désire.
·
Beaucoup d'invités sur ce nouvel album. Comment ce
choix s'est fait, et pourquoi eux ?
Olivier:
On ne va pas se raconter d'histoires, le fait d'avoir des
invités sur un album est un plus indéniable
pour un groupe, surtout quand il s'agit d'invités
comme ceux qui figurent sur " AID ". Bien sur,
nous avons ciblé des artistes dont nous apprécions
le travail, mais à l'arrivée ceux qui sont
présents sur l'album sont des artistes qui ont accroché
à la musique de ShannoN. Ces collaborations se sont
faites plutôt dans un esprit amical plutôt que
business. J'ai vraiment ressenti des mecs qui avaient envie
de filer un coup de main parce qu'ils appréciaient
notre musique, sans rien attendre en retour.
·
Le duo avec Renaud Hantson notamment, comment vous est venue
cette idée ?
Olivier:
En fait ce duo a failli ne jamais exister. Au départ
quand nous sommes entrés en contact avec Renaud,
il était juste question qu'il fasse quelques choeurs
sur certains morceaux mais pas plus. Et va savoir pourquoi,
alors qu'il était dans sa voiture et qu'il venait
pour enregistrer ses parties de chant, il s'est dit qu'un
duo sur "On & On " pourrait être intéressant.
De notre côté, nous avions aussi eu cette idée
sans vraiment lui en parler, alors quand il a abordé
le sujet, nous avons sauté sur l'occasion.
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· Vous avez à mon sens durci le ton pour cet
album, tout en gardant bien entendu ces lignes mélodiques
qui sont votre crédo. Est-ce un choix délibéré
ou bien un résultat de la production, très
bonne en passant ?
Olivier:
C'est le fruit d'une évolution naturelle. Lorsque
nous composons, nous ne nous posons pas de question sur
comment doivent sonner les morceaux. C'est vrai qu'entre
les deux albums, le son du groupe s'est durci de même
que les compositions sont plus directes et les rythmiques
plus heavy. Le bon travail de production n'est sans doute
pas étranger à ce changement. Je crois tout
simplement qu' " AID " est le reflet de ce qu'est
ShannoN aujourd'hui.
·
Deux pages d'itw dans Rock Hard par exemple, assorties d'une
chronique très favorable, à ce moment là
se dit on : notre musique et notre travail sont reconnus
par les pros?
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Olivier:
Je ne vais pas cracher dans la soupe, avoir ce genre de chronique
et une interview de deux pages dans un magazine qui est aussi
lu que Rock Hard est un plus en terme de promotion pour un
groupe. Cela permet d'être plus " visible "
auprès d'un public que n'aurait peut être jamais
entendu parler de ShannoN. C'est aussi une forme de reconnaissance
et c'est gratifiant pour un groupe, même si ce n'est
pas un but en soi. Maintenant, nous ne négligeons aucun
media, que ce soit la presse nationale comme Rock Hard ou
la multitude de fanzines ou webzines qui s'intéressent
au hard rock. Tous ont leur importance et nous avons besoin
de tout le monde pour défendre notre musique préférée
qui est si souvent oubliée.
·
Les diverses chroniques lues sur le net sont globalement particulièrement
positives, en France comme à l'étranger. Le
résultat d'un gros travail, et aussi un beau cadeau
pour le 10ème anniversaire du groupe.
Quel regard portez vous sur ces 10 ans ?
