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C'est en
fin d'aprés-midi que je rejoins le coeur historique de Barcelone,
et pour un samedi, on peut dire que comme dans toutes les grandes villes
d'Europe : y'avait foule. J'avais rendez-vous avec mon ami Sergio rue
des Tailleurs (une rue à ne pas manquer si vous êtes collectionneurs
). Sergio avait pu voir Richie la veille à son école de
musique en masterclass, il me raconte et me prédis que ce soir
il devrait y avoir peu de monde. Il me file ma place déjà
signée puis je l'avais informé que je recherchais du Tyla
en solo donc on se décide à faire la "calle Taller"
où les échopes de disquaires succèdent au magasins
de goodies metal en tout genre (y'en a surtout pour les goths et les
fans de heavy +2-3 tattooers). Je vérifie au passage chez les
disquaires les concerts annoncés : juste pour le 6/11 à
Barcelone y'avait donc le Guitar Fest avec Kotzen, Saxon et un groupe
de stoner dont je ne me souviens plus le nom. Pas d'Enuff annoncé,
mais partout des affiches pour le show de Private Line Je fais 2 emplettes,
j'hallucine sur les metalheads qu'on croise partout : imaginez une petite
rue bien passante, piétonne, très commerçante avec
75% des badauds portant des teeshirts allant de Stryper (j'en ai vu
un !) à d'obscur groupe de black, bcp de fans de heavy : Doro,
Blind Guardian, Maiden, des djeunes portant du néo, des qui ont
pas évolué avec du Faster Pussycat, j'ai failli l'agressé
d'ailleurs la donzelle ! Sergio assez classique : teeshirt Ballbreaker
pour lui et moi Mr Big de circonstance.
L'ouverture du Mephisto se faisant qu'à 21h00, on prend le métro
pour aller roder dans le quartier (vers le Razmatazz et les bars/clubs
métals de la ville, quartier à découvrir les soirs
de gros concerts métal type Saxon justement : z'avez les metalleuses
hyper sexy comme dans les clips de Vain, les bikers, les gothiques,
les fans de True, quelques looks 80's bref ça fait vraiment plaisir
à voir). On rentre dans un bar où peu de fans de heavy
rodent car il n'est que 20h00 (ils sortent tout juste du boulot là-bas)
mais niveau ziq c'est du Saxon donc ça le fait.
Puis tranquillou, 21h00 arrive alors on se dirige au Mephisto où
une bonne petite centaine de personnes queueleulete
A 21h00 et quelques donc commence la première partie de ce Guitar
Fest à savoir un gratteux italien du nom de William Stravato.
Il est seul, accompagné d'une boîte à rythme, joue
superbement, des compos perso. bien foutues, c'est un espèce
de rock mélodique, avec des incursions metal ci et là
mais vraiment pas de quoi décoiffer mémé. Ça
dure presque une demi-heure, soit. Je vais pas dire que je me suis éclaté,
mais bon ...
La salle se remplit et doit y avoir entre 300 et 400 fans, essentiellement
des zicos, et évidemment il a fallu que je croise 3 toulousains
que je ne connaissais pas d'ailleurs dont un vrai mordu de chez mordu
de Kotzen (qui a son modèle de guitare, ses pédales et
envisage de se prendre son nouvel ampli).
Pour la deuxième première partie, c'est le guitariste
qui a invité tout ce beau monde qui passe, à savoir le
fameux (en Espagne) : Tony Hernando. Là y'a 5 zicos qui taquinent
plutôt bien leurs instruments. Le batteur est une brutte épaisse
qui massacre la Tama de Pat Torpey, Tony (sorte de Mr. Rondat, l'humilité,
la modestie et la reconnaissance pour sa gentillesse auprès des
fans en moins ) nous montre sa collec d'Ibanez et on a droit à
50 mn de heavymetal, avec cette espèce de shredder, le hic, c'est
que les compos sont longues (genre 8 morceaux en 50mn) que ce n'est
pas chanté et que tout les titres sont joués à
la double pédale (et à 14 cordes : 2x7 faut bien ça
!) : bref au bout d'un quart d'heure j'en ai plus que marre de leur
set. Tiens je remarque sur un teeshirt que le Guitar Fest de 2003 invitait
Andy Timmons. Doit quand même avoir la côte en Espagne notre
Pedro Almodovar de la 7 cordes.
C'est vers 22h45 et sans grande attente (tout juste un Maiden et un
Highway to hell) que débarque le power trio de choc : Pat Torpey
tout d'abord, Phil Soussan à la basse et Mr Kotzen à la
fender qui me dit-on joue sur un ampli marshall (un blanc) à
tête Zakk Wylde. Seul détail technique que j'ai retenu.
Cheveux longs et look assez 70's pour ce groovie-bluesy rockman qu'est
Kotzen : ça démarre en trombe avec "Losin' my mind"
du petit dernier Get up. Il nous balance après "Scared of
you" et le bonus japonais de l'album à savoir "Shapes
of thing". Croyez moi les amis ça ronronne pas, ça
slappe à gogo du côte de Phil, Pat Torpey a un putain de
touché, c'est infernal un batteur pareil. Et Kotzen qui ondule
sur sa fender, avec pas mal de titres de Get up, comme "Fantasy,
"Special", de Slow : "Don't wanna lie", de Change
: "Change", "High", et surtout les morceaux les
plus funky, ceux du fameux : Mother's head family reunion : le titletrack,
"Socialite", "Reach out I'll be there". Le public
démarre au quart de tour sur certains titres, et Kotzen de partir
dans des impros bien senties (pas vraiment impro puisque Phil &
Pat le suivent au millimètre près). C'est carré,
y'a un sacré feeling, ça groove un maximum, bref du jouissif
à l'état pur. De + Richie chante sur tout les morceaux
et il chante diablement bien le bonhomme. Il se permet quelques parties
a capella sur les titres les plus calmes comme "Rust", ou
sur "Remember" (l'un des plus beaux morceaux du dernier album).
En 1h20 on a pas le temps de s'embêter avec un panaroma relativement
complet de la carrière solo de Richie on est rassasié.
Le trio nous quitte avant de revenir pour l'unique rappel de la soirée
qui valait le déplacement.
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