HARDCORE SUPERSTAR
15.04.06 Hulstfred, Suède - Metropol
Résumé / Photos : Sylvain

C’est à près de 4 heures de route de Stockholm dans la bourgade rock’n’roll d’Hulstfred que se sont rendus vos deux serviteurs, mandatés par notre cher website pour voir les héros du sleaze rock suédois actuel HARDCORE SUPERSTAR. On arrive au milieu de nulle part, lorsqu’un espèce d’Angus géant trônant sur le bord de la route nous indique qu’on est bien à Hulstfred, ville où se tient chaque été un énorme festival de rock. Là, direction le Metropol, c’est fastoche, impossible à manquer car c’est la salle rock du coin. Le club n ‘ouvrant qu’à 21 heures on a le temps de baguenauder ci et là. 21 heures les portes ouvrent : on file nos noms à la guest list, je repère Yohanna une suédoise qui suit le groupe partout et qui a monté un website hommage au groupe. Il n’y a pas de première partie et HARDCORE n’attaque qu’à 23 heures. Alors pour patienter on file au merchandising, faire les emplettes (teeshirts, bonnet, patches, badges, affiches y’a de tout). La jeunesse suédoise des environs arrive en masse.
Quand je dis jeunesse c’est la plupart du temps les parents qui déposent leurs enfants pour leur dire je reviens te chercher après le show ! En effet pour ce long weekend de Pâques, la fête lycéenne/collégienne du coin a pour attraction principale HARDCORE SUPERSTAR. Avouez que ça a de la gueule tout de même. Sauf que pour poireauter tout ces kids, pré-pubères se trémoussent sur de la dance music ! Arrrrrrrggggh. Avec le père Jean-Philou et la copine suédoise Linnea on craque et on décide de se rendre dans la « 18 area », manière d’écluser quelques godets pour oublier la punition auditive que l’on nous inflige. Mais là-aussi point de rock. Du coup on retourne sur le « parking lot » pour faire pêter le dernier EP de The Bones, un peu de Nashville Pussy et Pump d’Aero. Là quelques rares jeunes réagissent et viennent s’éclater avec nous.

23 heure approchant on retourne dans la salle, ça se trémousse à qui mieux mieux sur du Metallica, sur « Staden Goteborg » d’Hardcore et Lok, pour finir sur du TNT d’ACDC. Ouf l’esprit rock’n’roll revient. Le noir se fait dans la salle, fumigène sur scène alors que retentit l’introduction du dernier album en date. Les kids s’excitent. Moi aussi dans ma fosse photographe. C’est parti pour une triade de dingue. Je vous le dis tout de suite je laisse de côté ma conscience professionnelle de photographe amateur pour m’éclater et headbanguer sur « Kick on the upper class », le géant « We don’t celebrate sundays » et « Last Forever ».
Le groupe a une attitude très rock’n’roll sur scène. Esprit Sex, Rock & Tattoes. C’est écrit sur la batterie de Adde “Stagedive and destroy” !
Ils font péter une majorité de titres du dernier album. Pendant 65 mn les titres s’enchaînent et ça ne se calme pas dans la salle au contraire. Du coup avec Jean-Philippe on se retrouve dans les tous premiers rangs mêlés à cette jeunesse suédoise qui adule ses rockstars.

Les meufs sont hystériques, quand Jocke saute dans la fosse pour venir taper les mains des premiers rangs, c’est la cohue, pour sur ils vont laisser des souvenirs adolescents impérissables ce soir. En bonne fan de sleaze qui se respecte on fond les plombs lorsque retentissent les premières paroles « Well I love TV & I love T-Rex » de Prime mover de Zodiac Mindwarp. Thomas Silver nous gratifiera d’un sublime solo guitare, avec notament une petite partie d’ « Angie » des Stones.
Le show se clôt par la ballade « Standing on the edge ». Le public hurle et en redemande, grosse ambiance chez les 600-700 kids présents ce soir. On se termine par Wild Boys, Liberation et My good reputation, croyez moi ça fait du bien par ou ça passe.
En conclusion, on était venu pour voir les Wild Boys de Goteborg sur scène et on a été terassé par ce qui pourrait bien être la meilleure tornade sleazerock suédoise en live du moment.
Set-list :
* Kick on the upper class
* We don’t celebrate sundays
* Last forever
* She’s offbeat
* Still I’m glad
* Hateful
* Bag on the head
* Prime mover
* Someone special
* Blood on me
* Standing on the edge
+
* Wild Boys
* Liberation
* My good reputation