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C'est
après leur concert du 9 juin 2007 et la présentation
de leur nouvel EP au public Parisien que les membres de SHANNON
ont bien voulu répondre aux questions posées
par HardRock80.
Après un premier album très bien accueilli par
la critique en 2003, ils nous reviennent plus motivés
que jamais avec ce nouveau 5 titres sous le bras qui laisse
présager un second album de haute volée.
Bonsoir à
tous et merci, tout d'abord, de répondre à nos
questions.
Sur les différents sites web, que ce soit le Site
Officiel ou sur MySpace
il y a une toute petite histoire de Shannon. Je sais
que l'on vous pose la question à chaque interview mais
si vous pouviez nous donner un tout petit peu plus de détail
car sur le site, cela arrive comme un cheveu sur la soupe
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Olivier
: c'est pour que les gens viennent
nous poser des questions (rires). L'histoire de SHANNON
.
Comment on va dire ça ?
Thierry : elle n'est pas toute
jeune, cela fait une dizaine d'années, quand même
C'est passé, ça y est ! On a raté l'anniversaire
Pat : cela
remonte à 1996 déjà, à l'origine,
Thierry et moi. Avant j'avais fait quelques groupes pas trop
connus, sauf peut être LYNX en 86, dans sa seconde
mouture.
Après, j'avais raccroché la guitare pendant
quelques années et puis j'ai rencontré Thierry
et comme il était à fond Toto, Bryan
Adams..., nous avons décidé de faire des
reprises, uniquement pour nous amuser!
Petit à petit, nous en avons eu un peu marre des covers.
Seulement, ni lui ni moi ne savons bien chanter. Donc, nous
avons commencé à chercher des chanteurs et Olivier
quittait JANNYLEE à ce moment là et je l'ai
contacté et le reste s'est fait naturellement. Voilà,
depuis 98, nous sommes trois. Nous avons commencé à
donf à faire des compositions. On ne cherchait pas
particulièrement à faire un album. Mais on a
fait une démo qu'on a pu faire écouter à
droite à gauche. On l'a envoyé à l'époque
à certains labels et 3 labels dont 2 étrangers
étaient interessés. Nous avons opté pour
un label français parce que c'est vraiment plus facile.
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Olivier
: En même temps, c'est
une histoire de proximité, c'est beaucoup plus aisé
pour nous. C'est vrai que, notamment, ESCAPE était
prêt à signer l'album en l'état de démo
mais qui de notre point de vue n'était pas à
la hauteur en terme de prod.
On est donc repasser en studio et on
a pu sortir quelque chose d'une qualité franchement
supérieure à ce qui était fait au départ.
Pour poursuivre l'histoire, on s'est retrouvé avec
une signature, avec un album qui sort, on s'est regardé
et on s'est dit : "Si on peut faire un peu de scène
c'est bien. Mais là il nous faut une basse et une batterie.
Il
y a eu plusieurs changement de line-up et nous avons bossé
avec Max qui était chez HEAVENLY, qui a tourné
une petite année avec nous. Nous avions enrôlé
aussi Claude, qui était l'ancien bassiste de DER
KAISER et qui est aujourd'hui bassiste avec ADX et TAI
PHONG.
Nous avons tourné un petit peu ensemble. Puis, Max
s'est consacré à son groupe avec d'autres ex
Heavenly et Claude est parti reformer ADX.
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Donc
on s'est mis à la recherche d'une nouvelle section
rhytmique et nous sommes tombés sur les deux là
(rires)
Thierry : c'est eux qui nous
sont tombés dessus à vrai dire
Olivier
: On a commencé avec Benji
Il faut qu'on te raconte quand même parce que l'arrivée
de Benji dans SHANNON, c'est énorme ! On l'auditionne,
tout va bien. Et on lui fait " Bah mon gars, on a un
concert dans 15 jours, tu as 15 morceaux à enquiller
"
Benji : Oh là, pas tout
à fait
Ce n'est pas moi qui devais assurer ce
concert. Le concert était deux mois après. Mais
le batteur s'est planté en bagnole, ils m'ont appelé
et m'ont dit " Voilà, t'as pas 15 jours
T'as
12 jours "
Olivier :
le problème c'est qu'on était tête d'affiche
sur les Rockalies et on ne pouvait pas lacher la date.
