TRAMPS WHITE LION
Voici quelques questions posé à Claus Langeskov bassiste de Tramps White Lion.
Interview réalisé le 01 septembre par Farida (Merci Miss!)

Comment es-tu arrivé dans le monde la musique ? quelles ont été tes principales influences ?
Bien, ça remonte à pas mal de temps. Je suis originaire d’une petite banlieue de Copenhague et là-bas il était difficile d’être un musicien ambitieux et bosseur. Quoi qu’il en soit, nous avons fait en sorte de rester ensemble en répétant et en y croyant. A chaque fois que nous faisions une nouvelle chanson, l’énergie était là et ça c’est beaucoup plus fort que le « tu n’y arriveras jamais ».Tout le monde me disait que la musique me mènerait nulle part et que ce n’était pas la meilleure façon de faire sa vie. A la fin de mon adolescence, je suis allée à la fac. C’était une école de musique ayant une très bonne réputation. J’étais le dernier de ma classe mais aujourd’hui je suis le seul à en avoir fait mon métier – n’est-ce pas marrant ? Ça prouve bien que la musique n’est pas quelque chose que l’on apprend – C’est dans tes veines.
J’ai toujours eu (et j’ai toujours) beaucoup d’influences. Mes parents m’ont dit que la musique m’attirait depuis mon enfance. Mon grand frère, qui a 5 ans de plus que moi, a toujours écouté des albums de l’époque (milieu années 70). J’écoutais the Sweet, Elo, Deep Purple, Suzi, Quatro, Slade, AC/DC etc… Puis plus tard fin 70, j’ai découvert les Beatles. Est-ce eux qui m’ont ouvert les yeux ? J’adorais ce que ce groupe faisait et je me suis procuré tous leurs albums. Mon plus grand souhait était de les voir se reformer et faire un concert. Ceci bien sûr s’est terminé le jour où John Lennon a été tué en 1980.
Comme plusieurs ado, j’ai eu une petite dépression. Ou je devrais plutôt appeler ça, ‘juste en train de grandir ». C’était quand j’ai découvert Pink Floyd. Ils sont devenus presque une religion pour moi et leur musique a pénétré chaque parcelle de mon corps – c’est toujours d’actualité. Chaque note du groupe est divine pour moi. Pouvez-vous imaginer ce que j’ai pu ressentir quand je les ais vu au LIVE8 il y a peu de temps.
Mais en général j’aime tout. Bob Marley a le groove et me relaxe, Mozart m’éclaire mais me fait aussi pleurer. J’adore le disco des années 70. J’ai embrassé ma première petite amie dans les années 80 et la musique de l’époque était magnifique. J’adore Nirvana, Soundgarden. Je pense que Backstreet Boyes ont quelques bons titres. J’ai aussi une passion pour Redwine, Olives et le jazz avec Gino Vaneli. Mais, don’t take my rock’n’roll...! Ne me laisse pas commencer, je pourrais en parler pendant des heures.

Comment vois-tu le business de la musique aujourd’hui ? Qu’est-ce qui est cool et qu’est ce-qui fait chier ?
Le business de la musique est ce qu’il est. L’argent parle et le business marche. Mais je pense qu’il en a toujours été ainsi. Je n’écoute pas la radio et je ne regarde jamais la télévision c’est pourquoi je ne suis jamais au courant de ce qu’il y a de nouveau. Quand j’étais plus jeune, j’étais toujours en trainde me plaindre de combien le business était pourri mais aujourd’hui je m’en fiche.
Je pense qu’il y a beaucoup de talent mais hélas nous sommes bombardés par des merdes tels que Pop-Stars ou la Star Ac’. Ils prennent des jeunes et ruinent leur vie.

Qu’écoutes-tu aujourd’hui ?
J’ai écouté pas mal le Tramps White Lion live album durant le mixage mais en fait j’écoute toujours les groupes que j’ai cité avant. Mais il y a aussi Velvet Revolver. J’aime ça.

