HEADCHARGER

 

Janvier 2012

Propos recueillis par JB


"SLOW MOTION DISEASE"

Vu Fois





 

A l'occasion de la sortie de leur 4e album Slow Motion Disease (XIII bis Records Warner), Antony (guitariste et producteur) et Seb (chanteur) du groupe HEADCHARGER ont accordé une interview à HardRock80.com. C'est donc dans un café de Caen que la rencontre avec les deux compères, régulièrement chargés de répondre aux questions des journalistes, a eu lieu. Rock On !



Une petite présentation rapide pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?
Seb : " HEADCHARGER s'est fondé, en 2005 à Caen, sur les cendres encore chaudes de Doggystyle qui a enregistré un album baptisé Moments of Awakening, en 2002. Rom et moi, nous sommes les derniers survivants du groupe. L'histoire d'HEADCHARGER ne commence qu'après la sortie du premier album eponyme (distribué par Overcome) et des concerts qui l'ont accompagné. Les deux guitaristes David Rocha et Antony Josse sont arrivés ensuite. A partir de là nous avons pris sans vraiment le décider une direction musicale différente, moins hardcore et plus orienté côte ouest des USA. Nous avons enregistré deux autres albums : Watch the Sun, en 2007 et The End Starts Here, en 2010. "

Présentez nous votre nouvel album ?
Seb : "C'est notre 4e album et il s'intitule Slow Motion Disease. Il sortira le 30 janvier prochain, soit 18 mois après le précédent. Il a été enregistré par Antony, notre guitariste, au studio de La Souleuvre dans le bocage comme le précédent The End Starts Here. Il a encore été masterisé par Alan Douches (Converge, Kruger, Mastodon) et sortira chez XIII bis Records (Mötley Crüe, Nine Inch Nails, Fiction Plane, Skunk Anansie...). Cette fois, il sera distribué par Warner.

Chose très importante, nous avons désormais un contrat d'artiste. "

Pourquoi avez-vous enregistré une nouvelle fois à la " maison " ?
Seb : " Déjà, c'est un budget moins élevé. Et puis, après avoir confié l'enregistrement à un tier (Serge Morattel) sur deux albums, nous avons décidé de prendre les choses en main. Antony ayant participé à ces enregistrements comme assistant (nous utilisions son studio). Depuis, il a acquis une grande expérience en produisant lui-même pas mal de groupe (Ravi, Guns of Brixton, Heliport, Aussitot Mort, Long Time to Lay A Track...). Nous avons donc décidé de faire le boulot pour The End Starts Here. Comme la manière de travailler et le résultat nous ont plu, nous avons décidé de faire pareil cette fois. A une chose près, le délais fixé par le label. "


Avez-vous songé à faire appel à un producteur de renom?

Seb : " Non. Nous ne cherchons pas un nom à indiquer en bas du cd, pour faire " genre ". Par contre, nous savions quel son nous voulions. Point. Et puis, nous sommes des musiciens qui devons avoir confiance à 100% dans un producteur, pour lui confier notre musique.


Slow Motion Disease (CD+DVD)

C'est lui qui prend les décisions et tu dois souvent laisser tomber tes certitudes. Tu lui confie la direction artistique de ton projet quand même. Et puis, plus il est célèbre, plus il t'impose ses choix. Ou alors, une pointure comme Rick Rubin. "

Comment se déroule le processus d'écriture des morceaux ?

Antony : " On compose tous, aussi bien la musique que les textes. De manière générale, les idées de base viennent de David ou de Romain. Puis on met tout ça en forme. Ensuite pour tout ce qui est texte et parties chant, je travaille en binôme avec Seb. Mais il n'y a pas de règles, tout le monde participe à toutes les étapes. C'est plutôt démocratique. "
Seb : " J'écris plutôt des textes plus directs (All Night Long, par exemple…). Antony plutôt ceux à plusieurs entrées (Spain Summer Sun...). Comme nous venons d'horizons différents, c'est important d'écouter tout le monde et de consulter chacun d'entre nous. Même notre ancien batteur Guillaume, aujourd'hui prof d'Anglais, nous à donné un coup de main et peaufine les textes. Par contre, c'est plus difficile... "


Est-ce que vous avez laissé tomber des morceaux ?

Antony : " Nous préférons enregistrer et sortir peu de titres plutôt que d'en mettre trop… Même si c'est toujours difficile de jeter un titre ou de satisfaire tous les membres du groupe. C'est dans ces moments-là qu'un producteur peut être utile. Il t'aide à faire ce choix. Nous avons dû le faire nous-même... "

Seb : " Les groupes que nous aimons ont enregistré des albums avec 9 chansons maximum. Nos albums sont plutôt dans le même format. Je préfère dire que certains titres sont laissés au frigo plutôt qu'au placard. Drifter ou Should Be Runnin' ont été exhumés, par exemple, de sessions précédentes. "

Dans quel état d'esprit êtes-vous à quelques jours de la sortie de Slow Motion Disease?

Seb : " Après les semaines d'enregistrement, j'avais assez peur du résultat. Comme nous avions un peu plus de pression du label, nous avons enregistré plus rapidement. J'avais le sentiment de na pas avoir été jusqu'au bout … Une impression d'inachevé, quoi. Et puis j'étais usé... J'ai perdu 7 kg pendant l'enregistrement. Aujourd'hui, c'est mieux et j'attends les avis de ceux qui nous suivent depuis longtemps. Leur avis compte beaucoup pour moi. "
Antony : " Après les deux mois d'enregistrement (750 heures...), j'étais crevé. Aujourd'hui, après du repos, je suis gonflé à bloc et confiant. "


On note une évolution dans votre musique ? C'est une évolution naturelle d'HEADCHARGER?