A la limite, tu fais partie d'un festival, tu décroches
du truc
Mais quand tu es tête d'affiche, tu ne
décroches pas ! Pour le groupe en terme d'image, ça
le fait pas
Quand tu t'engages sur quelque chose, tu
vas au bout. Le père Benji, il s'y est collé,
il a sué jours et nuits et il nous a assuré
le concert correctement. Et après, Nico est arrivé
en remplacement de Claude
Nico : On jouait déjà
ensemble avec Benji.
Olivier : Ouais, ils jouaient
ensemble depuis pas mal de temps et pour nous intégrer
un " basse - batterie " qui tourne déjà
depuis X années ensemble, c'était très
bien en terme de cohésion
Benji : Parce qu'on est mari
et femme, en fait
(rires)
Olivier : Ce qui est intéressant
et ce qui a apporté pas mal de bouleversements dans
notre façon de fonctionner, en fait, c'est que ni Nico
ni Benji ne viennent du Hard. C'est vrai que lui (Benji),
si on lui avait dit qu'il ferait du hard un jour, il se serait
laisser pousser les cheveux
Benji : on m'aurait dit ça,
je n'y aurais pas cru
Olivier : Nico est beaucoup plus
jazzy à la base
Nico : ouais, jazz, funk, salsa
Benji : Et un peu de Bézu
aussi
(rires)
Nico : Et donc, je ne connaissais
pas du tout l'univers Hard Rock. J'écoutais et j'adorais
AC/DC, TRUST. Je jouais dans TAI PHONG
avec Benji et il m'a proposé de venir dans SHANNON.
C'est une façon d'aborder le groove d'une façon
totalement différente. Comme le dit Olivier, ce qui
est intéressant, c'est qu'avec Benji, on apporte une
couleur, une façon d'aborder le
Benji : On apporte un groove
différent
Nico : Tout en restant cohérent
avec l'ensemble
Et au fait, pourquoi ce nom de SHANNON
?
Thierry : Et pourquoi pas ? Bon,
si tu veux, au départ, on voulait s'appeler ROBERT
(rires) mais, ça sonnait un peu moins bien.... Nous
avons cherché des noms et après coup, quand
on a choisi, on a trouvé que SHANNON collait
bien à notre image.
Olivier : Il y a surtout le fait
qu'on ne voulait pas tomber dans le cliché du nom métal
SHANNON, ça passe partout.
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Thierry
: Et puis ça interpelle
en même temps
SHANNON, c'est quoi ?
Olivier : De toutes les façons,
quoique tu choisisses comme nom, tu ne feras pas l'unanimité.
Tu as celui qui te dit " ça le fait " et
celui qui dit " moi j'aime pas du tout "
Lâche
le nom et écoute la musique. Après tu diras
!
En écoutant d'abord l'album de
2003 puis le EP, dans l'album on entend vos influences, de
façon très brute.. Sur " Billion Dollars
Rain ", par exemple, c'est du QUIET RIOT pur. Alors que
sur l'EP, c'est beaucoup plus diffus, comme si cela avait
été vraiment bien digéré. C'est
voulu ?
Olivier : Non.
Benji : C'est la maturité.
Olivier :
Je pense qu'à un moment, le premier album, comme tous
les premiers albums de n'importe quel groupe, a tous les avantages
et les inconvénients d'un premier album. Tu as le côté
très frais, très brut de pomme, très
direct.
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Et
en même temps, les influences, de toutes les façons,
tu ne passes pas à côté. Quand
tu commences la musique, avant d'acquérir la propre
personnalité du groupe, tu as toujours ce que tu écoutes
depuis que tu es gamin
C'est
marrant parce que QUIET RIOT, tu lances cela comme
ça, mais en terme d'influence, on ne peut pas dire,
pour chacun d'entre nous, que ce soit une influence particulière.
Si on parle des influences de chacun, c'est différent
!