Olivier
: Quand on regarde en arrière et qu'on fait le point
sur les dix années d'existence du groupe, on se dit
que c'est une belle histoire, avec comme dans toutes les histoires,
ses bons moments et ses moins bons aussi. Dans cette aventure,
ce qui a toujours soudé le groupe c'est une foi inébranlable
dans notre musique, la volonté de faire les choses
le plus professionnellement possible, le parti pris d'optimiser
au maximum les moyens dont nous disposions et les liens humains
qui unissent chacun des membres de ShannoN. ShannoN, avant
d'être une aventure musicale, est une vraie aventure
humaine. Comme je te l'ai dit précédemment,
l'aspect humain est primordial chez nous. C'est d'ailleurs
pour cela que nous avons eu du mal à trouver une section
rythmique qui nous corresponde. Après d'un point de
vue strictement musical, le fait d'avoir eu l'opportunité
de sortir deux albums et de jouer avec des artistes comme
Pink Cream 69, Axxis, Jeff Scott Soto, ou Gotthard est une
expérience excitante et enrichissante, car après
tout c'est quand même pour ça qu'on fait de la
musique. En résumé, en dix ans d'existence ShannoN
a vécu plein de bonnes choses et nous espérons
encore en vivre d'autre dans ce dix prochaines années.
·
Les compos d'AID me semblent largement taillées pour
la scène, dans leur construction et aussi par le fait
que les mélodies sont enlevées et les refrains
sont mémorisables, donc un point fort pour une prestation
scénique. Avez-vous composé dans l'optique de
la scène ?
Olivier
: Absolument, nous partons du principe que si un morceau est
efficace sur scène, il sera efficace sur disque. Nous
attachons beaucoup d'importance à ce que les morceaux
que nous proposons sur scène puissent être le
plus accessible possible pour le public, même s'il n'a
jamais entendu notre musique auparavant.
·
Ces bonnes retombées à l'étranger vont-elles
vous permettre d'aller placer quelques dates hors de nos frontières
? Et aurons nous le plaisir de vous voir arpenter notre beau
pays ??
Olivier
: Pour le moment nous n'avons pas de dates prévues
à l'étranger, mais nous restons à l'affût
d'opportunités qui se présenteraient. Pour ce
qui est de la France, nous avons fait quelques dates depuis
la sorties de l'album et nous en avons quelques unes de prévues
dans les prochaines semaines. Maintenant, en France, il est
de plus en plus difficile de trouver des dates ou tu peux
jouer dans des conditions correctes. Malheureusement cela
est valable pour ShannoN comme pour les autres.
·
Votre prestation au dernier Raismesfest a été
remarquée, l'envie d'y revenir, mais sur la grande
scène cette fois vous titille t'elle ?
Olivier:
Bien sur, c'est toujours une super expérience que d'être
à l'affiche de ce type de festival. Lorsque nous avons
joué pour l'édition 2007 du Raismesfest, nous
avons été programmés sur la scène
découverte et nous en gardons un très bon souvenir,
même si nous avons dû faire face à quelques
problèmes techniques. A cette époque, notre
deuxième album n'était pas encore sorti, nous
ne pouvions donc pas prétendre à jouer sur la
grande scène. A présent, " AID " est
sorti et si l'occasion se représente c'est avec grand
plaisir que nous reviendrions jouer à Raismes. Et si
c'était sur la grande scène cette fois-ci, ça
serait encore mieux
·
Nico et Benji viennent d'une autre famille musicale que le
Hard Rock, leur apport permet elle de donner une autre couleur
à la rythmique de ShannoN ?
Olivier
: C'est évident, Nico et Benji ont une approche de
la musique un peu différente de la notre. Nico vient
de la scène rock / funk / jazz, tandis que Benji vient
de la scène rock, mais a aussi joué plein d'autres
choses. Ca peut paraître étrange pour un groupe
de hard rock d'avoir un section rythmique venant d'autres
horizons, mais ça permet d'aborder les morceaux un
peu différemment de ce que des musiciens estampillés
" Métal " auraient fait. Nico et Benji attachent
beaucoup d'importance au " groove " des morceaux.
Ils jouent ensemble depuis des années et se connaissent
donc parfaitement, et ça compte énormément
quand on travaille la mise en place des morceaux.
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·
La pochette d'AID est superbe, c'est une légère
évolution dans les couleurs de celle de World Of
Desire votre démo 5 titres, démo que beaucoup
on perçu comme un vrai EP d'ailleurs.
