SHANNON
(Olivier Del Valle)

 

Interview par Eric "Agreuh" - Novembre 2008



Angel In Disguise


 

· Alors ça y est, 5 années après le S/T, Angel In Disguise est dans les bacs …. C'est long 5 ans non ?
Olivier: C'est vrai, ça peut paraître long 5 ans, mais si on y regarde de plus près, en 5 ans pas mal de choses se sont passées. Pour commencer et ce n'a pas été le plus simple, nous avons dû intégrer une vraie section rythmique car lors de l'enregistrement du premier album, nous n'avions ni batteur, ni bassiste. Et la recherche n'a pas été simple avant de trouver les musiciens qui nous conviennent tant d'un point de vue musical que d'un point de vue humain. Avant d'intégrer Nico (basse) et Benji (batterie), nous avons travaillé avec plusieurs personnes avec plus ou moins de succès. Nico et Benji ont dû apprendre le répertoire, tout en travaillant les morceaux qui allaient figurer sur " AID ". En fait nous avons mené de front, l'intégration de la section rythmique, la composition puis l'enregistrement d' "AID " et enfin nous avons aussi tourné pour la promo du premier album et monté un nouveau set pour être prêts à la sortie d ' " AID ".

· Entre temps vous avez choisi un nouveau manager, comment cette idée s'est elle imposée ?
Olivier: Pour bien comprendre la démarche du groupe, il faut remonter à la sortie de notre premier album. A cette époque, nous n'avions pas de réel manager. C'était notre label qui s'occupait de nous trouver les dates. Le label manager était donc aussi le " pseudo manager " du groupe, ce qui avec le recul n'est vraiment pas une bonne chose. Il est incompatible de concilier les intérêts de son label et celui d'un des groupes faisant partie de son catalogue. Le but d'un label étant, quoi qu'on en dise, de faire de l'argent et cet argent qu'on le veuille ou non se fait quand même au travers des groupes. Quand on est à la fois impliqué dans le groupe et dans le label, des dérives peuvent vite voir le jour. Nous avons donc souhaité trouver un nouveau label pour sortir notre second album. Changer de label, c'était aussi pour nous couper tous les ponts avec le passé et repartir sur des bases plus saines.

Pour cela, il nous fallait quelqu'un qui croit vraiment dans ce que fait le groupe, qui ai des compétences relationnelles et des connaissances dans le milieu du hard rock. En même temps, nous ne voulions pas travailler avec des personnes faisant déjà partie du circuit. En fait nous voulions travailler avec une personne qui nous ressemble. Une personne qui soit professionnelle dans sa démarche, même si elle ne vit pas de la musique et surtout passionnée. Notre manager actuel (ndlr : JoeHell) rempli toutes ces conditions et fait vraiment du très bon boulot. Nous espérons vraiment que cette collaboration pourra durer dans le temps.

· Son travail a porté ses fruits car vous avez signé un deal avec Artist Service/ Music Buy Mail, Contents de ce deal après quelques mois ? Olivier: Comme je te l'ai dit, Il a fait un très bon boulot car trouver un deal comme celui-ci n'est vraiment pas simple compte tenu de la situation actuelle dans l'industrie du disque. Et puis ça n'est pas tous les jours qu'un groupe a l'opportunité de signer avec ce genre de label. Quelques mois sont passés depuis la sortie d' " AID " et pour l'instant nous n'avons pas à nous plaindre du travail effectué par le label. La promo a été faite sérieusement et nous sommes relativement bien distribué. L'ensemble du travail fourni de la part du label pour la sortie de cet album a été sérieux et professionnel.

· Quelles sont les implications ou obligations d'un deal de ce type ? Olivier: En fait le type de deal que l'on a signé avec Artist service / Music Buy Mail (ndlr: ancienne équipe de l'ancien Label allemand MTM) est assez peu contraignant pour nous car il ne porte que sur de la distribution. Le label ne s'occupe que de la promo et de la mise en bacs. Ce type de contrat nous convient tout à fait car la production, l'enregistrement et la fabrication des CD étant faits par nos soins, le groupe reste intégralement propriétaire de sa musique.