Benji :
Bah, justement, quand tu parles du EP, il y a deux personnes
qui ne connaissaient pas du tout QUIET RIOT. (Alors
maintenant, je saute sur Internet et je vais voir qui c'est
ceux-là.) Je pense qu'ils ont un petit peu modifié
leurs compos et nous, on a aussi modifié leurs compos
sur nos parties à nous. Tous ces breaks qui tombaient
" pur hard rock ", ils ne tombent plus du tout comme
cela
Moi, ils tombent Fusion, Jazz Rock, Hard Rock
J'ai un peu un melting pot que je me suis fait grâce
à eux. Il y a une évolution de ma part en Hard
Rock, et il y a une évolution de leur part dans ma
direction. Et pareil avec Nico. Et du coup c'est vrai que
ça donne un EP qui est plus abouti, les influences
de chacun sont beaucoup plus diffuses, confuses et en même
temps, ça tombe vraiment tout droit. Ca reste Hard
Rock mais avec ce côté groovy, on rajoute un
petit peu plus de finesse, des petites choses sympas, des
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Olivier
: y'a un côté Woodstock
Tu parlais des autres influences de
chacun d'entre vous
Olivier : Oui, après je
laisserai parler un peu plus Benji et Nico. Parce qu'en même
temps, je ne suis pas féru de Jazz Rock, je n'écoute
pas du tout ce genre de chose. En ce qui me concerne, le Hard,
c'est quelque chose de très très large. J'écoute
EUROPE, BON JOVI mais à côté,
je vais écouter SLAYER et TESTAMENT.
C'est super vaste. Avec quand même des influences rock.
Mon groupe favori, c'est WHITE LION. J'écoute
aussi WHITESNAKE, DOKKEN
C'est plus le
chanteur qui parle là, j'écoute des groupes
avec des chanteurs, des voix, j'aime beaucoup DIO.
C'est vrai que si on occulte le côté " chant
", j'écoute du MAIDEN, du AC/DC,
toute la vague des années 80. La seule chose ou j'ai
un peu de mal, c'est la vague du Death Metal, du Black. Mais
il n'y a pas que du mauvais dedans !
Thierry : Moi, je me limite à
de l'AOR, j'aime pas trop quand cela devient un peu trop métal,
je reste très mélodique, quand cela devient
un peu trop brutal
j'adore Jaded Heart, Gotthard....
Olivier : Ouais, avec l'âge,
hein ? (rires)
Thierry : Pour Pat, c'est un
peu plus pêchu
Pat : Moi, c'est pareil qu'Olivier,
le Trash en moins...j'aime bien Firehouse, Harem
Scarem, Def Lepp, Kiss...
Nico : Moi mes influences, c'est
le Funk, le Jazz, donc effectivement, cela n'a rien à
voir. Mais je pense que pour un morceau comme " No
More Lies " il y a une ligne de basse qui est
très chargée qui me fait penser à de
la Fusion, parce que j'adore tout ce qui est Jazz Rock et
Fusion, c'est très technique. D'ailleurs, il y a beaucoup,
dans les compositions de SHANNON, de lignes de basse
très techniques, très intéressantes.
Mais c'est sur que pour les influences, je vais colorer la
musique de SHANNON, mais on vient de deux univers différents.
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Benji
: Oui, j'ai à peu près les mêmes
influences que Nico, je suis très très très
Jazz Rock CHICK COREA, ELECTRIC BAND et évidemment
ces batteurs US, on les retrouve un peu partout. Ils font
du Hard Rock, je vais prendre l'exemple de JOURNEY
avec Steve SMITH, il est super balaise. On parlait des STONES,
eh bien Charlie WATTS, c'est un ancien batteur de Jazz. C'est
pour cela que lorsque j'ai écouté SHANNON
sur leur site, il y avait " Reach For The Sky
", avec de la double pédale. Et là, je
me suis dit OK
(rires) J'ai rien à foutre là.
Et en même temps, c'était sympa et j'ai pris
cela un peu genre défi, essayons d'aggrandir notre
culture musicale, la technique, parce que je n'avais pas du
tout la technique pour la double pédale, et maintenant
je commence à me sentir à l'aise dans ce style
et je suis super content de la jouer
Des concerts comme ce soir, il n'y a pas cette couleur Hard
Rock très violente
Mon jeu a changé quand
même, j'avoine un peu plus, mes baguettes ne résistent
pas, mais j'ai toujours cette petite couleur sur les cymbales,
j'essaie toujours de conserver cette finesse qu'a tout ce
qui est Jazz Rock, Fusion
Thierry :
C'est vrai, par exemple, que dans le cas de Nico, il a un
forte couleur Fusion et on pourrait se demander ce qu'il fait
là. Mais chacun trouve sa place, chacun s'y retrouve
et on s'éclate comme des bêtes.
Nico : C'est vrai, moi, je pensais
que le Hard Rock était une musique assez fermée.
Et je l'ai découverte et ce que j'apprécie avec
les créateurs, Thierry et Pat, c'est qu'il ont su s'ouvrir
et faire évoluer la musique en intégrant des
gens qui ne viennent pas du Hard.
Olivier : Cela s'est fait super
naturellement.
