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United Forces Of Rock
30.10.2005 - Rockfabrik Ludwigsburg, Germany |
| Texte et photo par Eric Ouaknin |
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Hormis
le Z Record qui sest déroulé à Mannheim en
2001, les festivals de rock mélodique étaient, jusquà
présent, plutôt rares en Allemagne. Il semble désormais
que les choses commencent à changer grâce au Deep impact
festival que MTM a organisé lan dernier à Munich
et à la première édition des United Forces Of Rock,
qui vient davoir lieu ce dimanche 30 octobre à Ludwigsburg.
Avec Pride Of Lions, Wetton/ Downes, Seventh Key, Legs Diamond, Jaded
Heart, Casanova, Blanc Faces, Pump et Hartmann, laffiche que nous
a concoctée lorganisatrice Birgitt Schwanke, en partenariat
avec le magazine Rock It, les labels AOR Heaven et Frontiers, navait
rien à envier à son homologue anglais, le Firefest qui
se déroulera quelques jours plus tard. |
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| OLIVIER HARTMANN: Cest à Olivier Hartmann quil incombait douvrir le festival. Si les raisons de son ordre de passage sont légitimes (lex-chanteur de AT VANCE a été ajouté à laffiche en dernier lieu et na, après tout, quun seul album à son actif), sa prestation a démontré quil aurait mérité de jouer plus haut. Cest donc un petit set dune huitaine de titres qui nous sera offert mais dune excellente qualité, surtout pour un groupe qui ouvre un festival. Son excellent, voix solide appuyée par des churs bien en place (Jürgen Wüst keys). Une petite préférence pour le début du show avec Out in the cold, The same again et lexcellente reprise de SKUNK ANANSIE, Brazen. Un artiste, très prometteur, quil sera très intéressant de revoir avec un peu plus de matériel. |
| PUMP : Lorsque vous assistez à un festival qui va durer 12 heures, il faut faire des choix et sacrifier un groupe pour aller manger ou boire. Cest PUMP, que nous avions vu en support dAxel Rudi Pell, qui en a fait les frais ! |
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| BLANC FACES : Après lavoir écouté dune oreille distraite et bien quayant noté quelques qualités, javais mis lalbum de BLANC FACES de côté. Mais la présence du groupe des frères La Blanc au festival suscitait ma curiosité. Comment les compos, somme toutes très soft, allaient-elles être reproduites sur scène ? Eh bien je dois avouer que le résultat alla au-delà de mes espérances et BLANC FACES fut pour moi la bonne surprise de ce festival ! Avec un apport dynamique supplémentaire, des chansons telles que Here's to you, We'll make the best of it, Turn this world around, Edge of the world, We will Rise ou encore le swingant Staying power sont véritablement revalorisées. Le sourire quaffichaient les deux frangins Robbie, au joli timbre très proche de celui de Alan Frew (GLASS TIGER) et Brian (basse), visiblement heureux dêtre là, faisait vraiment plaisir à voir. Le public leur a réservé en retour un bien bel accueil, fort mérité. Le set de B.F. a eu le mérite de démontrer lintérêt quun groupe a à se produire live : passer un bon moment avec le public mais aussi donner envie découter son disque. Cest en tout cas ce que les Américains sont parvenus à faire avec moi. Encore un groupe que jaimerais bien revoir sur scène. |
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| CASANOVA : Client des 2 premiers albums de Casanova sortis au début des années 90, je me suis depuis écarté de ce genre de groupes, le timbre de voix « spécial » de Michael Voss (MAD MAX, BONFIRE, SILVER ) ny étant pas tout à fait étranger. Je ne savais donc pas à quoi mattendre avec le show de CASANOVA, craignant même de mennuyer un peu. Et bien dennui, point il ny eut ! Mieux, jai passé un agréable moment. Le temps imparti aux allemands (une petite heure) était juste celui quil fallait pour apprécier sans se lasser. Lorsque le groupe est entré sur scène pour entamer Don talk about love, nous étions, sans nul doute, en présence de musiciens déterminés à nous botter les fesses, à limage de Stephan Neumeier (guitare), bien énervé parce que son élan venait dêtre stoppé par une corde cassée après seulement quelques accords. Néanmoins, Il en faudra plus pour arrêter la machine lancée à 100 à lheure. La part belle est donnée à lalbum de 91 qui les a rendus populaires avec Don't talk about love, Hollywood angels, Burning love, Ride the wings of freedom. En revanche, le choix des titres issus du second album One Night Stand est plus discutable. One of these days , The doctor is in, Dead man's hand auraient bien pu être remplacés par Guns Say Fire ou Seal It With A Kiss et la set list aurait sans doute approché la perfection. Cest vraiment le seul point dombre quon put relever parce que pour le reste rien à dire. Le public ne sy est pas trompé et CASANOVA fut un des groupes le plus soutenus de ce festival ! |
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| JADED
HEART : Léviction de Michael Bormann du sein de
JADED HEART avait surpris tout le monde compte tenu du charisme du chanteur/guitariste
et de son implication dans les compositions. Cest un peu comme si
les membres de U2 décidaient de virer BONO ! (Toute proportions
gardées. Les natifs de Duisburg se sont donc dépêchés
de trouver un nouveau chanteur et de sortir un nouvel album pour nous
monter quils pouvaient très bien se passer de Michael Bormann.