· Parlez nous d'A.I.D.. Quel en a été le mécanisme de création ? Qui écrit et dans quel ordre s'il y en a un ?
Olivier: Chez ShannoN, le mécanisme de composition est le suivant. Le plus souvent, Patrice arrive avec un riff ou un morceau un peu plus structuré. Il l'enregistre avec une basse et une batterie témoin, ce qui donne déjà une petite idée de comment pourrait sonner le morceau. Ensuite nous travaillons à trois avec Thierry et Patrice. Nous retravaillons la structure du morceau, nous composons les lignes de chant, nous travaillons les arrangements et enfin Patrice compose le solo. Puis vient le tour des textes. Nous présentons le travail à Nico et Benji qui, en partant de cette base composent leurs parties respectives. C'est aussi le moment ou chacun peut donner ses idées sur le morceau. Même si les morceaux se composent essentiellement à trois, tout le monde peut à tout moment intervenir. Nous avons cette façon de fonctionner depuis le début et ça fonctionne bien comme ça alors on garde cette formule. Maintenant ça n'empêche pas que quelqu'un puisse apporter un morceau si, il le désire.

· Beaucoup d'invités sur ce nouvel album. Comment ce choix s'est fait, et pourquoi eux ?
Olivier: On ne va pas se raconter d'histoires, le fait d'avoir des invités sur un album est un plus indéniable pour un groupe, surtout quand il s'agit d'invités comme ceux qui figurent sur " AID ". Bien sur, nous avons ciblé des artistes dont nous apprécions le travail, mais à l'arrivée ceux qui sont présents sur l'album sont des artistes qui ont accroché à la musique de ShannoN. Ces collaborations se sont faites plutôt dans un esprit amical plutôt que business. J'ai vraiment ressenti des mecs qui avaient envie de filer un coup de main parce qu'ils appréciaient notre musique, sans rien attendre en retour.

· Le duo avec Renaud Hantson notamment, comment vous est venue cette idée ?
Olivier: En fait ce duo a failli ne jamais exister. Au départ quand nous sommes entrés en contact avec Renaud, il était juste question qu'il fasse quelques choeurs sur certains morceaux mais pas plus. Et va savoir pourquoi, alors qu'il était dans sa voiture et qu'il venait pour enregistrer ses parties de chant, il s'est dit qu'un duo sur "On & On " pourrait être intéressant. De notre côté, nous avions aussi eu cette idée sans vraiment lui en parler, alors quand il a abordé le sujet, nous avons sauté sur l'occasion.

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· Vous avez à mon sens durci le ton pour cet album, tout en gardant bien entendu ces lignes mélodiques qui sont votre crédo. Est-ce un choix délibéré ou bien un résultat de la production, très bonne en passant ?
Olivier: C'est le fruit d'une évolution naturelle. Lorsque nous composons, nous ne nous posons pas de question sur comment doivent sonner les morceaux. C'est vrai qu'entre les deux albums, le son du groupe s'est durci de même que les compositions sont plus directes et les rythmiques plus heavy. Le bon travail de production n'est sans doute pas étranger à ce changement. Je crois tout simplement qu' " AID " est le reflet de ce qu'est ShannoN aujourd'hui.

· Deux pages d'itw dans Rock Hard par exemple, assorties d'une chronique très favorable, à ce moment là se dit on : notre musique et notre travail sont reconnus par les pros?

Olivier: Je ne vais pas cracher dans la soupe, avoir ce genre de chronique et une interview de deux pages dans un magazine qui est aussi lu que Rock Hard est un plus en terme de promotion pour un groupe. Cela permet d'être plus " visible " auprès d'un public que n'aurait peut être jamais entendu parler de ShannoN. C'est aussi une forme de reconnaissance et c'est gratifiant pour un groupe, même si ce n'est pas un but en soi. Maintenant, nous ne négligeons aucun media, que ce soit la presse nationale comme Rock Hard ou la multitude de fanzines ou webzines qui s'intéressent au hard rock. Tous ont leur importance et nous avons besoin de tout le monde pour défendre notre musique préférée qui est si souvent oubliée.