Thierry : On s'est adapté,
chacun s'est adapté à chacun. On sait ce que
notre musique attend d'une section rythmique et cela dépote
maintenant. On se retrouve chacun dans son élément
de prédilection. Mais, même avec ces diverses
influences, ça reste du HARD ROCK!
Etes vous complètement satisfait
du son qui sort de l'EP ? J'ai senti vraiment un décalage
entre votre prestation et ce que j'ai entendu.
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Olivier
: L'EP, il faut que tu intègres
bien que c'est à la base une démo. Tout ce qu'on
travaille passe en studio. C'est vraiment ce que l'on peut
sortir de l'enregistrement. Après c'est vrai que de
toutes les manières, les morceaux qui sont sur l'EP,
il y a des choses qui vont être retravaillées
et d'ailleurs certaines l'ont déjà été,
les sons de guitare ont été réenregistrés
essentiellement, les mix sont refaits. Là, le EP, c'est
vraiment la sortie démo pure. Après c'est aussi
intéressant. Et surtout de se dire, même si j'écoute
le EP, même si j'écoute l'album qui va sortir,
l'intérêt avec le groupe c'est d'avoir quelque
chose qui sonne sur scène comme le EP mais avec le
petit truc en plus qui fait que c'est la même chose
tout en ne l'étant pas. C'est ça, l'intérêt
d'un live. Parce que si tu ressors exactement ce que tu fais
sur album, il n'y a rien à apporter, autant rester
chez toi ! C'est le petit truc que tu apportes en plus. Et
cela sonne pareil mais ce n'est pas du tout la même
chose
Si j'ai pigé un peu l'histoire,
le EP c'était la manière de prendre date. On
parle d'un album à venir. Vous avez des news là
dessus ? C'est encore top secret ?
Olivier : Non, non, il n'y a
rien de top secret. Oui, on a des touches sérieuses.
En même temps on a expédié des démos
à droite à gauche, on a deux gros labels qui
sont intéressés, des labels allemands qui disent
" Oui, le truc le fait, je suis prêt à travailler
avec vous. Seulement ce serait bien que l'on remonte un peu
le son de gratte, et qu'on fasse une prod un peu plus travaillée
" Voilà. Si tu veux, nous travaillons de façon
très méthodique et on s'est dit que nous n'allions
pas investir un pognon monstre pour avoir un produit fini
si à la base le mec n'est pas intéressé
par les morceaux. Si le mec me dit " oui, ce que tu fais
m'intéresse " et à ce moment là,
ça passe par un travail de prod un peu plus approfondi,
OK.
Thierry : On voulait avoir un
bon nombre de morceaux pour faire un album avec du répondant
derrière. Pour le premier, on avait mis tout ce qu'on
avait alors que là, on en a encore sous le pied. On
investit à plus long terme. On a les compos, on a les
morceaux, il ne reste plus que la prod qui va faire la différence.
Il faut avoir le son. On a beau avoir les bonnes compos, si
on a un son médiocre ou qui fait amateur, ça
va pas. En plus l'image de SHANNON, c'est de donner
le meilleur de tout, au niveau des musiciens, au niveau de
la compo, on essaie d'aller au bout et on fait ce qu'on sait
faire. Pour la prod, c'est la même chose de façon
à être au top pour pouvoir se comparer aux plus
grands.
Olivier
: Ce n'est même pas se
comparer aux plus grands.
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De
toutes les façons, dès que tu vas sortir quelque
chose sur le marché, tu ne te frottes pas à
la scène française, tu te frottes direct à
la scène internationale. Et que tu le veuilles ou non,
il faut pouvoir tenir la distance à côté
de ces groupes là. J'en ai, moi, un petit peu ras le
bol d'entendre " Ah, ça sonne bien pour des français
" Non, quand tu sors un album, tu te retrouves en concurrence
avec des groupes internationaux. Quand GOTTHARD sort
un album, je suppose qu'on ne dit pas " Ah c'est bien
pour des suisses " ! Il n'y a pas le choix. Si tu ne
soutiens pas la comparaison avec ces groupes là, ce
n'est pas la peine. Ou alors, tu prétends à
rester chez toi dans ton garage et c'est la fête au
village.
Thierry
: Ce qui est intéressant,
c'est que les chroniques qu'on a pu avoir sur l'EP ne faisaient
pas référence au fait qu'on soit un groupe français.