Quel est le dernier concert que tu as vu ?
C’était en fait, SAGA. Ils jouaient au même festival que moi et je suis donc allé les voir. Dans les années 80 je les écoutais énormément et j’ en étais inspiré. Ils n’ont jamais fait de grands hits mais j’adore leur musique. En fait ils ont enregistré leur album live Saga In Transit in Tivoli à Copenhague en 1982. Quoi qu’il en soit, ils ne sont plus si bons. Mais bon c’était sympa de les voir

Qui est Mike Tramp pour toi ?
Wow, c’est une autre grosse question ça. Mike Tramp est mon frère et je l’adore de tout mon coeur. C’est marrant parce que nous sommes à la fois semblables mais aussi différents. C’est pourquoi on s’entend si bien. Je suis le genre de mec qui pense que j’ai toujours quelque chose à apprendre de la vie et Mike est mon plus grand mentor dans la musique. Pour moi, Mike n’a jamais été une rock star mais plutôt une personne complexe que j’ai fini par connaître. Mike pense toujours professionnellement et ce qui est effrayant c’est qu’il a raison sur presque pas mal de choses concernant la musique et il a aussi une mémoire d’éléphant. Mike m’a donné des opportunités dans la vie qui ont élargi mon horizon, me faire sentir plus complet en tant que musicien et personne.

Quelle a été ta réaction lorsqu’on t’a demandé de rejoindre Tramps White Lion ?
J’avais en fait proposé mon aide l’année dernière à Mike lorsqu’il voulait reformer le groupe avec le line up original. Quand finalement ceci ne s’est pas fait, Mike m’a appelé et m’a proposé le projet. J’en frémissais et étais sceptique à la fois. Je n’étais pas prêt de quitter mon fils pour une période de 2 mois mais j’étais excité d’aller aux USA. Et j’ai donc dit oui, allons-y.

Parle moi de la tournée aux Etats Unis, comment c’était ? Comment revois-tu toute cette expérience ?
La tournée américaine était une bonne expérience pour moi. J’étais ravi et je pense que c’était la première fois que je me sentais aussi relaxé et heureux. C’est quelque chose dont je me souviendrai toute ma vie, tout comme un premier baiser...

Comment as-tu vécu ton expérience au Bang Your Head Festival?
BYH nous a prouvé qu’il était possible de réunir un groupe en 4 jours et de monter sur scène sans répétition et sans avoir joué ensemble depuis 3 mois. 1-2-3-4 allons-y. C’était fantastique de voir Tramp dans son bon élément. Ayons ce genre de concert l’année prochaine.

Après toutes ces années de tournées, est-ce que tu ressens toujours une montée d'adrénaline avant de monter sur scène ?
Rien n’est plus comme les jours des premières répétitions ou alors le premier show. Découvrir les personnes jouant ensemble pour la première fois est au-delà de l’imagination. Mais malheureusement cette sensation passe avec le temps. Je ne suis pas le genre de mec nerveux mais plutôt calme avant de monter sur scène. Je souhaiterais même l’être quelque fois et avoir des frissons.

Quels sont tes meilleurs souvenirs de la tournée avec Tramps White Lion?
L’amitié, aller aux USA et faire ce qu’on s’était dit.

Quel est le meilleur endroit où tu as joué ?
Ça dépend de comment tu compares les concerts. Le premier concert que j’ai joué était spécial. La première fois que j’ai joué devant 70 000 personnes était aussi spécial. Mon premier show télé était spécial. Ma première interview était spéciale. Le premier autographe était spécial. Jouer au Tivoli à Copenhague en face de 40 000 personnes, c’était aussi spécial. Mon premier concert en dehors des frontières du Danemark était spécial. Mais la première fois que j’ai joué avec Tramp était vraiment encore plus spécial. C’était la première fois que je me sentais comme chez moi. La scène était incroyable et j’ai joué un concert sans aucun problème. J’étais sur un nuage pendant une semaine après ça.