· Les diverses chroniques lues sur le net sont globalement particulièrement positives, en France comme à l'étranger. Le résultat d'un gros travail, et aussi un beau cadeau pour le 10ème anniversaire du groupe.
Quel regard portez vous sur ces 10 ans ?

Olivier : Quand on regarde en arrière et qu'on fait le point sur les dix années d'existence du groupe, on se dit que c'est une belle histoire, avec comme dans toutes les histoires, ses bons moments et ses moins bons aussi. Dans cette aventure, ce qui a toujours soudé le groupe c'est une foi inébranlable dans notre musique, la volonté de faire les choses le plus professionnellement possible, le parti pris d'optimiser au maximum les moyens dont nous disposions et les liens humains qui unissent chacun des membres de ShannoN. ShannoN, avant d'être une aventure musicale, est une vraie aventure humaine. Comme je te l'ai dit précédemment, l'aspect humain est primordial chez nous. C'est d'ailleurs pour cela que nous avons eu du mal à trouver une section rythmique qui nous corresponde. Après d'un point de vue strictement musical, le fait d'avoir eu l'opportunité de sortir deux albums et de jouer avec des artistes comme Pink Cream 69, Axxis, Jeff Scott Soto, ou Gotthard est une expérience excitante et enrichissante, car après tout c'est quand même pour ça qu'on fait de la musique. En résumé, en dix ans d'existence ShannoN a vécu plein de bonnes choses et nous espérons encore en vivre d'autre dans ce dix prochaines années.

· Les compos d'AID me semblent largement taillées pour la scène, dans leur construction et aussi par le fait que les mélodies sont enlevées et les refrains sont mémorisables, donc un point fort pour une prestation scénique. Avez-vous composé dans l'optique de la scène ?
Olivier : Absolument, nous partons du principe que si un morceau est efficace sur scène, il sera efficace sur disque. Nous attachons beaucoup d'importance à ce que les morceaux que nous proposons sur scène puissent être le plus accessible possible pour le public, même s'il n'a jamais entendu notre musique auparavant.

· Ces bonnes retombées à l'étranger vont-elles vous permettre d'aller placer quelques dates hors de nos frontières ? Et aurons nous le plaisir de vous voir arpenter notre beau pays ??
Olivier : Pour le moment nous n'avons pas de dates prévues à l'étranger, mais nous restons à l'affût d'opportunités qui se présenteraient. Pour ce qui est de la France, nous avons fait quelques dates depuis la sorties de l'album et nous en avons quelques unes de prévues dans les prochaines semaines. Maintenant, en France, il est de plus en plus difficile de trouver des dates ou tu peux jouer dans des conditions correctes. Malheureusement cela est valable pour ShannoN comme pour les autres.

· Votre prestation au dernier Raismesfest a été remarquée, l'envie d'y revenir, mais sur la grande scène cette fois vous titille t'elle ?
Olivier: Bien sur, c'est toujours une super expérience que d'être à l'affiche de ce type de festival. Lorsque nous avons joué pour l'édition 2007 du Raismesfest, nous avons été programmés sur la scène découverte et nous en gardons un très bon souvenir, même si nous avons dû faire face à quelques problèmes techniques. A cette époque, notre deuxième album n'était pas encore sorti, nous ne pouvions donc pas prétendre à jouer sur la grande scène. A présent, " AID " est sorti et si l'occasion se représente c'est avec grand plaisir que nous reviendrions jouer à Raismes. Et si c'était sur la grande scène cette fois-ci, ça serait encore mieux…

· Nico et Benji viennent d'une autre famille musicale que le Hard Rock, leur apport permet elle de donner une autre couleur à la rythmique de ShannoN ?
Olivier : C'est évident, Nico et Benji ont une approche de la musique un peu différente de la notre. Nico vient de la scène rock / funk / jazz, tandis que Benji vient de la scène rock, mais a aussi joué plein d'autres choses. Ca peut paraître étrange pour un groupe de hard rock d'avoir un section rythmique venant d'autres horizons, mais ça permet d'aborder les morceaux un peu différemment de ce que des musiciens estampillés " Métal " auraient fait. Nico et Benji attachent beaucoup d'importance au " groove " des morceaux. Ils jouent ensemble depuis des années et se connaissent donc parfaitement, et ça compte énormément quand on travaille la mise en place des morceaux.