Même celles des américains. Ce qu'on peut lire
sur l'EP, c'est plutôt positif. C'est un peu notre challenge
pour le deuxième album : qu'on se compare à
la scène internationale.
Pouvez vous nous dire ce que contiendra cet album. Sera-t-il
dans la lignée de l'EP ou y aura-t-il des surprises
radicales, genre un morceau de Jazz Fusion plein pot ?
Tous : NON NON !!!
Benji : Non, la Fusion, c'est
juste une couleur. Et ce ne serait pas intéressant
!
Olivier : le reste est de la
même veine
de ce que tu entends sur l'EP.
Tu as entendu les morceaux de ce soir, qui ne sont pas sur
l'EP, ça reste du SHANNON
Après
tu prends un morceau comme " No More Lies
", qui
est un morceau hard groovy comme le font des groupes comme
TALISMAN et tu comprends ce que Nico te disait sur
ses lignes de basse tout à l'heure. On est sur un son
saturé avec un truc bien hard au niveau des grattes
mais derrière, tu dépasses le côté
metal traditionnel. Sur l'album, ce qu'on peut dire, c'est
que ce sera de cette veine là.
Dans le futur
immédiat, je suppose que vous avez pas mal de projets,
il y a la Fête de la Musique qui approche
Olivier : Oui, on va aller regarder
les autres, ça changera.
Pat : Pour la Fête de la
Musique, ce n'est pas toujours évident, c'est un peu
comme une grande kermesse où il y a les stands, une
grosse scène et on a pas beaucoup cherché. Nico
part en vacances demain. L'année dernière, on
avait de supers conditions, une belle scène, il y avait
énormément de public. Cette année, c'est
vrai qu'on n'a pas trop cherché, on s'occupe du deuxième
album, on s'occupe de la réédition du premier,
on a des petits soucis avec l'ancien Label, on va pas trop
charger
Vous tournez un peu cet été ou vous prenez des
vacances " coupure complète " ?
Olivier : Non, on s'occupe de
l'album. Tu verras comment je serai bronzé, tu vas
comprendre (rires)
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Benji
: On travaille !
Pat : On a un planning d'enfer
mais on va continuer à démarcher les labels, comme
Olivier te disait tout à l'heure, on continue. On veut
à tout prix avoir le son de guitares, travailler là
dessus et pas rater le coup. En même temps, continuer
à composer. Le live c'est une chose mais on continue
à avoir de la matière qui permet de ne pas se
faire piéger. Si en studio on est obligé de faire
du remplissage, ce n'est pas à l'image de SHANNON.
On a un peu ce défaut, c'est qu'on prend parfois notre
temps, entre guillemets, car l'album date de 2003 mais c'est
aussi un gage de qualité de proposer de bons morceaux....et
ça, ça prends du temps!
Olivier : il faut être clair
sur une chose, au moment où tu sors ce premier album,
tu prends cela comme un aboutissement alors que ce n'est pas
cela du tout. Et tu te dis " Voilà, j'ai fait un
album ". Ce qu'il aurait fallu, aurait été
de commencer à bosser direct sur le suivant. Et quand
le second va sortir, le troisième sera au trois quart
composé. On ne refera pas deux fois la même bêtise.
Cela semble être devenu une mode,
chaque membre des groupes ont des side projects. A vous entendre,
ce n'a pas l'air d'être votre truc, cela ?
Silence ...
Olivier : Oui, moi, j'en ai eu
un, que je n'ai plus d'ailleurs. Comme SHANNON était
en phase de composition et que nous ne donnions pas de concerts,
je disposais de temps pour faire quelque chose d'autre. En même
temps, c'est vrai que lorsque tu travailles avec un groupe,
tu es heureux de pouvoir ouvrir la fenêtre et faire autre
chose. Travailler avec d'autres musiciens est toujours enrichissant
et intéressant. Depuis le départ, il était
convenu que pour chacun des membres de ce side project, la priorité
restait nos groupes respectifs. Bref, mon groupe c'est SHANNON
et c'est 150% SHANNON. Et il n'y a pas d'équivoque
là-dessus.
Vous êtes visiblement en plein dedans,
cette histoire de recherche de labels a du vous prendre un petit
peu la tête, comment percevez-vous le business du rock
en France
Benji : Oulà là !
On va y aller, on va vous laisser ? Non, elle dure combien ta
cassette ? Parce qu'on en a pour des heures !
