DISCOGRAPHIE

Live at Budokan - 2002
OZZY OSBOURNE

Style - Hard rock
Connection -
Origine - USA

Live at Budokan - 2002
1. I Don't Know
2. That I Never had
3. Believer
4. Junkie
5. Mr. Crowley
6. Gets Me Througfh
7. Suicide Solution

8. No More Tears
9. I Don't Want to Change the World
10. Road to Nowhere
11. Crazy Train
12. Mama, I'm Coming Home
13. Bark at the Moon
14. Paranoid
J’avais découvert Ozzy Osbourne sur l’album « Paranoid » de Black Sabbath avant de prêter une oreille attentive à quelques opus solos de ce singulier personnage : « Blizzard of Oz », « Diary of a Madman » et « No More Tears ». J’ai été très vite emballé par ce hard rock sans fioritures et cette voix reconnaissable entre mille. Les impressionnantes parties de guitare du regretté Randy Rhoads ne m’échappèrent pas non plus. Tout comme celle de Zakk Wylde sur l’excellent « No More Tears ». Je me suis alors demandé comment se défendait Ozzy en live et j’ai eu l’occasion de voir ce « Live at Budokan », enregistré le 15 février 2002.
C’est dans une atmosphère presque intimiste que se déroule ce live d’environ deux heures, devant un public japonais presque conquis d’avance. Le Budokan de Tokyo a vu défiler bon nombre d’artistes parmi lesquels MSG, Sheryl Crow, Dream Theater, Bob Dylan, Ian Gillian, Mr Big, Cheap Trick, Asia, Yngwie Malmsteem et j’en passe, qui profitèrent de l’occasion pour sortir un album live.
Entouré du guitariste Zakk Wylde, du bassiste Robert Trujilo (qui évolue au sein de Metallica aujourd’hui), du batteur (gaucher) Mike Bordin (Faith No More) et du clavier John Sinclair, Ozzy Osbourne nous propose une set list blindée de morceaux incontournables de son répertoire.
Le show s’ouvre sur « I don’t Know ». Le son est bon et les musiciens entâment leur prestation avec énergie et fureur. Mais lorsque la caméra s’attarde sur Ozzy Osbourne, un sourire se forme très rapidement sur les lèvres du spectateur. Eh oui, Ozzy n’est plus tout jeune (il est né en 1948, je vous laisse faire le calcul… plus de cinquante piges) et n’a pas été un enfant de chœur. Accroché à son micro, il sautille sur place et traîne un peu les pieds, le dos légèrement vouté, pour aller d’un bout de la scène à l’autre. Pourtant la voix, elle, est toujours intacte et s’il semble parfois sur une autre planète, Ozzy ne délaisse pas son public qu’il encourage à taper dans les mains au rythme des morceaux et à headbanger comme Wylde et Trujilo, tandis que Bordin martèle sa batterie bien comme il faut. A partir de là, tout s’enchaîne assez rapidement : « That I Never Had », « Believer », « Junkie », « Mr Crowley « , « Gets Me Through », « Suicide Solution »… Ozzy pioche à droite à gauche dans sa discographie pour nous offrir des prestations très honnêtes et énergiques de très bons titres. Le public, malgré un côté un peu « inexpressif » et légèrement « mou », plébiscite chaque chanson et reprend en chœur les refrains de « I don’t know », « No More Tears »… Au passage, on remarquera les bonhsommes en costard dans le public, à côté de types torses nus… Difficile à croire par moment qu’il s’agisse de hardos !
Le show s’achève sur « I don’t want to change the world », « Road to nowhere », « Crazy Train », « Mama I’m coming home », « Bark at the moon » et « Paranoid ». D’excellents morceaux bien interprétés par la bande d’Ozzy. On plaindra au passage le public qui se trouvait en face de Zakk Wylde, ce dernier ressentant régulièrement durant le concert le besoin de cracher comme un lama… Mais la qualité de sa prestation et les bons solos délivrés par le bonhomme demeurent remarquables.
Au rayon bonus dvd, on se mettra sous la dent une petite biographie, une discographie et un petit making-of : « The Osbournes in Japan : Behind-the-scenes Footage », dans lequel Kelly et Jack (la progéniture d’Ozzy) font gentiment ‘mumuse sous l’œil de maman Sharon. Ozzy plane toujours à quinze mille tandis qu’il signe des autographes à quelques groupies. Divertissant mais on aurait préféré en voir un peu plus sur la préparation de la tournée, les répétitions, etc.
En résumé, un très bon live d’Ozzy Osbourne à (re)découvrir d’urgence. Toto - 01.12.2005

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