· La pochette d'AID est superbe, c'est une légère évolution dans les couleurs de celle de World Of Desire votre démo 5 titres, démo que beaucoup on perçu comme un vrai EP d'ailleurs.
Qui est le créateur de ces pochettes ?
Olivier : La personne qui se cache derrière la pochette de ce deuxième album s'appelle Marc Leroy. Ce mec est bourré de talent et nous espérons encore travailler avec lui longtemps. Pour en revenir à " word of desire ", la démo que tout le monde a pris pour un EP, elle ne devait servir qu'à démarcher les labels en vue de la signature d' " AID ". De nombreuses personnes nous ont dit qu'il serait intéressant de la commercialiser car le premier album était déjà sorti depuis presque quatre ans et que les fans du groupe attendaient. Nous l'avons donc mis en vente sur notre page myspace sans trop communiquer autour. A notre grande surprise, cette démo s'est vraiment bien vendue. Ca nous a permis aussi de voir que le public était en attente du nouvel album. De fil en aiguille, cette démo a été chroniquée et s'est transformée un peu malgré nous en EP.





· Parlons aussi de votre futur. Avez vous commencé à composer pour le prochain opus ?
Olivier : Oui, le travail de composition a déjà débuté. Nous avons à ce jour une dizaine de morceaux, même si tous ne sont pas finalisés

· 2008 semble être une année phare pour le Hard Mélodique.
Votre album bien entendu, mais aussi le House Of Lord, White Lion, Whitesnake, Work Of Art, Harem Scarem …et beaucoup d'autres dans ce registre. Après une très forte " poussée " de métal extrême, une profusion de groupe de Speed Power, votre style de prédilection semble reprendre une place sur le devant de la scène. Qu'en pensez vous ?
Olivier : Oui effectivement, il semblerait que le hard mélodique revienne tout doucement sur le devant de la scène et c'est une très bonne chose. Ce revival laisse augurer des jours meilleurs pour les amateurs de mélodie. Quand on fait le point sur ce qui s'est passé ces dix dernières années, il était évident que le la roue tournerai un jour ou l'autre. Il y a eu une telle hégémonie du métal brutal, presque jusqu'à l'overdose, qu'à un moment une partie du public reviendrait vers quelque chose de moins extrême.

· Pareil pour la scène française. Soit avec le retour de groupes issus des années 80, soit avec l'émergence de nouveaux combos, il semble que le hard rock hexagonal redresse la tête et suscite de l'attention, du public et aussi des médias. Et quelque soit le style dans lesquels les groupes évoluent.
Olivier : Oui, la scène française relève la tête. On voit revenir des anciens groupes comme Blasphème, Still Square, ADX et biens d'autres. Ca me fait bizarre de réentendre ces groupes que j'écoutais quand j'étais adolescent. Mais ce qui retient le plus mon attention, c'est l'émergence d'une nouvelle scène hard française avec des groupes de qualité. J'espère que cette nouvelle vague ne reproduira pas les erreurs du passé en passant son temps à dénigrer les autres groupes car l'époque n'est plus la même et aujourd'hui, compte tenu du contexte actuel, nous devons nous serrer les coudes pour faire vivre notre style musical en France et prouver que le métal français est viable, y compris à l'international.

