Venez
en maintenant, si tu veux bien, à Romantic. Peux-tu
nous raconter comment se sont passés son écriture et son
enregistrement ?
Quand Under The Silver Cross est sorti, nous nous sommes dits
quil allait être difficile de faire aussi bien, voire mieux,
car tous les morceaux dans cet album nous satisfaisaient pleinement. Donc,
il nous fallait quelque chose doriginal pour le quatrième
disque. Plein didées ont fusé et nous sommes arrivés
au fait quil fallait partager ce disque en deux, comme pour rappeler
les deux faces des bons vieux vinyles, avec une moitié de compositions
personnelles et une moitié dadaptations. Dautre part,
nous voulions mettre des voix sur nos morceaux personnels. Non pas un
chanteur, mais des choeurs en harmoniques ou en canons. Nous avons donc
travaillé les compositions dans ces deux optiques et puis les avons
enregistrées dans mon studio, entre novembre 2002 et juillet 2003.
Cela nous a pris du temps car il y a eu des passages difficiles à
mettre en oeuvre. Ensuite, il y a eu deux mois de mixage et mastering
dans le studio de notre producteur, Yvan Barreyre.
Vous
avez effectivement toujours le souci de prendre le temps de bien faire
les choses. Mais par la suite, un autre long délai sest
écoulé entre la fin de lenregistrement et la distribution
de Romantic. Quelles sont les raisons à lorigine
de ce délai ?
Il y a une raison énorme en fait : nous étions distribués
par Wagram et épaulés au niveau de la promotion par NTS.
Comme le label a déposé le bilan, il a fallu cherché
quelquun dautre. Javais ma petite idée et je
me doutais que cela allait bien passé avec Laurent Bocquet de
Thundering Records / Manitou Music, parce que nous avions déjà
eu des échanges avec lui. Mais jai tout de même contacté
beaucoup dautres labels et jai eu quelques réponses
positives en Europe. Cest celle de Laurent Bocquet qui ma
finalement convaincu. Cest comme cela que nous avons signé
avec ce label. Le temps que NTS nous informe de leur dépôt
de bilan, le temps de faire des envois bien ficelés (mise à
plat de lalbum, biographie qui se tienne, etc.), le temps dobtenir
les réponses expliquent ce délai de pratiquement un an
puisque M.Z. a signé avec Thundering en novembre 2004. Finalement,
cela représente peu de temps après la fin de lenregistrement
de Romantic.
Je
suppose que tu as dû envoyé à tour de bras la dernière
mouture de lalbum avant de décrocher un contrat, sans tappuyer
uniquement sur la discographie passée.
Exactement,
jattendais denvoyer un produit fini. Javais envie
de faire entendre lévolution entre Silver Cross
et Romantic.
Justement,
lune de ces évolutions est lintégration de
lignes de chur, qui plus est en plusieurs langues, notamment en
latin. Pourquoi ce choix et comment avez-vous procédé
pour lécriture des textes et de la mélodie ?
Pour
la mélodie, cela fut relativement simple car lexpérience
nous permet aujourdhui de travailler facilement une mélodie
avec plusieurs harmonies sur un riff. Par contre, jai fait appel
à ma mère pour le texte en latin, car elle a pratiqué
cette langue dans sa jeunesse et ma donc aidé à
ne pas dire trop de conneries (rires). Pour langlais, Julien ma
filé un coup de main car il manie très bien cette langue.
Et pour le français, le morceau est un peu plus spécifique
car il sagit dune ballade qui sinspire des chansons
de geste du Moyen Age. En fait, jai voulu faire des mélodies
en canon, qui se répondent avec des harmonies et des mélodies
principales à lintérieur. Ce titre fut plus difficile
à mettre en place au niveau harmonique. Le texte en français
fut bien sûr simple à écrire car composer dans la
langue maternelle est toujours un petit plaisir
Même si
certains trouvent ce titre Epic Poem of Middle Age complètement
hors propos dans le disque. Tant pis, je trouve ce titre vraiment chouette
et donc on la mis et puis voilà (rires).
En
fait, je trouve quil apporte un souffle à lalbum
car il explore dautres voies, notamment avec le passage acoustique.
Cest
vrai quil permet de respirer. Et les voies françaises sont
originales car elles ne sont pas mixées comme les autres voies.
Cest un titre moins rentre-dedans mais qui je pense, peut aussi
attirer loreille.
