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Quel
a été ton emploi du temps depuis "On the edge"
paru en 1999?
Et bien après la sortie de "Over the edge" j'en avait
un peu mare, j'avais envie de faire une pause car en tant qu' artiste
solo c'est toi qui t'occupe des compos, arrangements, maison de disque,
promo. Même si maintenant ma motivation est au top à ce moment
là ce n'était plus le cas.
J'ai donc travailler partiellement sur les 2 albums du Consortium project
et sur les deux album de Elegy. J'ai aussi tourné avec ces deux
groupes.
Tu as aussi tourné avec Jean-Michel Jarre.
oui sur quelques concerts, pas vraiment une tourné juste quelques
concerts.
Comment qualifierais tu ce nouvel opus? Métal,
Rock, metal progressif.
Ca c'est une bonne question (rire). Je sais pas... c'est pas une question
que je me pose, j'essaie d'aller vers ce que j'ai envie, de rendre mon
travail de plus en plus personnel.
Alors métal oui forcément, progressif et bien vu que c'est
des morceaux assez long avec des mesures composées et différents
climats, oui il y a une touche prog. Il y a aussi une touche atmosphérique
que n'ont pas les groupes de métal progressif. Alors je sais pas
vraiment comment qualifier le style de l'album, j'essaie surtout de faire
quelque chose de plus en plus personnel.
Tu
fais une adaptation du "Partita n°1 pour violon solo de Jean
Sebastian BACH sur "Ephemeral world". Tu écoute beaucoup
de musique classique?
c'est vrai que j'en écoute pas mal, je m'en sert aussi pour travailler.
Je pense aussi que quand on joue du metal néo-classique on est
très loin des qualités et de la précision d'écriture
des Bach, Vivaldi, Mozart. Maintenant j'aime bien travailler sur une ou
deux pièces neo-classique.
Tu
n'as jamais pensé à sortir un album sous le nom de Patrick
Rondat mais avec un chanteur?
Après mes participations dans Elegy et Consortium project je vois
pas trop l'intérêt de sortir un album sous le nom de Patrick
Rondat avec l'addition d'un chanteur. On m'a souvent posé la question
et lorsque que je travaillais avec les deux groupes précités
on me demandait, "Patrick, quand est ce que tu sort un album instrumental"
(rire)
Cet
album sort chez NTS. Comment le contact entre toi et le label d'Olivier
Garnier s'est t'il effectué?
Je connais Olivier Garnier depuis 1991 quand il travaillait chez Vogue.
Plustard il a travailler sur la promo de mon 2eme album et nos route se
sont croisées plusieurs fois par la suite. On savait l'un comme
l'autre que l'ont aurait un jour travailler ensemble, cela c'est donc
fait naturellement.
De toutes façon Olivier Garnier est une des rare personne qui a
pour but de faire exister un réseau métal en France. Il
est proche des bases car il n'hésite pas à bosser avec les
radio locales, les fanzines et j'aime bien cette façon de faire.
Pendant
les années 80 les albums instrumentaux était à la
mode. Aujourd'hui c'est moins le cas, mis à part Vai, Satriani
et toi en France. Pense tu qu'il y ai un public pour ce type d'album.
Je te le dirais très bientôt (rire)
Difficile...c'est vrai qu'il y a moins de sortie d'album instrumental
mais je ne pense pas que les ventes d'albums instru était monumental
pendant les eighties mis à part Satriani et Vai. je ne pense pas
que Tony Mc Alpine ou Vinny Moore est fait des ventes incroyables car
c'était surtout des groupes comme Dokken ou Ratt qui faisait des
bon chiffres.
Je pense qu'il y a toujours un public pour ce type de musique, je l'espère
car il est vrai que si tu ne vend pas beaucoup il y a des risques pour
que tu n'en fasse pas un autre après. Maintenant vu les échos
concernant les ventes de "An ephemeral world" cela ne devrait
pas poser de pb.
Cela
fait maintenant presque 20 ans que tu fais partit du paysage musical.
Tu as passé les 80, les 90 et maintenant tu est toujours là
pour les 2000. Que pense tu de l'évolution du hardrock et du heavy
metal.