Peux-tu nous parler de Jamie Law et nous en dire un peu plus sur lui ? Est-ce qu’il a été difficile pour lui d’être dans les baskets de Vito Bratta ? Comment a-t-il vécu cette tournée et qu’est-ce qu’il a ressenti ?
Jamie est un mec typique d’Australie. Il a les pieds sur terre et 5 minutes après l’avoir rencontré, nous avons discuté comme si nous étions amis depuis de nombreuses années. Jamie et moi étions les seuls fumeurs dans le bus pour la tournée US, c’est pourquoi nous avons eu beaucoup de temps ensemble. Pendant la 1ère semaine à Los Angeles, nous nous sommes demandés comment les fans de Vito, James, Greg allaient réagir de savoir qu’ils ne faisaient pas partis du groupe. Jamie a eu des doutes jusqu’à ce qu’il réalise que tout le monde l’adorait. Il semblait que les fans s’en foutaient. Tramp avait discuté avec beaucoup de guitaristes pour former le groupe mais personne n’avait osé. Jamie a tout simplement dit « Ouais » et il a joué sans poser aucune question et s’en trouver des excuses. J’étais vraiment impressionné lorsque nous avons répété pour la 1ère fois. C’était vraiment un plaisir de jouer avec lui et de m’en faire un ami.

A quoi peut-on s’attendre en 2006 de la part de Tramps White Lion ? Y-aura-t-il un nouvel album ou alors c’et un groupe uniquement pour du live ?
Demande à Mike.

Est-ce que TWL est le début d’un nouveau chapitre dans ta vie ou juste une nouvelle expérience ?
Chaque nouveau groupe est un nouveau chapitre dans ma vie tout comme chaque jour est un nouveau chapitre dans ma vie. Je parle à des rockstars internationales, juste parce que je suis le bassiste de White Lion. Je n’avais jamais fait ça avant. Si ce n’était pas un nouveau chapitre dans ma vie alors je ne devrais pas le placer en premier lieu.

Peux-tu nous dire tes 3 titres préférés de White Lion and nous dire ce qui les rendent si spécial ?
LITTLE FIGHTER a toujours signifié quelque chose de spécial pour moi et Mike Tramp car c’est notre lutte contre tant de choses. Je me souviens du concert avec Tramp l’année dernière au Pumpehuset. C’était le dernier concert de la plus horrible tournée que nous avons fait, rien allait. Nous avions fait le nécessaire pour finir la tournée sans annuler aucun concert. Nous avons joué avec un nouveau groupe pour ce concert, 4 nouveaux mecs, 4 heures de répétition et une prière. Lorsque Tramp et moi avons discuté de la setlist, nous avons décidé de commencer seuls – Tramp et moi. Little Fighter était le 1er titre. Tramp a commencé et je l’ai rejoins. Nous nous sommes regardés et loorsque je suis arrivé sur la scène, je n’oublierai jamais ce que j’ai ressenti. Nous avions tous les 2 des larmes dans nos yeux et toute la situation parlait beaucoup plus que de simples mots. Nous y étions, de retour à Copenhague, nous l’avons fait ! Cette nuit était si spéciale pour tous les 2 et c’était en même temps le début d’un nouveau commencement.
WAIT a aussi un grand impact sur moi car ça me rappelle les premiers jours de répétions avec Tramp.
LIVING ON THE EDGE car c’est une fantastique chanson de rock’n’roll.

Quels sont les titres de l’album live de TWL?
Lights and thunder, Hungry, Lonely nights, Love don’t come easy, Broken heart, Fight to survive, Cry for freedom, You’re all I need, Little fighter, It’s over, Living on the edge, Tell me, Wait, Lady of the valley, When the children cry e Radar love played live.

Que peux-tu nous dire de la pochette de l’album ?
J’ai fait le boulot après en avoir discuté des idées générales avec Tramp. Tout le monde nous photographiait lorsque nous étions aux USA, ce qui fait que nous avions un tas de photos. Tramp a pensé à l’idée d’un collage et donc je l’ai fait.

Y aura-t-il un DVD?
Pas tant que je sache.

Mike Tramp va enregistrer un nouvel album solo, vas-tu travailler avec lui ?
Actuellement, nous travaillons sur de nouvelles choses et c’est génial.

Quand est-ce que l’album sortira ?
Quand ce sera fait et mixé.

Des artistes avec lesquels tu aimerais travailler ?
Non ça va.

Si tu pouvais revenir en arrière et changer un aspect de ta carrière, qu'est ce que ça serait ?
Je pense que j’ai vraiment été chanceux ces dernières années. Je crois également que vous devenez un produit de toutes les décisions que vous prenez – aussi bon aussi mauvais - C'est le vieux cliché de Nietzche, ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. Je crois en cette merde.