Ce
titre montre aussi que vous essayez dans chacun de vos titres, de caler
une atmosphère particulière ou de raconter une histoire
précise. Sur lalbum précédent, vous avez
essayé de les présenter dans le livret avec un texte daccompagnement.
Vous ne lavez pas fait sur Romantic. Y a-t-il une
raison particulière ?
Simplement
parce que nous avons décidé de remercier beaucoup de gens
sur le livret (rires). En fait, nous lavions déjà
fait une fois et nous pensions que cela ne servait à rien de
le refaire. De plus, il y a dans cet album de vrais textes, mais nous
avons estimé quil nétait pas nécessaire
de faire comme tout le monde et de les mettre dans le livret, surtout
pour le titre en latin incompréhensible pour la plupart dentre
nous. Ceci représente aussi une perte de place car il doit y
avoir une personne sur cent qui se donne la peine de lire les paroles
en même temps que la musique. Si des gens veulent vraiment se
pencher sur les textes en anglais et en français, je pense quen
tendant loreille, ils devraient les comprendre. Ce nest
donc pas la peine de les écrire. Et puis tu as vu, notre livret
est très petit et nous voulions vraiment y remercier tous les
gens qui nous aident. Sans boutade, nous avons privilégié
les remerciements aux textes.
Sur
Romantic, tu le disais, il y a une moitié dadaptations
dextraits classiques. Comment avez-vous sélectionné
ces différents morceaux et quest-ce qui vous a semblé
le plus difficile à faire dans ces adaptations ?
Lidée
est en fait venue de lAndantino de Schubert. Javais envie
dadapter cette sonate au piano avec de la basse, de la batterie,
etc. mais cela ne semblait pas évidement de prime abord. Un jour,
après une répétition, jai fait écouté
ce morceau aux autres qui lont vraiment trouvé terrible.
Je leur ai donc dit que jallais en faire une adaptation mais que
je ne leur promettais rien. Jai fait un premier essai avec une
boite à rythme et les autres membres ont vraiment accroché.
Tout est donc parti de là. Nous avons plus tard travaillé
une douzaine dadaptations pour nen retenir au final que
cinq, au goût simplement. Il ny a pas eu vote, mais presque,
pour finalement nous accorder sur les morceaux de Vivaldi (il y a en
plusieurs parce que nous adorons ce compositeur), de Beethoven, de Schubert
et de Mozart, peut-être parce quils étaient plus
faciles à adapter et découte plus abordable. Le
plus difficile a été dadapter les sonates au piano
de Schubert et de Beethoven, simplement parce quil fallait rajouter
pleins dinstruments sur une partition faite pour deux mains. Par
ailleurs, Julien et Zan ont rencontré quelques difficultés
sur lHiver de Vivaldi car il y a des passages techniquement infernaux.
Comment les violonistes arrivent à jouer vite et nickel des morceaux
aussi complexes ! Nos trois difficultés ont été
celles-là !
Cette
aventure des adaptations ne vous a-t-elle pas fait peur, car dautres
avant vous comme Patrick Rondat sy sont essayés ?
Naviez-vous pas peur de la comparaison ?
Cest
clair, mais nous y avons pensé trop tard (rires). Une fois que
cela était fait, on sest dit que certains allaient nous
comparer avec le mec dAt Vance ou Rondat. Et puis finalement,
tant pis. Ce sont des fous, les mecs dont on parle. Patrick est un vrai
tueur. Le mec dAt Vance est un fou furieux. Uli Jon Roth, je ne
ten parle même pas. Il y a des vraies pointures qui ont
déjà fait le truc. Mais bon, ils ne sont pas là
donc je peux dire que Zan et Julien sont aussi super forts. Et puis,
javoue que lon ne pense pas à tout, pris parfois
dans notre trip et nos délires. Ce nest quaprès
que lon se pose des questions, mais tant pis. Nous avons pris
plaisir à enregistrer ces morceaux et à les adapter et
cest le principal.
Vous
navez donc pas pensé quil y avait de votre part,
une certaine prise de risques par rapport à ces reprises classiques,
au titre de lalbum que vous avez finalement retenu et à
un visuel qui ne correspondent pas forcément à lunivers
métal.