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Si
tu veux, tu prends en Finlande, tu as un groupe qui sort tous
les quinze jours, avec des prods d'enfer, ou en Suède,
en Allemagne, alors que chez nous
Olivier :
Sans parler hard ou métal, tu regardes le statut du musicien
en France.. " Tu fais quoi dans la vie ? - je suis musicien
- non, mais comme métier tu fais quoi? "
Benji : La
réponse, " c'est un hobby ", d'accord, mais
à part cela ? Bah, ça
Olivier : Et maintenant, si on
se concentre sur le petit monde du hard en France, pour être
clair, par rapport à ce qui peut se passer à l'étranger,
il n'y a pas énormément de fric à faire
en France
Mais quand même, sur le peu de fric
il y a un paquet de personnes avec des dents comme ça
Et malheureusement, ce sont quand même les groupes qui
en font les frais. Le milieu du hard en France, c'est un tout
petit, un micro
. Je ne sais même pas comment dire
cela.. Et en même temps, moi perso, je ne trouve pas cela
super sain
C'est
aussi le fait, comme on te l'expliquait tout à l'heure,
que nous attachons énormément d'importance à
l'aspect humain. Et
je ne suis pas sûr que l'aspect humain fasse bon ménage
avec l'aspect business dans tous les cas
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On va être un peu plus soft pour l'avant
dernière question : que pensez-vous de l'actualité
du Rock, du Hard ? Est-ce qu'il y a des groupes qui vous
bottent particulièrement ?
Olivier :
En France, ce qu'il faut voir, on a eu cette vague dans
les années 80 où tu mettais un coup de pompe
dans un lampadaire et il y avait trois groupes qui tombaient,
certains très bons, j'ai beaucoup écouté
BLASPHEME, SORTILEGE, encore des groupes
avec des chanteurs, à l'époque. Mais après
on a eu un creux d'une quinzaine d'années. Déjà,
le niveau technique des musiciens français s'est
énormément amélioré
et les groupes qui arrivent sont interessants...
Pat :
Ce style de musique, et nous le voyons quand nous faisons
des concerts ou que des groupes étrangers passent
en France, le public ne suit plus, les kids qui se déplaçaient
en masse dans les années 80 ont la quarantaine
maintenant....et la relève par les jeunes ne s'est
pas faite sur ce style de zic, ils préfèrent
d' autres styles de musique! Le Hard Rock est un peu underground
maintenant par rapport aux années 80 où
les DOKKEN qui remplissaient les Zéniths
passent au PLAN par exemple, le constat est là.
Olivier : Sinon, sur l'étranger,
il y a quand même matière. Après,
je suis partagé. Il y a vraiment des groupes sympas
qui arrivent, c'est vrai que CRASHDÏET, j'adore.
Je suis plus nuancé sur les reformations, il y
a du bon et du moins bon
Autant tu as des reformations
qui peuvent être sympas, autant, d'autres, c'est
du business
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Pat
: Par contre, le dernier SCORPIONS,
moi, j'adore !
Merci beaucoup pour le temps que vous
nous avez consacré. Je vous laisse le micro ouvert pour
les lecteurs de HR80.
Olivier : Qu'est-ce qu'on va leur
dire à ces braves gens ?
Benji : On va leur dire qu'ils
viennent nous voir le 22 septembre à la Scène
Bastille. Et ceux qui habitent dans le Nord, le 9 septembre,
au Raismesfest
Olivier : le 22 septembre, en plus,
l'affiche est sympa. FIINKY PIE et TUCKER
des vieilles connaissances
C'est sympa de se retrouver
à un concert où au moins on ne se prend pas la
tête entre musiciens.
Benji : Il y en aura un peu pour
tous les goûts, il y aura deux heures trente de musique
Olivier : Et puis c'est important
de la remplir cette salle, il faut qu'on arrête de dire
que le Hard Rock en France, cela n'intéresse pas.
Thierry : De bonnes conditions
pour tout le monde, une scène impeccable, c'est très
bien. Et d'ailleurs, on attend beaucoup de monde de HardRock80
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Ce sera la première concentration
de HardRock80
Olivier : Et si chaque mec me paye
une bière, je rentre à quatre pattes
Thierry : Et on remercie HR80 de
son support !
Olivier : On peut continuer à
parler, la petite lumière est rouge
Benji : Alors oui, maman, je t'aime
Thierry :
oui et alors..
Ah si ! Joël on t'aiiiime !
Je
tiens à remercier très chaleureusement les SHANNON
pour leur gentillesse et leur disponibilité.
Metalefice
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