· La France n'est pas un pays de festivals, cependant le Hellfest et le Raismesfest sont de belles réussites, avec de belles fréquentations et une pérennité qui semble s'installer.
Le France Metal Festival de janvier dernier à l'Elysée Montmartre a été une réussite avec une affiche plutôt tournée vers le passé. Quel est votre sentiment sur ces sujets ?
Vous allez participer au prochain avec une affiche moins " rétro ". Contents ?
Olivier : C'est vrai qu'en France les festivals ne sont pas légion, c'est d'ailleurs pour cela qu'il faut encourager toutes les initiatives visant à organiser de tels rassemblements. Quand les affiches sont intéressantes, le public suit. Il y a donc un public pour le hard en France contrairement à ce qu'on pourrait croire. Lors de la dernière édition du France Métal Festival, l'affiche faisait la part belle aux groupes des années 80/90, certains auraient aimé voir des groupes de la nouvelle scène française, mais pour attirer du monde et pérenniser ce festival il fallait passer par là. Personnellement, j'ai trouvé ça très sympa de revoir tous ces groupes. Cette année l'affiche est moins rétro et elle donnera la possibilité à des groupes de la nouvelle scène hard de jouer dans de bonnes conditions et de faire découvrir leur musique. Pour notre part, nous serons présents et nous nous en réjouissons. Il y a tellement peu d'occasion de célébrer le hard français que quand une se présente nous n'allons pas bouder notre plaisir.

· Une question pour Benji : lors de la dernière ITW tu nous disais devoir acquérir la technique de la double pédale. Apparemment, à l'écoute d'AID c'est chose faite. Pas trop difficile cette évolution dans ton jeu ??
Olivier : Comme tu as pu t'en rendre compte, Benji a travaillé dur pour acquérir une technique qu'il n'avait jamais explorée auparavant. Le résultat est plutôt réussi, mais c'est un bosseur et quand il veut quelque chose il se donne les moyens d'y arriver.


· En cette première décennie du 3ème millénaire le net a pris une grande place dans le paysage musical. Les groupes ont tous des sites, des MySpace, ou sont présents sur Facebook.
Il y a le téléchargement pirate qui peut nuire aux majors ou aux artistes, mais en même temps le net n'est il pas devenu un magnifique outil de travail finalement ? Pour la promo, pour le buzz, pour se rapprocher des fans et être aussi un outil de vente.
Olivier : Internet est une arme à double tranchant. C'est un merveilleux outil de promotion pour un groupe, mais à l'inverse, le téléchargement fait aussi des dégâts car les ventes de groupes sont en chute libre. C'est dommage car la musique est devenue un produit comme un autre et le téléchargement illégal fait que le public zappe très vite de groupe en groupe. A l'avenir il faudra peut être revoir nos positions sur le fait de sortir des albums. Il y a encore quelques années, les groupes sortaient des albums pour attirer le public au concert. Je pense qu'à l'avenir les ventes d'albums passeront par les prestations live des groupes. Faudrait-il encore que les organisateurs se bougent un peu plus qu'aujourd'hui.

· Revenons un instant sur la scène. Supposons que vous puissiez faire la 1ère partie d'un géant de notre musique. Vers qui irait votre préférence, sachant que pour WHITE LION c'est passé ???
Olivier : Au niveau ou nous sommes, avoir la possibilité de jouer avec des groupes de calibre international est déjà une chance. Mais si on me laissait le choix, j'aimerais beaucoup jouer à nouveau avec Gotthard, mais aussi avec des groupes comme Mötley Crüe, Danger Danger ou Whitesnake. Mais en tant que fan de Mike Tramp, c'est sur que jouer avec White Lion serait incroyable. Espérons qu'il reviendra en France et que cette fois ci on sera de la partie.

· Pour conclure, qu'avez vous envie de dire aux lecteurs d'Hard Rock 80 ?
Olivier : Avant tout, je voudrais remercier tous ceux qui nous ont soutenu depuis nos débuts et les lecteurs d'Hard Rock 80 en font partie. Pour ceux qui ne nous connaissent pas encore, n'hésitez pas à venir découvrir notre musique sur notre page myspace ou sur notre site Web. Et à tous, nous vous donnons rendez vous prochainement sur scène, en attendant le prochain album qui est prévu pour fin 2009.

· Un grand merci pour votre disponibilité, et bon vent à vous et Angel In Disguise.








 

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