Quand
on y repense, cest vrai que nous avons fait la totale. Cest
incroyable comme nous avons pris des risques ! Cest toi qui
a raison mais javoue que lon ne sen soucie pas. Cest
aussi con que cela. On sait que nous ne gagnerons jamais notre vie avec
la musique et quil y aura toujours des mecs qui vont nous balancer
des pétards à la gueule. Tant pis pour eux, ils passeront
à côté de quelque chose. Mais allez, tant quon
y est, allons-y à fond. À plus de 30 ans, nous savons
que notre avenir ne viendra pas de la musique. Donc autant samuser
et ne pas penser au côté commercial. Cela ne sert à
rien de réfléchir à ces choses-là. Quand
on sappelle Stratovarius ou Maiden, je ne dis pas, il faut faire
un minimum attention. Ils ne peuvent pas se permettre de faire des blagues
sur leurs disques. Sils vendent un million de disques de moins,
cela va se ressentir et leurs femmes vont gueuler. Mais pour nous, cela
na pas grande importance. Il ny a pas un directeur artistique
pour nous dire que lon ne va pas dans la bonne direction. Nous
faisons les choses comme on les ressent. Tu me fais réfléchir
à tout cela et cest vrai que des gens nacceptent
pas que le disque sappelle Romantic car ce sentiment
na rien à voir avec le hard rock, ou ne comprennent pas
que lon y mis les claviers très forts et la guitare parfois
derrière. Effectivement, cela nest pas toujours très
heureux, je te laccorde. Mais cela correspond aussi à une
volonté de notre part. Il faut parfois tendre loreille
pour entendre la guitare rythmique et cela ne correspond pas à
lesprit métal, cest sûr, mais cest que
lon voulait sur le moment. Nous estimions dans certains passages,
avoir des choses à mettre en avant par rapport à la guitare
rythmique.
Justement,
la présence dYvan à la production et aux manettes
de Romantic vous a-t-elle facilité ces choix ?
Effectivement,
nous en avons beaucoup discuté avec lui. Je lui avais fait des
mises à plat qui étaient très révélatrices
de ce que lon voulait au niveau des mélanges. Ensuite,
il a embelli tout cela et a proposé aussi dautres choses.
Nous avons la chance de nous connaître depuis plus de 20 ans et
davoir les mêmes goûts. Donc, ce nest pas la
peine de parler des heures pour se comprendre. Nous savions que dans
certains passages, cétait le côté symphonique
quil fallait faire ressortir. À partir de là, nous
navions pas peut-être pas les moyens de le faire ressortir
convenablement, tout simplement car toute notre musique « classique »
est basée sur des samples. Parfois cela nest pas très
heureux mais lon ne sen aperçoit quun an plus
tard. On a pris des risques certes, mais il est aussi logique quil
y ait des choses payantes.
Malgré
ces « défauts » que vous auriez pu améliorer
avec le recul et les moyens, je pense que globalement, vous êtes
satisfaits du résultat ?
Bien
sûr. De toute façon, ce nest pas le son de synthé
ou le son général qui fait un disque. Le disque est là
parce quil est porteur didées que lon défend.
Toutes nos sept compositions nous satisfont car elles portent quelque
chose. Nous sommes fiers davoir pu placer une belle mélodie
à tel ou tel endroit. Cest surtout cela qui nous importe.
Nous sommes donc très fiers de ce disque.
Si
on essaie de prendre du recul, comme juges-tu la progression de M.Z.
entre Blood is Life où vous nétiez que
deux et ce dernier Romantic ?
Tu
vois, je commence à arriver à ce que je voulais au départ :
écrire et jouer des morceaux « complexes »
sans que cela soit progressif (je naime absolument pas le progressif)
mais avec une espèce dambiance directrice. Je souhaite
quun morceau ne comporte pratiquement pas de répétitions,
pas de refrains car cela ne mintéresse pas, mais que lon
sente du début à la fin, la même ambiance, mélancolique
ou plus violente selon les cas, mais sans cassure, sauf celles que lon
voulait comme sur Storm on the Ocean par exemple. On arrive
maintenant à jouer des morceaux « compliqués »
sans collage. Sur Blood is Life, je trouve certains morceaux
un peu trop « simplets » dans leur structure et
leur progression daccords. Next World est tout le
contraire puisque certains morceaux partent dans tous les sens et cela
fait un peu collage. Silver Cross commence à être
vraiment bien et je trouve que Romantic contient vraiment
quelque chose, un truc qui fait quil ny en a ni trop ni
pas assez. Je suis arrivé à un équilibre qui me
satisfait.