Le concert de ce soir était donc un bon test pour savoir sils
avaient raison. Cest un JADED HEART bien bancal qui sest présenté
à nous puisque outre labsence de Michael Bormann, on nota
labsence de Barish Kepic, le guitariste soliste, remplacé
par un guitariste français (oui, vous avez bien lu !), Frederic
Leclercq (ex-Heavenly). Après nous avoir balancé Tomorrow comes et Somewhere tirés du dernier opus Helluva Time, Johan Fahlberg tente de nous convaincre en criant à la foule que JADED HEART « still rocks ! » Mais au test des anciens standards Live and Let Die et Inside Out, le nouveau vocaliste échoue et là, plus de doute possible : Michael Bormann, nous manque sacrément !!!!!! En plus dun timbre de voix plus que banal, Johan Fahlberg nest pas un frontman de 1er ordre. Ajoutons à cela des compos de Helluva Time passe-partout et on arrive vite à un show moyen, limite ennuyeux. Le groupe revient à son dernier chouchou Helluva Time, avec Dreams you'll never see, Paid my dues, Where do we go avant de sattaquer à Feels like home et surtout Anymore auquel, je pense, il aurait mieux fallu ne pas toucher ! Le public allemand a soutenu ses poulains mais on sent bien que cétait plus par chauvinisme que par réelle passion. |
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| LEGS DIAMOND : Avec pas loin 30 ans de carrière, LEGS DIAMOND était le plus vieux groupe du festival. Confidentiel en Europe, LEGS DIAMOND a connu un succès plus important aux Etats-Unis dans les années 80. On les a même baptisés le « Deep Purple américain », sans doute à cause du son Hammond de Michael Prince. Après quelques années dabsence, LEGS DIAMOND fait son grand retour avec un nouvel album sous le bras, Diamonds Are Forever, et un nouveau chanteur, Johnny Levesque (ex-Montrose, Wild Horses, Shout), Malgré une voix un peu criarde, Rick Sandford a marqué la discographie du groupe de son empreinte et Johnny Levesque navait pas une tache aisée en le remplaçant. Le garçon sen est pas trop mal sorti, je dois dire, au beau milieu des vieux briscards que sont Michael Prince (guiitare, claviers) et Roger-jy vais fort sur la teinture- Romeo (lead guitare). Hormis 3 titres piochés dans leur dernier album, Good time,King of speed et Loneliness, les américains ont aligné leurs hits les uns après les autres. Tantôt rockant avec Out on bail, Rock Doktor, Underworld king, Nervous, Stage fright, tantôt plus calme avec I'm for you, Fugitive, Walk away. Groupe de vieux ? En apparence seulement puisque, aidé par un volume sonore presque insoutenable, les américains nous ont véritablement assommés ce soir. Des conditions peu propices pour faire découvrir ce groupe à ceux qui ne le connaissaient pas, ne rendant du coup ce show accessible quaux réels fans. Un autre traitement nous aurait fait profiter autrement de la musique de LEGS DIAMOND et tout particulièrement de la sublime ballade Woman, pièce maîtresse du groupe avec sa longue intro et sa montée crescendo. |
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| SEVENTH
KEY : Le groupe qui, à lui seul, justifiait ma présence
lors de ce festival. Voir se produire des monstres tels que Billy Greer
(Street, Kansas), Terry Brock (Strangeways, The Sign) et Mike Slamer (City
Boys, Streets, Steelhouse Lane) ensemble, sur une même scène,
vaut son pesant de cacahuètes. Cela faisait plus de 20 ans que Mike Slamer nétait pas monté sur scène (si lon excepte le jour où fut filmé le DVD à Atlanta), et il ne faisait aucun doute que si je voulais voir évoluer en chair et en os lun de mes compositeur/guitaristes préférés, aucune autre occasion ne se présenterait plus tard. Lorsque le groupe entame The sun will rise, on constate que le son est toujours aussi fort et quon va sen prendre plein la tête pendant une heure. Cette stupide tendance à monter le son en cours de festival (à partir de Jaded Heart) va un peu gâcher un concert qui aurait pu être énorme. Du coup la basse de Billy Greer couvre Mike Slamer, ce qui est vraiment dommage. La set list, qui sarticule en priorité autour du dernier album The Raging Fire, est assez proche de celle du live DVD dAtlanta, même si les titres sont joués dans un ordre quelque peu différent. A noter que la balade It should have been you, présente sur le live, a été écartée. Que cela soit sur les melodiques An ocean away, Always from the heart, les progressifs You cross the line, Winds of war ou le « rockant » Sin city, Mike Slamer restitue les solos et tous les effets de guitares qui figurent sur les albums studio avec une précision de chirurgien. Avec humour, Billy Greer demande à une salle remplie damateurs de rock FM si elle a déjà entendu parler de Steelhouse Lane (!?) avant de laisser sa place au chant à un Terry Brock, toujours aussi décontracté, pour Dr Love (immortalisé par Hardline sur son album Double Eclipse). Un grand moment ! Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et le groupe doit bientôt prendre congé. Ce sera chose faite après deux dernières chansons, The kid could play, tiré du 1er album, et Cold hearted woman du géant STREETS que Terry Brock considère comme une de ses influences majeures comme il nous lexpliquera avant que les musiciens nentament le morceau. Même si le show fut entaché par un son bâclé, la frustration devrait sestomper au fil des semaines pour ne garder que le souvenir davoir vu Mike Slamer !! |
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| WETTON/DOWNES :
Voilà déjà 14 ans que John Wetton a quitté
ASIA ; lalbum ICON, sorti cette année chez Frontiers,
était une belle occasion de réunir à nouveau John
Wetton et Geoff Downes sur un même disque. Pour parfaire le tout,
on leur a demandé de jouer ensemble à loccasion de
ce U.F.O.R. Un album uniquement, certes, mais au vu de la carrière
de nos deux hommes, cest fort logiquement que ICON sest retrouvé
en haut de laffiche juste derrière PRIDE OF LIONS. Pour « justifier »
lalbum ICON, les musiciens nous ont balancé 3 titres issus
de lalbum : Let me go, Meet me at midnight , I lay down mais
ne nous leurrons pas, ce soir, il sagit dun concert dASIA
puisque pas moins de 8 titres du géant prog/FM des années
80 vont nous être offerts ! Les gros hits ,Only time will tell,
Go , The Smile has left your eyes, Voice of America, Don't cry, Open your
eyes, Sole survivor et Heat of the moment font toujours mouche auprès
dun public qui connaît cela par cur. Nous sommes en
présence de musiciens accomplis, John Mitchell (ARENA), accompagne
même la paire dASIA. Le son est toujours aussi fort, mais
comme la musique dASIA (lapsus volontaire !) est très
soft, les conséquences sont moins graves. Mais voilà, après SEVENTH KEY, je ne suis jamais parvenu à entrer à fond dans le show. Si pour moi le nom de John Wetton est définitivement associé à la voix de ASIA je pense quen concert cest la formation avec John Payne, plus dynamique, qui fonctionne le mieux. |
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| PRIDE OF LIONS : Le festival a pris du retard sur lhoraire et nous en sommes déjà à une heure bien avancée lorsque Jim Peterik et ses compagnons investissent la scène. Le son est toujours à la limite du supportable et il ma fallu quelques secondes pour reconnaître les accords de Its criminal ! Leffet sestompe avec Gone et Music and me, plus modulés où cest la performance vocale de Toby Hitchcock qui prédomine. Notre homme ne laisse planer aucun doute sur son état de forme, ce soir il va tout balayer sur son passage. Étonnamment, 2 titres uniquement tirés du tout dernier album Destiny Stone seront joués ce soir : Man behind the mask et le somptueux What kind of fool (la chanson préférée de Toby). Comme à Lokeren en Août dernier, Jim Peterik samuse comme un gosse sur scène. Il prend dautant plus de plaisir quil joue devant un public qui connaît sa carrière sur le bout des doigts. A ce titre, le nom de SURVIVOR lui est collé à la peau pour léternité et cest fort légitimement que les « félins » nous joueront I can't hold back, Burning heart, Ocean, Eye of the tiger, et The search is over. Ocean fut une énorme surprise car il est rare de voir jouer live des chansons tirés du monstrueux When The Seconds Count (86). Toby ne semble dailleurs pas tout à fait encore familiarisé avec tous les morceaux de Survivor, en témoignent les paroles de Ocean posées à ses pieds et le beau plantage sur le refrain de I cant hold back, repris rapidement par Jim Peterik pour remettre le chanteur sur les bons rails. Lénergie dispensée par Toby est telle quelle mérite un break. Il arrive lorsque que le vocaliste se retire à larrière de la scène pendant que Jim nous balance une version explosive de Vehicle (Ides Of March). Cest Heavy Metal, chanson de Jim rendue célèbre par Sammy Hagar, qui clôture le show et en même temps ce festival. Ce soir, les lions ont de quoi être fiers, ils étaient inostensiblement les rois de ce 1er United Forces of Rock ! |