Qui est le créateur de ces pochettes ?
Olivier
: La personne qui se cache derrière la pochette de
ce deuxième album s'appelle Marc Leroy. Ce mec est
bourré de talent et nous espérons encore travailler
avec lui longtemps. Pour en revenir à " word
of desire ", la démo que tout le monde a pris
pour un EP, elle ne devait servir qu'à démarcher
les labels en vue de la signature d' " AID ".
De nombreuses personnes nous ont dit qu'il serait intéressant
de la commercialiser car le premier album était déjà
sorti depuis presque quatre ans et que les fans du groupe
attendaient. Nous l'avons donc mis en vente sur notre page
myspace sans trop communiquer autour. A notre grande surprise,
cette démo s'est vraiment bien vendue. Ca nous a
permis aussi de voir que le public était en attente
du nouvel album. De fil en aiguille, cette démo a
été chroniquée et s'est transformée
un peu malgré nous en EP.
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Parlons aussi de votre futur. Avez vous commencé
à composer pour le prochain opus ?
Olivier
: Oui, le travail de composition a déjà débuté.
Nous avons à ce jour une dizaine de morceaux, même
si tous ne sont pas finalisés
·
2008 semble être une année phare pour le Hard
Mélodique.
Votre album bien entendu, mais aussi le House Of Lord, White
Lion, Whitesnake, Work Of Art, Harem Scarem
et beaucoup
d'autres dans ce registre. Après une très
forte " poussée " de métal extrême,
une profusion de groupe de Speed Power, votre style de prédilection
semble reprendre une place sur le devant de la scène.
Qu'en pensez vous ?
Olivier
: Oui effectivement, il semblerait que le hard mélodique
revienne tout doucement sur le devant de la scène
et c'est une très bonne chose. Ce revival laisse
augurer des jours meilleurs pour les amateurs de mélodie.
Quand on fait le point sur ce qui s'est passé ces
dix dernières années, il était évident
que le la roue tournerai un jour ou l'autre. Il y a eu une
telle hégémonie du métal brutal, presque
jusqu'à l'overdose, qu'à un moment une partie
du public reviendrait vers quelque chose de moins extrême.
·
Pareil pour la scène française. Soit avec
le retour de groupes issus des années 80, soit avec
l'émergence de nouveaux combos, il semble que le
hard rock hexagonal redresse la tête et suscite de
l'attention, du public et aussi des médias. Et quelque
soit le style dans lesquels les groupes évoluent.
Olivier
: Oui, la scène française relève la
tête. On voit revenir des anciens groupes comme Blasphème,
Still Square, ADX et biens d'autres. Ca me fait bizarre
de réentendre ces groupes que j'écoutais quand
j'étais adolescent. Mais ce qui retient le plus mon
attention, c'est l'émergence d'une nouvelle scène
hard française avec des groupes de qualité.
J'espère que cette nouvelle vague ne reproduira pas
les erreurs du passé en passant son temps à
dénigrer les autres groupes car l'époque n'est
plus la même et aujourd'hui, compte tenu du contexte
actuel, nous devons nous serrer les coudes pour faire vivre
notre style musical en France et prouver que le métal
français est viable, y compris à l'international.
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·
La France n'est pas un pays de festivals, cependant le Hellfest
et le Raismesfest sont de belles réussites, avec de
belles fréquentations et une pérennité
qui semble s'installer.
Le France Metal Festival de janvier dernier à l'Elysée
Montmartre a été une réussite avec une
affiche plutôt tournée vers le passé.
Quel est votre sentiment sur ces sujets ?
Vous allez participer au prochain avec une affiche moins "
rétro ". Contents ?
Olivier
: C'est vrai qu'en France les festivals ne sont pas légion,
c'est d'ailleurs pour cela qu'il faut encourager toutes les
initiatives visant à organiser de tels rassemblements.