Sur
leurs albums instrumentaux, les guitar heroes auxquels vous vous référez
tels Vinnie Moore ou Tony McAlpine, construisent leurs morceaux différemment
avec des mélodies qui se répètent comme dans un
chanson. Ceci offre des repères qui permettent à lauditeur
de ne pas être dérouté.
La
difficulté est là justement et cest le pas que lon
vient de franchir. Ne pas tomber dans la facilité de la répétition
pour ne pas se sentir dérouté. Lorsque tu écoutes
un morceau comme Sanctus Benedictus, la deuxième
plage de Romantic, tu trouves dans ce morceau long et complexe,
un fil conducteur du début à la fin. Plutôt quun
simple refrain quon répète 5 ou 6 fois dans le morceau,
tu y entends des adaptations de riffs qui permettent au morceau de se
tenir. Cela ne fait pas progressif ni « je pars dans tous
les sens, je mappelle Dream Theater et je suis le meilleur musicien
du monde ». Pas du tout. Bien sûr, je ne nous comparerais
pas aux compositeurs classiques et à leur génie, mais
je trouve quau bout de 20 ans deffort, le petit truc commence
à venir. On ne prend plus les mêmes facilités quavant.
Cette
progression sur les albums, avez-vous envie de léprouver
sur la scène ?
Oui,
bien sûr. Maintenant que nous sommes trois, le rendu scénique
est meilleur. De plus, une seule guitare est plus simple à sonoriser
et Julien est un vrai « guitar hero » sur scène.
Il fait le mec qui sue, qui fait des petites pauses, etc. Le visuel
de M.Z. est super sur scène grâce à lui. Les gens
réagissent également différemment à nos
concerts quà un concert de métal « typique ».
Ils écoutent vraiment la musique, plus quils ne bougent
et nous ressentons cela sur scène. Certains « headbangent »
et cest aussi une marque de sympathie, mais la plupart des spectateurs
écoutent de manière attentive. Cest auditif, cest
vraiment le sens qui est mis en éveil. Cela fait plaisir car
lon ressent ce genre de choses.
On
pense parfois quil sagit dun manque de réceptivité.
Cest pourquoi, je me disais quun vrai clavier plutôt
que des samples, pourrait donner une envergure supplémentaire
à vos prestations. Un vrai musicien ne vous manque-t-il pas sur
scène ?
En
fait, pas spécialement, non. Nous avons fait des répétitions
avec Raphaël, notre clavier studio, et je dois avouer que cela
ne ma pas complètement satisfait. Il manque toujours des
choses, puisquil y a beaucoup de claviers dans notre musique.
Il faudrait 4 ou 5 claviers pour tout faire exactement sur scène,
ce qui ferait beaucoup de musiciens. Un clavier apporte surtout au niveau
des solos, qui sont différents des solos de guitare. Nous avons
finalement appris à nous en passer. Je préfère
dailleurs ne pas avoir de claviers sur scène pour que lattention
se porte vraiment sur le guitariste. Cest une opinion personnelle.
Effectivement, dautres groupes font le contraire et cest
bien aussi. Mais tu vois, si un groupe comme Rhapsody a son claviériste,
il utilise aussi des samples. Le batteur joue au clic pour ajouter des
sons en plus. Nous serions aussi obligés de jouer ainsi, même
avec un clavier, pour reproduire non pas toute lambiance de lalbum
mais au moins le principal.
Je
pensais effectivement à lapport du clavier et la possibilité
de solos, comme celui de Storm on the Ocean. Ce sont des
éléments que lon ne retrouvera pas sur scène
Effectivement,
on ne laissera pas le solo de clavier en bande. Donc, soit on supprime
cette partie, soit on rajoute un solo de guitare supplémentaire.
Cela passe bien ainsi et donne un côté plus « rentre
dedans » aux morceaux. La configuration actuelle en trio
compte beaucoup davantages et peu dinconvénients
à mon avis, à la fois artistiquement, scéniquement
et matériellement (pour les déplacements par exemple).
Ceci permet de vivre pleinement les choses ensemble. Personne ne se
retrouve à lécart. On est tout le temps ensemble,
cest ce qui est génial. On vit les choses à trois.
Dans trente ans, je suis sûr que mes petits enfants auront envie
que je leur raconte le temps où jétais bassiste
et faisais des concerts. Eh bien, jai envie que mes deux comparses
puissent raconter la même chose (rires). De plus, nous navons
pas de moyens colossaux, en tout cas pas de ceux qui permettent de sonoriser
correctement deux guitares. Un guitare seule, même avec un son
moyen, passera toujours mieux que deux guitares qui se « mangent »
au détriment de la musique. De même, si cest mal
sonorisé, les accords graves plaqués par un clavier vont
« manger » la basse et cela se fait au détriment
de la musique.