Antony : " Oui. David, qui est probablement l'un des meilleurs guitaristes français actuel, prend de plus en plus d'initiative, depuis son arrivée. Ses goûts et son background culturel commencent à influencer notre orientation artistique. Le son de l'album lorgne en direction des groupes US de la côte Ouest, mais toujours avec le style HEADCHARGER. "
Seb : " Nous avons décidé d'enlever les fioritures et les détails superflus sur Slow Motion Disease afin d'être plus directes. La contrainte du temps a été un mal pour un bien, je penses. "

Quel a été l'apport de Mathieu Lechevalier (My ruins, Creep AC, Eths...) ?


HEADCHARGER

Antony : " Matt est pour beaucoup dans l'évolution de notre son. Il est en plus intransigeant avec lui comme avec tout le monde. Il sait comment doit sonner sa batterie. Ensemble, nous avons commencé à enregistrer ses parties et le courant est bien passé. C'est même la première fois que la connexion se fait aussi vite. "
Seb : " Il m'a aussi aidé à mieux poser ma voix sur les accents toniques, par exemple, et enfin, il a aussi apporté sa pâte dans l'écriture des textes (Should Be Runnin'). "

Comment faite vous pour être si performants sur scène ?
Antony : " Cela demande pas mal de répétition. Il faut intégrer les nouveaux morceaux aux plus anciens pour proposer une setlist homogène et représentative de nos différents albums. Nous avons investi le BBC, la salle rock d'Hérouville-Saint-Clair, près de Caen, pendant trois jours pour préparer le show. "

Comment allez-vous " construire " votre prochaine setlist ?

Seb : " Comme sur les albums précédents, il y a d'emblé des titres taillés pour la route et d'autres qui fonctionnent moins bien. De bons morceaux studios ne passent pas sur scène : le morceau Would You ? sur End Starts Here, par exemple ou XIII XII, sur Slow Motion Disease. C'est comme ça. Les concerts de la tournée qui démarre (avec les Nashville Pussy) seront un savant mélange de nos albums et représenteront le HEADCHARGER d'aujourd'hui. "

Citez-moi l'un de vos meilleurs souvenirs de tournée ?
Seb: " La rencontre avec le public anglais sur notre tournée au Royaume-Uni, au printemps 2011. A chaque concert, j'ai pris une claque phénoménale. Il a une culture rock et avant de se lâcher, il t'écoute pendant les deux premiers titres.

Il te jauge et si tu l'accroches, c'est gagné ! "
Antony: " Je dirais les deux Sonispheres. Nous étions comme des gosses ! Quand je suis tombé nez à nez avec Kerry King de Slayer à Madrid, j'ai eu un choc. Comme d'avoir Mike Paton à mes côtés pour voire la prestation de Slayer. J'ai aussi aimé les " after " des deux Sonispheres, notamment avec Iron Maiden, en Angleterre. C'était top. "

La chose la plus dingue que vous avez lu ou entendu sur le groupe ?
Seb : " Que nous étions homophobes ! "

Quel album tourne en boucle dans votre autoradio ?
Seb : " I Walk The Line, un album de Johnny Cash que j'écoute souvent. C'est un grand bonhomme. Quelle voix ! A ce propos, je pense que pour apprécier les groupes actuels, il faut avoir écouté les classiques, les bases, quoi. "
Antony : " The Greatest de Cat Power. Je l'ai vu sur scène et j'ai pris une belle claque. Finalement, je suis celui qui écoute le moins de metal. C'est la pop simple qui me touche le plus. "

Un souhait avec cet album ?
Seb : "Comme Slow Motion Disease est distribué par Warner, j'espère aller jouer dans de nouveaux pays afin de découvrir d'autres gens. J'aimerais aussi qu'HEADCHARGER confirme au Royaume-Uni. "
Antony : " Jouer à l'étranger aussi.

La scène est l'aboutissement pour le style de musique que nous jouons. Alors, faire de bons concerts un peu partout. "

Un mot à ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Seb : " Notre album sonne comme si Led Zeppelin faisait l'amour avec Mötley Crüe pendant que Metallica filme la scène. "
Antony : " Si les modes du métal actuel (metalcore et compagnie) vous ennuient au plus haut point, on a ce qu'il faut pour vous ! "


Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, la tournée qui s'annonce sera un pur moment de High Energy Rock & Roll. HEADCHARGER ouvrira la série de concerts donnés par les sulfureux NASHVILLE PUSSY et la date des belles CRUCIFIED BARBARA :


© Headcharger

Tournée 2012

21.01.12 : SAINT BARTHELEMY D'ANJOU
06.02.12 : MARSEILLE - Poste à Galène w/ Nashville Pussy
07.02.12 : SAINT ETIENNE - Le Fil w/ Nashville Pussy
08.02.12 : ANGOULEME - La Nef w/ Nashville Pussy
09.02.12 : VAUREAL - Le Forum w/ Nashville Pussy
10.02.12 : ROUEN - Le 106 w/ Nashville Pussy
18.02.12 : CHALON SUR SAONE - La Péniche
09.03.12 : HEROUVILLE SAINT CLAIR - Big Band Café
31.03.12 : CANNES - MJC Picaud
01.04.12 : TOULON - Omega Live w/ Crucified Barbara
13.04.12 : BERGERAC - Le Rocksane
14.04.12 : CHERISAY - Le Labo Sonore
20.04.12 : BOMAL/OURTHE (BEL) - Durbuy Rock Festival



 


retour au site