Quand les affiches sont intéressantes, le public suit.
Il y a donc un public pour le hard en France contrairement
à ce qu'on pourrait croire. Lors de la dernière
édition du France Métal Festival, l'affiche
faisait la part belle aux groupes des années 80/90,
certains auraient aimé voir des groupes de la nouvelle
scène française, mais pour attirer du monde
et pérenniser ce festival il fallait passer par là.
Personnellement, j'ai trouvé ça très
sympa de revoir tous ces groupes. Cette année l'affiche
est moins rétro et elle donnera la possibilité
à des groupes de la nouvelle scène hard de jouer
dans de bonnes conditions et de faire découvrir leur
musique. Pour notre part, nous serons présents et nous
nous en réjouissons. Il y a tellement peu d'occasion
de célébrer le hard français que quand
une se présente nous n'allons pas bouder notre plaisir.
·
Une question pour Benji : lors de la dernière ITW tu
nous disais devoir acquérir la technique de la double
pédale. Apparemment, à l'écoute d'AID
c'est chose faite. Pas trop difficile cette évolution
dans ton jeu ??
Olivier
: Comme tu as pu t'en rendre compte, Benji a travaillé
dur pour acquérir une technique qu'il n'avait jamais
explorée auparavant. Le résultat est plutôt
réussi, mais c'est un bosseur et quand il veut quelque
chose il se donne les moyens d'y arriver.
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· En cette première décennie du 3ème
millénaire le net a pris une grande place dans le paysage
musical. Les groupes ont tous des sites, des MySpace, ou sont
présents sur Facebook.
Il y a le téléchargement pirate qui peut nuire
aux majors ou aux artistes, mais en même temps le net
n'est il pas devenu un magnifique outil de travail finalement
? Pour la promo, pour le buzz, pour se rapprocher des fans
et être aussi un outil de vente.
Olivier
: Internet est une arme à double tranchant. C'est un
merveilleux outil de promotion pour un groupe, mais à
l'inverse, le téléchargement fait aussi des
dégâts car les ventes de groupes sont en chute
libre. C'est dommage car la musique est devenue un produit
comme un autre et le téléchargement illégal
fait que le public zappe très vite de groupe en groupe.
A l'avenir il faudra peut être revoir nos positions
sur le fait de sortir des albums. Il y a encore quelques années,
les groupes sortaient des albums pour attirer le public au
concert. Je pense qu'à l'avenir les ventes d'albums
passeront par les prestations live des groupes. Faudrait-il
encore que les organisateurs se bougent un peu plus qu'aujourd'hui.
·
Revenons un instant sur la scène. Supposons que vous
puissiez faire la 1ère partie d'un géant de
notre musique. Vers qui irait votre préférence,
sachant que pour WHITE LION c'est passé ???
Olivier
: Au niveau ou nous sommes, avoir la possibilité de
jouer avec des groupes de calibre international est déjà
une chance. Mais si on me laissait le choix, j'aimerais beaucoup
jouer à nouveau avec Gotthard, mais aussi avec des
groupes comme Mötley Crüe, Danger Danger ou Whitesnake.
Mais en tant que fan de Mike Tramp, c'est sur que jouer avec
White Lion serait incroyable. Espérons qu'il reviendra
en France et que cette fois ci on sera de la partie.
· Pour conclure, qu'avez vous
envie de dire aux lecteurs d'Hard Rock 80 ?
Olivier
: Avant tout, je voudrais remercier tous ceux qui nous ont
soutenu depuis nos débuts et les lecteurs d'Hard Rock
80 en font partie. Pour ceux qui ne nous connaissent pas encore,
n'hésitez pas à venir découvrir notre
musique sur notre page myspace ou sur notre site Web. Et à
tous, nous vous donnons rendez vous prochainement sur scène,
en attendant le prochain album qui est prévu pour fin
2009.
·
Un grand merci pour votre disponibilité, et bon vent
à vous et Angel In Disguise.
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