Au
final, le recours aux samples ne vous enferme donc pas dans une prestation
prédéfinie et immuable
Tout
cela est en fait le problème de Laurent, notre batteur. Il joue
en permanence avec le clic et il doit toujours être dans le bit
du clic, pour déclencher les samples automatiquement. Comme il
est toujours dedans, les samples se déclenchent toujours au bon
moment. Cest donc la batterie qui nous indique à quelle
vitesse jouer, et Julien et moi navons quà suivre.
De plus, comme il ny a pas de guitare rythmique, je peux improviser
à la basse pendant que Julien fait son solo. Cela mamuse
dautant plus de pouvoir être créatif sur scène.
À
ce propos, en tant que bassiste, quelles sont tes influences et quel
joueur actuel apprécies-tu particulièrement ?
Jai
toujours apprécié les choses très mélodiques
et parmi tous les grands bassistes de ces dernières années,
jai un faible pour les musiciens de jazz comme Stanley Clarke
ou Jaco Pastorius, ce genre de mecs fou furieux (et je nai pas
de loin leur niveau). Mais au bout dun moment, cela me gonfle.
Cest trop glauque ou trop free. Ce qui minspire le plus,
cest de travailler des morceaux classiques, par exemple des parties
de violons à la basse, ou des parties de basse des albums dYngwie
Malmsteen ou même certains de ses solos de guitares. Par exemple,
mon solo de basse sur scène est Far Beyond The Sun.
Mon influence au niveau technique, cest vraiment Yngwie. Jadore
les gammes quil fait, ses montées et jaimerais être
son alter-ego à la basse.
Tu
disais lors dune autre interview, que votre rêve serait
justement de faire la première partie de Yngwie et dêtre
produit par Sacha Paeth. Est-ce toujours le cas ?
Bien
sûr, si nous avons lopportunité de faire tout cela,
on le fera. Ce serait génial. Faire des grandes premières
parties ou jouer devant beaucoup de monde dans des conditions correctes,
cest ce quil y a de mieux au monde. Se faire produire par
quelquun de connu, qui fait du bon travail et qui a les mêmes
goûts musicaux que nous, ce serait vraiment top aussi. Mais bon,
pour un petit groupe comme nous, ce genre de prestations nest
pas gratuit. Or, on ne peut pas se permettre de prendre 10 ans de crédits
supplémentaires pour se payer ces luxes. Par contre, si lopportunité
artistique se présente, évidemment quon la saisira.
Mais notre loisir passionné nous satisfait pleinement tel quil
est. On veut continuer comme cela car pour aller plus loin, il faudrait
faire trop de sacrifices.
Peux-tu
nous parler alors du futur de M.Z. et de ses projets ?
Le
cinquième album est pratiquement terminé pour ce qui est
des compositions. Mais je ne sais pas encore si nous allons le sortir
directement après Romantic. Nous avons fait récemment
un très bon concert qui a été filmé. Cela
pourrait se transformer en DVD mais il faut dabord que lon
voit lenregistrement et quon juge de la faisabilité.
Par contre, il est sûr que nous allons continuer à travailler
avec Thundering Records car Laurent Bocquet est vraiment un mec génial
et le label ne nous prend pas la tête. Alors, est-ce que ce sera
pour un disque studio, un DVD, un live ou un autre truc spécial ?
Je ne sais pas encore, mais en tout cas, nous avons le matériel
pour continuer.
Voilà,
jai épuisé ma liste de questions. Je voulais encore
te remercier de mavoir fait confiance pour cette interview, de
mavoir consacré autant de temps et davoir répondu
aussi franchement.
Cest
moi qui te remercie. Il en faut des gens comme toi et hardrock80.com
pour nous soutenir.
Juste
une question supplémentaire. Un festival comme le Guardians
of Metal, qui a lieu à lautomne à Strasbourg
depuis deux ans,vous tenterez ?
Oui,
bien sûr. Si tu connais quelquun, nhésites
pas, fonce. Ce nest pas largent qui nous intéresse
mais de pouvoir jouer dans des conditions correctes avec un bon son,
quelques retours et une batterie sonorisée. Donc faire des festivals
avec des gens connus, cest vraiment le top.
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