C'est difficile à dire... je pense que faire un disque est plus
simple aujourd'hui qu' hier car à l'époque il n' y avait
pas tout le matériel qu'il y a maintenant. Si je prend l'exemple
de mon dernier album, j'ai fait les parties de guitares chez moi chose
qui aurait été impossible il y a encore quelques années.
Autre point positif, les groupes Français, je pense notamment à
Manigance ou Adagio, qui sont capable de rivaliser avec ce qui se fait
à l'étranger, chose qui n'a pas toujours été
le cas.
Il y a aussi les points négatif comme la baisse des ventes de disques
dû entre autre aux téléchargements . J'ai l'impression
aussi que la musique représente moins pour les jeunes aujourd'hui
qu'elle ne représentais hier.
Tes meilleurs souvenir en tant que musiciens.
Il y en a eu tellement.... J'ai connu pas mal de galère pour en
arriver là où j'en suis mais il y a eu aussi pas mal de
chose positive. Je dirais la tournée G3, les concert avec JM Jarre,
les Monsters of rock.
Concernant ce dernier il y a eu pas mal de galère au moment du
show mais j'avoue que ça a été un départ sans
lequel je ne serais pas là aujourd'hui.
Je pense que mes meilleurs souvenir resteront les concerts de la tour
Eiffel et celui de Wembley avec Jarre mais si je devais en citer qu'un
je dirais la tournée G3 . J'ai un souvenir impérissable
de cette dernière c'est lors du 1er concert à Lille où
je me suis fais annoncer par Joe Satriani lui même pour faire le
boeuf, et faire le boeuf avec lui cela reste un très grand moment
Tu
pense tourner pour promouvoir cet album.
Oui il y a plusieurs showcases dans différentes FNAC de prévu
et il y a une tourné prévu au mois de novembre avec deux
dates parisiennes avec vraisemblablement Freak kitchen.
Pour
finir cet interview je voudais que tu me dise ce que tu pense de certains
guitariste, tu est d'accord?
Ok pas de problème.
Steve Vai:
Waouh, ça commence fort. Que veux tu dire d'un guitariste aussi
talentueux. je l'ai découvert avant ces albums solos lorsque qu'il
jouait avec David Lee Roth et avant lors de ses passages chez Alcatrazz
et Zappa. Une personnalisé énorme, un style sophistiqué
et identifiable. Des albums tous différent mais qui ont tous son
style. J'aime beaucoup c'est vraiment quelqu'un que j'adore.
Joe
Satriani:
Il est arrivé, à un moment où il y avait beaucoup
de guitare technique, avec un style plus accessible. Un jeu de lead ahurissant
mais un coté rythmique simple à l'écoute. Plutôt
que d'être dans la meute et de faire comme tout le monde il s'est
différencié et c'est ce qui a fait son succès
Norbert
Krief (nono):
Un guitariste important pour moi car j'était jeune à l'époque.
A ce moment là il y avait pas grand chose en terme de hardrock
en France et Trust est arrivé avec un son qui n'avait rien à
envier aux américains tout en ayant cette touche dû au chant
en Français. Nono c'est un style très personnel. En plus
le groupe a cartonné et pour un tout jeune musiciens comme moi
c'était l'espoir que faire du metal en France c'était tout
à fait viable.
Y.J
Mamlmsteen:
Un grand monsieur énormément décrié que je
défend toujours parce que quel que soit son caractère il
a apporté tellement à la guitare. Je pense qu'il a apporté
autant que Eddy Van Halen à son époque et je le respecte
beaucoup.
Stephan Forte: Alors là c'est la nouvelle
génération, je l'apprécie réellement. Il a
à mon avis plein d'avenir dans le sens ou il a une bonne mentalité,
c'est un mec bien, un excellent musiciens, un excellent compositeur, un
excellent guitariste. J'apprécie autant le musiciens que la personne
et je pense qu'il a pas finit de nous délivrer des choses intéressantes.
Yann
Armellino:
C'est quelqu'un que je connais bien. Plus dans un registre rock/blues
que metal, c'est un mec passionné avec lequel j'ai joué
plusieurs fois. Je l'estime beaucoup, il suit son chemin contre vent et
marée. Un excellent guitariste.
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